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COLD COFFEE 2.0
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day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron)

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marraine ◇ how i met my godmother

› pseudo, prénom : vercors (chloé)
› âge : vingt-quatre ans
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MessageSujet: day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron) Dim 16 Aoû - 20:23


devon , ariel
let's go to mexico my love

Le sourire d'Ariel illumina tout son visage alors que le panneau signalant la Ciudad de México faisait son apparition dans son champ de vision. Il souleva le pied de l'accélérateur pour ralentir en douceur, prenant garde à ce qu'il n'y ait aucune voiture derrière eux, puis se tourna vers Devon sans cesser de sourire. « On y est Dev', enfin ! » Il lança cette phrase triomphant, comme une victoire contre eux-même. Le trajet n'avait en effet pas été de tout repos, et était déjà un voyage à part entière. Ils étaient partis il y a trois jours de cela afin de couper leur voyage en plusieurs parties, pour qu'Ariel ne tombe pas de fatigue sur son volant. Ils s'étaient arrêtés un premier soir quelques heures avant la frontière mexicaine, et le deuxième soir quelques heures après être entrés sur le territoire. Et en cette fin d'après-midi ensoleillée, après presque vingt-quatre heures de route et environ soixante-douze hors de Siloam Springs, ils s'apprêtaient à pénétrer dans la ville qu'ils avaient pour but et qui n'était autre que la capitale du pays où ils avaient choisi d'aller. Le Mexique, un pays chaud qu'ils rêvaient tous les deux de visiter, où ils pouvaient se rendre grâce au van qui tenait toujours debout depuis tout ce temps et surtout grâce aux économies qu'ils avaient pu faire sur leurs salaires respectifs. Cela faisait bientôt six mois qu'ils travaillaient pour les Caldwell et ils avaient eu le temps d'engranger un peu d'argent, assez pour se payer l'essence de leur combi, de la nourriture une fois sur place et les possibles entrées payantes des monuments. Ils s'étaient d'ailleurs fixés une règle : ne pas travailler. Cette semaine était la leur, uniquement pour eux, pour qu'ils en profitent au maximum, et il n'était pas question qu'ils effectuent le moindre petit job pour se trouver de l'argent supplémentaire, comme ils l'avaient fait sur les routes des États-Unis avant de se poser définitivement à Siloam Springs. C'était une semaine de vacances, purement et simplement, comme ils n'en avaient pas eu depuis bien longtemps.

Ariel passa la main dans les cheveux de sa petite amie et entortilla quelques mèches autour de ses doigts. Il ne pouvait s'empêcher de sourire, de lui sourire à elle, de sourire à la ville. Cela faisait presque un an qu'ils n'avaient pas réellement parcouru la route ensemble, et il ne pouvait pas nier que cela lui faisait un bien fou. Ils avaient retrouvé leurs habitudes de nomades et avec ça la liberté qu'ils éprouvaient lorsqu'ils n'étaient entourés que de la nature ; à une différence près, celle de passer chacune des nuits ensemble, l'un contre l'autre. Ariel avait avoué sans mal qu'il préférait de loin ça, partager le matelas chaque nuit avec Devon, plutôt que de se rendre dans un bar et dormir dans les bras d'une inconnue. Ce voyage en compagnie de sa petite amie procurait à Ariel un bonheur indescriptible, plus grand encore que leur roadtrip à travers les USA ; et cela ne faisait que commencer. Sans quitter du regard la route qu'il observait du coin de l’œil, il déposa un baiser sur les lèvres de Devon, pressant doucement sa chevelure.. « C'est le moment de faire une photo, je crois » lança-t-il en pointant le panneau, alors qu'ils n'étaient plus qu'à une centaine de mètres. Ariel ralentit un peu plus puis s'arrêta complètement à bonne distance, après avoir mis ses feux de détresse dans le cas où un véhicule arriverait. Quand la photo fut faite, il redémarra et le van américain s'engouffra dans la grandeur mexicaine. L'atmosphère qui régnait dans la capitale n'avait aucun rapport avec l'ambiance de Siloam Springs et, même s'ils avaient pu le remarquer pendant les onze heures de trajet qui avaient précédé leur arrivée à México, cela n'en était qu'amplifié à présent. « On se gare où, bébé ? » Ariel esquissa un sourire en coin tout en posant la question. Il n'était pas un grand usager de ce genre de surnom qu'il jugeait trop niais, mais il avait trouvé l'expression plutôt adéquate à la situation, comme si cela participait du charme mexicain. Pour se garer, il y avait tout un tas de possibilités ; c'était d'ailleurs pour cela qu'ils avaient choisi México comme ville principale de leur voyage, en dehors du fait que c'était là qu'ils avaient le plus de choses à visiter. México était immense et ils pouvaient élire domicile n'importe où, pour ce soir et sûrement la nuit prochaine aussi, tout en sachant qu'ils avaient de quoi faire leurs besoins, se laver et manger à quelques minutes tout au plus.
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› pseudo, prénom : h3artbeats (virginie).
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› côté coeur : la jeune femme a la chance de pouvoir dire qu'elle est désormais officiellement en couple avec son meilleur ami. elle plane sur un petit nuage depuis.
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MessageSujet: Re: day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron) Lun 17 Aoû - 13:15


devon , ariel
let's go to mexico my love

« On y est Dev', enfin ! » J’ouvre gentiment les yeux, légèrement aveuglée par le soleil qui se cache peu à peu derrière les montagnes sableuses de la bordure de Mexico. Je somnolais depuis une petite heure. Je voulais être en forme pour notre première soirée dans la capitale et ces trois derniers jours de route m’avaient un peu trop bercée. Si bien que cette mini sieste m’a fait un bien fou. Mais les dernières paroles d’Ariel me réveillèrent complètement. « Ohhhh ! » m’exclamais-je, le nez collé à la fenêtre passager pour ne pas rater une miette du paysage. Ca faisait des mois qu’on parlait de cette virée avec Ariel. Je ne sais pas pourquoi mais le Mexique a toujours été une destination qui nous a botté et maintenant qu’on s’est posés quelques mois à Siloam Spring et qu’on a mis quelques sous de côtés, on a demandé notre semaine aux Caldwell pour pouvoir partir l’esprit tranquille. D’ailleurs, c’est la première fois en presque deux ans qu’on ne travaillera pas durant notre petit séjour à l’étranger. Ce seront nos premières vraies vacances, juste nous deux, en amoureux, pour profiter et se reposer. Et nous y voilà. Ariel passe une main dans mes cheveux et je me sens plus comblée que jamais. Mexico, la route, le soleil et mon amoureux. Notre relation n’a jamais été aussi bonne que ces dernières semaines. Une petite routine s’est installée évidemment mais à aucun moment je ne me suis sentie lassée. Je suis chaque jour un peu plus amoureuse de lui et même si j’adorais notre amitié, je ne pourrais pas renoncer à notre relation amoureuse. Ariel me comble et j’espère qu’il en est de même pour lui. Le jeune homme me vole un baiser tout en gardant un œil sur la route. « Attention Chester, embrasser ou conduire, il faut choisir. » dis-je en rigolant pour le taquiner. J’ai une confiance entière en le conducteur qu’est Ariel. On a parcouru des milliers de kilomètres sans jamais un seul accident. Le jeune canadien freine gentiment, le van s’imobilisant quelques mètres plus loin, du le côté de la route. Excitée comme jamais, j’attrape mon appareil photo et descends du van, ma robe d’été s’enroulant contre mes cuisses. Ariel me rejoint et je m’accroche à sa nuque alors qu’il me tient contre lui. En arrière plan, derrière nos visages souriants, le panneau indiquant l’entrée de Mexico. Il ne nous fallu pas plus d’un baiser pour retourner aussitôt dans le van et commencer à chercher un petit coin où poser notre van. Je suis à l’affût. « Mh je ne sais pas… Trouvons-nous un parc ? » Mexico est malheureusement trop loin de la mer pour jouir de ce paysage au réveil mais un parc fera l’affaire le temps qu’on se repère dans la ville. « Regarde, là, y a une sorte de petit parc et on dirait des WC et des douches payantes à côté, non ? » Qui dit « payant » dit « propre ». J’ai beau être une baroudeuse, je suis assez précieuse quand il s’agit d’une douche propre… Ariel hoche la tête et se gare un peu plus loin. Les parcs sont décidemment nos lieux fétiches. Heureusement, on s’est lavés hier soir donc on va pouvoir directement aller en ville et partir à la découverte de Mexico. J’attrape mon petit sac à main en toile et me penche en avant pour prendre la carte de la ville. Je retrouve Ariel qui est déjà dehors à m’attendre. Je suis tellement excitée que je lui saute dans les bras pour lui voler un tendre baiser. « Merci chauffeur ! » dis-je entre deux baisers. Je retombe sur mes deux pieds – j’ai l’air minuscule à côté du jeune homme – et je déplie la carte de moitié. « Je sais pas toi, mais moi je meurs de faim. On est au Mexique, on doit bien trouver des fajitas ou des tacos ! On est à quelques pas de la rue principale, viens ! »  Je lui souris et lui attrape la main afin de le tirer vers la bonne direction.
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marraine ◇ how i met my godmother

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MessageSujet: Re: day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron) Mar 18 Aoû - 21:04


devon , ariel
let's go to mexico my love

« Je crois que je préférerais encore t'embrasser. » Ariel lança un léger clin d’œil, de ceux qui avaient retourné le cœur d'un paquet de demoiselles mais qu'il ne réservait plus qu'à Devon depuis de nombreux mois maintenant, puis glissa la main dans le dos de sa petite amie alors qu'il arrêtait la voiture. Conduire était tout bonnement indispensable, que ce soit pour leur style de vie en général ou pour leur voyage actuel, mais ne plus pouvoir embrasser Devon serait réellement un sacrifice pour le jeune Chester. Il aurait pu dire sans mentir qu'elle le comblait rien que par sa présence et ses mots, mais il ne pouvait pas nier que sentir ses lèvres contre les siennes était un plaisir dont il avait du mal à se passer. L'aurait-il cru, si on lui avait dit il y a dix ans de cela qu'il tomberait amoureux de cette petite brune aux allures chétives, nouvellement arrivée dans le quartier ? Certainement pas. Comment aurait-il pu le croire, du haut de ses treize ans, elle qui en avait dix, alors qu'il avait à l'époque une idée du couple bien précise -et qu'elle n'était pas des meilleures- et que les années d'écart à cet âge paraissaient comme des décennies ? Aujourd'hui, il se moquait bien de tout ça. Il avait comprit que l'image du couple qu'il avait était erronée et qu'il était possible de vivre ensemble et de s'aimer, et puis les années n'avaient plus aucune importance maintenant.

Alors que Devon tenait son téléphone en l'air pour prendre un selfie, le panneau de Mexico City en arrière-plan, Ariel eut l'irrésistible envie de tirer la langue ou de faire n'importe quelle grimace, mais il se contint et rangea son côté gamin au moins pour la première photo dans cette ville. Il aurait encore toute la semaine pour faire l'idiot ! Il se contenta de sourire, puis d'embrasser sa copine sur la joue et de retourner tous les baisers qu'elle lui donnait. Mon dieu, qu'il l'aimait celle-là. Parfois, en pleine journée ou juste avant de s'endormir, cela le frappait avec une violence inattendue ; à quel point il l'aimait. Il n'aurait honnêtement jamais pensé être capable d'une telle puissance de sentiments.

« Le parc ; une valeur sûre. » Il rigola légèrement, puis ralentit avant de passer par ce qui semblait être l'entrée d'un parc. Autant aux États-Unis il avait eu l'impression que c'était un peu un délit d'amener son véhicule sur l'herbe d'un parc public, allant même jusqu'à le garer sur un parking, à l'entrée, autant il avait le sentiment qu'ici, cela ne dérangeait personne. Certes, le parc semblait dans l'ensemble un peu moins propre, mais c'était quand même loin de ressembler à une déchetterie. Il arriva d'ailleurs à se trouver une place assez sympa, pas très loin de l'entrée afin de ne pas marcher trop longtemps pour avoir accès aux toilettes et aux douches, mais malgré tout cachée de la foule par quelques arbres. « Merci co-pilote ! » répondit Ariel contre les lèvres de sa petite amie. Il était peut-être celui qui conduisait, mais il aurait été incapable d'arriver à bon port sans elle. Après un baiser, les deux amoureux se penchèrent au-dessus d'une carte de la ville afin de se repérer un peu mieux. « Mon estomac commence à réclamer aussi » lâcha Ariel en se passant la main sur le ventre. L'idée d'un plat typiquement mexicain le motivait bien aussi, et il se laissa entraîner par Devon. Il n'avait pas eu le temps de trouver leur position sur le plan qu'elle savait déjà où se situait l'endroit où ils mangeraient ce soir ; il l'admirait pour ça, vraiment. Il ne put s'empêcher de sourire devant tout cet entrain qui débordait d'elle, et qui était sûrement le reflet de l'état dans lequel il se trouvait. Ils ne mirent pas longtemps à rejoindre la rue principale, et encore moins pour trouver un vendeur de fajitas ; Ariel avait l'impression qu'il y en avait un tous les quinze mètres. Ils s'engouffrèrent dans l'un d'eux et se dirigèrent vers le comptoir. Un grand sourire aux lèvres, Ariel commença à parler en espagnol... « ¡Hola! ¿Qué tal? » ...mais s'arrêta bien vite. Il se rendit compte, à sa grande surprise, que c'était tout ce qu'il savait. Il avait pourtant étudié l'espagnol au lycée ! Mais il fallait croire que tout s'était évaporé, parce qu'il n'arrivait plus à ressortir aucun mot... Il se retourna vers sa petite amie, l'air désolé. « Dis-moi, tu... tu sais parler espagnol ? » C'était un petit détail auquel, étrangement, il n'avait pas du tout pensé. Il se racla la gorge comme pour se donner une contenance, hocha la tête poliment à l'attention du vendeur, puis se retournant vers Devon, pointa du doigt plusieurs garnitures dans la vitrine réfrigérée. « Je vais prendre ça je pense, avec ça et puis... ce truc-là. Merci. » Il esquissa un petit sourire puis déposa un micro-baiser sur le front de sa petite amie.
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MessageSujet: Re: day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron) Mar 25 Aoû - 7:24


devon , ariel
let's go to mexico my love

J’adore notre petite vie à Siloam Spring. J’aime cette routine qui s’est installée, le fait de me réveiller auprès d’Ariel, de prendre le petit-déjeuné avec les Caldwell, d’aller travailler dans les écuries, qu’on se retrouve tous à midi et qu’à la fin de journée, il n’y aie plus qu’Ariel et moi dans le van, à faire notre petite cuisine. Souvent, le soir, on lit ou on décide d’aller marcher un peu sous les étoiles. Les soirées où l’on s’ennuie sont vraiment rares. Je suis vraiment heureuse qu’on aie trouvé notre petit train-train et que ça nous convienne à tout les deux. Mais je ne vais pas mentir, depuis qu’on a décidé de partir pour Mexico, je suis une vraie pile électrique ! Les voyages c’est ce qui nous a rapproché, c’est ce qui a fait partie de notre vie durant plus de trois-cent-soixante-cinq jours. J’ai toujours été emballée par une nouvelle ville à découvrir mais après être restés plusieurs mois au même endroit, j’avais – et je pense qu’Ariel aussi – besoin de cette adrénaline, de ces heures de routes et de tout cet enrichissement qu’un voyage peut nous apporter. Je sais que ça ne gêne pas mon petit-ami que je sois intenable mais j’essaie quand même de me contenir un peu. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurai pris la première fajita qui me serait tombée sous la main – sans viande évidemment – je l’aurai mangée en trente cinq secondes et je serais repartie arpenter les rues de la ville. Mais nous sommes là pour plusieurs jours et je n’ai pas envie d’imposer à Ariel de courir dans tous les sens alors qu’il a plusieurs heures de route dans les jambes. J’essaie de ne pas l’oublier mais même si pour moi aussi les voyages sont fatigants, pour lui c’est pire. Alors je me contente de repérer la rue regroupant plus ou moins tous les petits bistrots et une fois que nous y sommes, nous jetons notre dévolu sur une carte large de deux mètres avec uniquement des fajitas. Wow. Il en existe de toutes les sortes ! Mais on a aussi le choix de la composer comme bon il nous semble. Je suis Ariel qui s’est déjà engouffré dans la petite boutique et je l’entends baragouiner en espagnol. Je me mords la lèvre pour ne pas éclater de rire. Après plusieurs secondes, le jeune homme se tourne vers moi pour me demander si je parle espagnol. Pour toute réponse, je hausse les épaules. Finalement, Ariel s’en sort tout seul en pointant les aliments des doigts. Je suppose que les commcerçants de Mexico sont habitués aux touristes et qu’ils savent nous comprendre avec les moyens du bord. Seulement, quand vient mon tour, je m’éclaircis la gorge et me mets à expliquer au restaurateur ce que je désire dans ma fajitas d’un espagnol parfait. Des épinards, du maïs, du fromage, des tranches de concombre, des petites tomates cerises, des pousses de sojat et je craque pour la sauce maison. Le vendeur me parle un peu de la tradition des fajitas dans cette ville et je lui réponds. J’en profite d’ailleurs, pour lui poser une question dont je suis sûre qu’Ariel ne comprendra pas. J’ai une petite idée où passer le reste de la soirée mais je réserve la surprise à mon petit-ami. Le restaurateur rigole et m’indique l’endroit où je peux trouver ce que je cherche. Je le remercie et il se retourne pour mettre ma fajitas au four, juste histoire de faire fondre le fromage. De mon côté, je sens le regard d’Ariel sur moi. « Quoi ? Tu crois que mes origines latines me viennent d’où ?! » Je rigole avant de prendre appui sur le jeune homme pour me hisser sur la pointe des pieds et lui voler un baiser. Ma mère a vécu les premières années de sa vie en Espagne. Elle a déménagé pour le Canada lorsque son père a été muté pour son travail. C’est là qu’elle a appris l’anglais et qu’elle a peu à peu perdu son petit accent. Mon père ne l’aurait jamais épousée si elle parlait encore avec une pointe d’espagnol dans son anglais. Mais ça ne l’a pas empêché de m’apprendre l’espagnol losque l’homme de la maison n’était pas dans le coin. C’est pour ça qu’Ariel ne m’a jamais vu parler cette langue. Le restaurateur nous emballe nos fajitas et je sors notre petit porte-monnaie commun pour payer notre souper. Nous quittons la boutique et allons nous installer sur la petite terrasse. « Le restaurateur m’a dit que si on voulait faire la fête, il fallait qu’on sorte en ville demain soir. Apparemment, ça vaudra la peine. » Je lui souris. Nous ne sommes jamais vraiment sortis tout les deux pour faire la fête. Au début, je suivais Ariel lorsqu’il sortait mais très vite, je m’ennuyais de le regarder draguer alors j’ai fini par rester au van. Ca pourrait être sympa qu’on sorte tout les deux comme ça. « Je sais pas la tienne, mais la mienne est délicieuse ! » Je mords une dernière fois dans ma fajitas. Lorsqu’Ariel a également terminé, nous quittons notre petite table et jetons les déchets dans la poubelle la plus proche. Je glisse ma main dans celle d’Ariel et maintenant que la nuit est tombée, nous marchons dans les ruelles illuminées de petites lumières de toutes les couleurs. C’est juste magnifique. Nous sommes en plein quartier populaire. Les gens rigolent, s’amusent, il y a de la musique. Ils cherchent tous à s’éloigner de leur quotidien le temps d’une soirée. Un peu plus loin, un groupe de Mariachi s’amusent à faire danser plusieurs jeunes femmes. J’attire Ariel vers eux et me mets à danser au rythme de leur musique. « Aller Chester ! » Je rigole en tournant sur moi même, entrainant Ariel avec moi.
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MessageSujet: Re: day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron) Dim 30 Aoû - 11:19


devon , ariel
let's go to mexico my love

Ariel fixait, les sourcils froncés, sa petite amie qui était littéralement en train de faire la conversation en espagnol au vendeur de tacos. Sincèrement ? Alors qu'elle l'avait laissé galérer pendant qu'il tentait de se faire comprendre tant bien que mal lors de sa commande ?! Il avait pris son silence pour une incapacité à parler la langue, pas pour un signe de bilinguisme. C'était la meilleure, vraiment. Quand le vendeur inséra les fajitas au four, Devon daigna enfin se retourner. Ariel haussa les sourcils le plus haut possible, pour bien lui montrer qu'il ne comprenait pas le délire et qu'il avait besoin d'explications. « Tes origines latines ? Depuis quand ? » Il se rappelait vaguement d'une histoire comme ça, mais pour le coup ça lui était complètement sorti de l'esprit. Il n'avait jamais réellement intégré le fait que sa mère était originaire d'Espagne, pour tout dire. C'était tellement improbable, pour le milieu dans lequel il vivait. Il était persuadé que ses propres parents avaient au moins demandé à voir le passeport et livret de famille des trois générations les précédant avant d'accepter de se marier. La "pureté" des origines, c'était bien un truc de bourges ça. Comme si être "100% américain" changeait vraiment quelque chose. Il en connaissait, des immigrés, qui gagnaient bien mieux leur vie qu'un américain lambda. La preuve avec la mère de Devon, du coup... « Pas besoin de faire la maline, c'est bon » rajouta-t-il, boudeur, mais avec une pointe d'amusement malgré tout. Le baiser de Devon mit fin à sa moue désapprobatrice, mais il lui décocha une grimace quand même. Ariel attrapa les fajitas non sans lancer un regard noir au vendeur, pendant que Devon payait, puis il sortit de l'échoppe sans un au revoir. C'était une réaction des plus débiles, mais la jalousie n'était plus étrangère à Ariel, dorénavant. Il croqua dans sa galette en attendant que sa petite amie le rejoigne. « Putaaaaain, ton vendeur m'a foutu des concombres ! » Il planta le doigt dans la fajita pour voir un peu plus en profondeur, et il soupira quand il découvrit le contenu. « Et il m'a pas mis les blancs de poulet. Merci l'espagnole, hein ! » ragea-t-il, le regard appuyé en direction de Devon. Il avala quelques bouchées supplémentaires, avant de se rendre compte que ce n'était pas si mauvais que ça, finalement. « La fête ? » Ariel ne demandait pas mieux, mais il était étonné que ce soit Devon qui propose. « Let's do this ! » Il n'allait pas se faire prier, et il n'allait pas non plus la laisser changer d'avis. Ça faisait des lustres qu'il n'avait pas fait la fête comme un jeune adulte se devait de la faire, alors c'était l'occasion rêvée ; qui plus est si Devon était là. Ça promettait d'être quelque chose. « Demain soir, du coup ? Je vais avoir du mal à attendre. » Il rigola légèrement, puis avala sa dernière bouchée de fajita. « Aller, allons découvrir Mexico. » Il décocha à sa petite amie son célèbre sourire en coin, puis glissa sa main dans la sienne. Ils s'éloignèrent du vendeur de fajitas, à la plus grande joie d'Ariel, pour s'engouffrer dans les petites rues mexicaines. L'ambiance était vraiment de celles qu'il adorait ; cette atmosphère légère, familiale, chaleureuse, alors même qu'ils étaient dans une capitale. Et puis il faisait toujours chaud, même si la nuit était tombée depuis plusieurs minutes maintenant. Cela ne paraissait pas particulièrement étonnant puisque l'on était toujours en été, mais à Siloam Springs, les températures étaient légèrement plus basses que ça, et il fallait mettre une petite laine sitôt les lampadaires allumés. Ici, ils pouvaient se balader en t-shirt toute la nuit sans problème. Et puis, ce n'était pas tous les jours à Siloam Springs que des groupes de musique se produisait dans la rue. La mélodie entraînante leur parvint aux oreilles avant même qu'ils n'aperçoivent les musiciens, et Ariel commença à bouger la tête en suivant le rythme. Quand ils arrivèrent tout proche du groupe, Devon l'entraîna et commença à danser pour de vrai. Ariel haussa les sourcils, d'abord surpris, mais se laissa bien rapidement prendre au jeu. Tenant la main de son amoureuse du bout des doigts, il la fit tournoyer à plusieurs reprises avant de s'avancer vers elle en se déhanchant. Ses mouvements étaient parfois maladroits, mais il ne se débrouillait pas mal du tout. Il dansait comme il le sentait, et on remarquait dans ses pas non pas l'expérience d'un vrai danseur, mais celle d'un jeune qui avait fait plus de fêtes qu'il n'était possible de compter sur les doigts des mains et des pieds réunis. Quand il ne fut qu'à un mètre de Devon, Ariel attrapa son autre main et mêla ses doigts aux siens. Il s'approcha encore un peu plus d'elle et entama une danse sensuelle, ses yeux pétillants d'amusement et un sourire éclairant son visage. Devon suivait ses mouvements à la perfection, et il se rendit compte de l'étendue de ses talents. « Je te savais pas aussi bonne danseuse Dev'.. » Il planta ses pupilles dans celles de son amoureuse, sans cesser de sourire. Il approcha son visage du sien, fit mine de vouloir l'embrasser mais bifurqua dans un sourire amusé et vint coller sa joue contre la sienne. Il continua de danser quelques secondes, puis recula la tête. « Je rigole, c'est bon » lança-t-il en souriant, avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Il fit tournoyer Devon une nouvelle fois puis la plaqua de nouveau contre lui. Il descendit ses mains dans son dos, son regard débordant d'amour ne quittant pas celui de sa petite amie. Il se déhancha encore quelques instants avant que la musique ne s'achève. Il embrassa Devon durant les quelques dernières notes, puis s'écarta pour applaudir. « On n'aura pas attendu demain pour faire la fête, finalement. Bravo ! » ajouta-t-il à l'attention du groupe de musique, sans savoir si le mot était le même en anglais qu'en espagnol. Les musiciens firent quelques courbettes, lancèrent un ou deux Gracias de rigueur, puis se remirent à jouer. « On fait quoi, on continuer d'avancer ou tu veux rester encore un peu ? » La musique était vraiment entraînante et il y avait fort à parier qu'il ne se lasserait jamais de danser avec Devon, maintenant qu'il avait découvert à quel point elle dansait bien, mais il avait aussi très envie d'explorer davantage Mexico City.
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MessageSujet: Re: day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron) Dim 6 Sep - 8:40


devon , ariel
let's go to mexico my love

Je prends un malin plaisir à laisser Ariel se débrouiller avec le restaurateur. C’est vrai que je pourrai l’aider mais j’aime bien voir le jeune homme en détresse. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai fait des farces à mon meilleur ami lors de notre road trip. Il faut dire que j’avais le temps d’y penser lorsqu’on sillonnait les routes durant plusieurs heures. Je suis peut-être quelqu’un de très calme, qui ne parle pas beaucoup mais je suis aussi probablement la meilleure pour les farces. C’était devenu un petit jeu entre nous. Un jour, pendant qu’Ariel était de sortie en ville, j’ai décidé de combler mon ennui en emballant toutes ses affaires de toilettes dans du papier d’alu. On en avait au-dessus de la cuisinière et je me suis dit qu’un peu de gaspillage pour un grand fou rire n’allait pas me retenir. J’ai attrappé sa trousse, sorti son rasoir, sa mousse à raser, son savon, sa crème, ses cotons tiges – il y en avait une dizaine – sa brosse à dent, son dentifrice, son peigne, son déodorant et j’ai tout emballé dans des feuilles d’alu. J’ai reposé le tout à l’intérieur de la trousse et j’ai fermé avec le zip avant de la remettre à sa place. Le lendemain, on s’arrêtait dans une douche payante de la seule gare qu’on aie croisé sur notre route. Je l’ai entendu crié depuis les douches pour femmes et toutes les autres personnes présentes aussi. Je ne me rappelle pas avoir déjà autant ri de toute ma vie. Et ce n’est qu’un échantillon des farces que je lui ai fait. Alors quand il me regarde faussement vexé, je sais que je ne dois pas le prendre à cœur et qu’au fond, il ne m’en veut pas de lui avoir caché mes connaissances en espagnol. Il faut aussi dire que le jeune homme est plus vieux que moi, nous n’allions pas à l’école ensembles donc il ne pouvait pas non plus savoir que je suivais des cours facultatifs d’espagnol pour essayer d’approfondir mes connaissances. « Te quiero ! » dis-je pour me faire pardonner après lui avoir volé un baiser. Mais évidemment, la rancœur d’Ariel dure jusqu’au moment de découvrir ce que le restaurateur lui a mis dans sa fajitas. J’ai envie de rire et de lui faire remarquer qu’il n’avait qu’à suivre des cours d’espagnol mais je me retiens, ne voulant pas remuer le couteau dans la plaie. Et finalement, le jeune homme semble quand même apprécier son repas. Le mien est délicieux ! Je sens qu’on va bien manger pendant cette petite semaine de vacances.

Lorsque l’on a terminé, nous jetons nos déchets et nous mettons en route pour la rue la plus vivante de la ville. Nous ne sommes pas dans le quartier des affaires ou du shopping. Ici, c’est la fête, c’est la famille, c’est la joie de vivre, c’est l’été qui bat son plein. Tout ce que nous aimons avec Ariel. Nous nous rapprochons d’un groupe de Mariachi et je ne peux pas m’empêcher d’attirer Ariel qui n’est désormais plus grognon à cause de la fajitas. Je ne l’ai jamais accompagné lorsqu’il sortait dans les villes où nous nous arrêtions alors je ne sais pas du tout quel genre de danseur il est. D’ailleurs, je ne sais pas si moi même je saurais danser sur une musique comme celle-ci. Mais poussée par l’envie de décompresser, de m’amuser, je ne réfléchi pas et me mets à danser au rythme des Mariachi. Ariel me suit et me prends la main pour me faire tourner. Je rigole, je suis sur un petit nuage. Le jeune homme se déhanche et n’hésite pas à me coller à lui en faisant jouer son bassin. Je le regarde, impressionnée mais toujours aussi souriante. Je ne me vois pas mais je suis sûre que j’ai les yeux qui brillent. Je suis les pas de mon petit-ami, essayant d’être un minimum sexy même si je ne sais pas l’effet que ça donne vraiment. Il faut dire que je n’ai jamais eu l’habitude de sortir au Canada. Je n’aimais pas spécialement ça. Plutôt timide et insociable, je préférais mettre de la musique et danser seule dans ma chambre dès que j’étais seule dans la maison. Mais il faut dire qu’avec un partenaire c’est cent fois mieux. Surtout que ce partenaire est probablement l’homme de ma vie. Ariel me taquine et il finit par m’embrasser à la fin de la chanson. Je souris contre ses lèvres, accrochée à sa nuque. Je ne me rappelle pas avoir déjà été plus amoureuse de lui qu’en ce moment même. J’ai l’impression que chaque heure, chaque minute je l’aime un peu plus. Je me demande d’ailleurs si cet amour peut avoir une limite… Je n’espère pas. Nous applaudissons le groupe et le jeune homme me demande ce que j’ai envie de faire. Je me mordille la lèvre, pensive. Je crois qu’il est temps de suivre les conseils du restaurateur de fajitas. « Suis-moi. » J’attrape la main de mon petit-ami et nous descendons la ruelle. J’essaie de bien me rappeler l’itinéraire que le mexicain m’a donné. Nous prenons une avenue perpendiculaire et nous arrivons dans un quartier plutôt résidentiel mais nous ne sommes clairement pas dans un quartier riche. Ici aussi, les gens font des barbecues dans leurs jardins, il y a de la musique latine qui passe par-dessus les palissades usées, des enfants qui jouent au basket sur la route malgré l’heure tardive de la soirée. Je plisse les yeux pour essayer de voir au bout de l’avenue et je devine l’école secondaire dont le monsieur des fajitas m’a parlé. Je lance un regard brillant à Ariel avant de foncer sur le bâtiment non securisé. Nous passons le bâtiments principal des classes et marchons un peu dans l’herbe de la cour de récréation. Je devine des barrières en fer et sans vraiment réfléchir j’invite Ariel à sauter par-dessus. Avec ma maladresse légendaire, je manque de me briser la cheville en attérissant de l’autre côté, mais heureusement, je vais bien. « Tadam ! » Après deux mètres large d’herbe, une piscine s’étend sous nos yeux. La piscine scolaire. « On n’a peut-être pas la mer mais… » Je souris, ravie avant de regarder Ariel avec un petit air de défi. Je n’attends pas vraiment son avis que je tourne les talons et cours jusqu’au bord en déton, retirant ma robe et mes espadrilles. Pour une fois, je me fiche qu’Ariel puisse me voir en sous-vêtements. Je saute à pieds joints dans l’eau et remonte à la surface en jetant mes cheveux en arrière pour éviter qu’ils me collent sur le front. Je nage jusqu’au bord. « Elle est super bonne ! Ca fait un bien fou ! Viens ! »
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MessageSujet: Re: day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron) Dim 27 Sep - 21:41


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Te quiero. Ça, c'était quelque chose qu'il connaissait. Il aurait voulu lui répondre Te quiero también, mais il n'était plus certain que c'était comme ça que l'on disait aussi et il était persuadé que sa prononciation espagnole était ridicule. Il ne savait pas rouler les r, même s'il s'était de nombreuses fois entraîné, et il ne voulait pas s'enfoncer davantage dans son piètre niveau, ni faire honte aux origines de sa petite amie. Alors il garda son message d'amour pour lui et décida qu'il s'entretiendrait plus tard avec un mexicain, quand Devon serait occupée à faire autre chose, pour lui préparer un petit discours digne de ce nom dans la langue maternelle de sa belle-mère. Il s'en rappelait, à présent, qu'elle était celle qui venait d'Amérique du Sud parmi la famille Connely -il se souvenait que Devon lui avait dit, il revoyait même la scène. Il n'arrivait plus à savoir si c'était chez elle ou chez lui, mais ils étaient tous les deux assis en tailleur sur un grand canapé en cuir. Elle lui avait chuchoté ça à l'oreille, en lui promettant de ne le répéter à personne. Même à l'époque, alors qu'il n'avait que treize ans et quelques, il avait compris pourquoi. Cela l'avait d'ailleurs étonné, que sa mère ait des origines hispaniques, et un peu émerveillé aussi. Il se rappelait que cela lui avait mis du baume au cœur, d'une certaine façon. Qu'il restait un peu d'humanité dans ce monde de riches, et que les exceptions avaient leur place. Que la diversité avait sa place, dans ce milieu pourtant si rigide. Et, oui, il avait qualifié Madame Connely de belle-mère. C'était ce qu'elle était après tout, non ? Dans les termes, en tout cas, si ce n'était dans les faits. D'une part, elle n'était sûrement pas au courant de la relation que sa fille entretenait avec le fils Chester, et d'autre part elle n'avait jamais prouvé beaucoup d'affection envers Ariel lorsqu'il était encore à Edmonton, alors pour le mère du mot composé, il pourrait repasser. À vrai dire, il se moquait pas mal des relations qu'il pouvait entretenir avec les parents de son amoureuse ; ce n'était, après tout, pas avec eux qu'il sortait. De toute façon, il avait depuis longtemps abandonné toute idée d'une vraie relation parents/enfants, que les parents en question soient réellement les siens ou des parents d'adoption. Les Caldwell, qui étaient rappelons-le ses patrons, lui avaient porté plus d'attention en six mois que tout ce que ses propres parents leur avaient montré, à lui et à ses sœurs, depuis qu'ils étaient nés. C'était dire.

Mais Ariel ne pensait pas à tout ça en ce moment, il ne pensait pas à l'amour parental qu'il n'avait jamais reçu, et ne pensait plus trop à ses lacunes en espagnol. Il n'avait en tête que le visage souriant de sa petite amie, qu'il voyait par intermittence lorsqu'elle se retournait pour s'assurer qu'il la suivait bien. Comme leurs deux mains étaient fermement accrochées l'une à l'autre, forcément qu'il la suivait ; c'était un peu comme si, au fond, ils ne pouvaient pas briser le contact visuel qu'ils avaient plus d'un certain temps. Quand il y pensait d'ailleurs, Ariel relevait régulièrement la tête, quand il travaillait aux champs, juste pour voir s'il n'apercevait pas Devon dans son champ de vision. Parfois il la voyait au loin, la longe d'un cheval dans une main et un groupe de mômes la suivant jusqu'au pré. Là, Ariel n'avait aucune idée d'où sa petite amie l'emmenait. Elle lui avait juste demandé de le suivre, et il n'avait pas bronché. Il avait malgré tout froncé les sourcils et lui avait demandé une ou deux fois où est-ce qu'ils se rendaient, mais il avait bien rapidement abandonné. Devon ne comptait pas lui lâcher le moindre indice, et puis il avait bien compris que c'était une surprise. Il savait que, si les rôles étaient inversés, il n'aurait pas eut envie qu'elle le tanne pour révéler la surprise, puisque cela n'en aurait plus été une ; et il avait aussi envie de ne découvrir le mystérieux lieu qu'au dernier moment. En réalité, peut-être qu'il se faisait des idées et que l'endroit où elle l'emmenait n'avait rien de particulier, mais peu importe. Ils quittèrent la rue principale où la musique battait son plein pour s'aventurer dans des rues résidentielles qui étaient toutes aussi animées. La différence était qu'ils n'auraient sûrement pas pu s'incruster dans l'un ou l'autre des jardins pour se joindre aux fêtes familiales. Après quelques minutes de marche supplémentaire, ils débouchèrent sur une avenue qui, à cette heure, n'était pas très fréquentée. Elle devait sûrement l'être en journée. Le regard d'Ariel croisa celui de Devon, et son sourire s'élargit. Il voyait bien qu'elle était toute excitée de lui faire cette surprise, et il l'était autant qu'elle. Il avait hâte de découvrir où elle l'emmenait, peu importe où cela était. Devon continua de l'entraîner, et ils accélérèrent un peu le pas. « L'école ? » demanda-t-il, plus pour lui que pour elle d'ailleurs. Ils passèrent les grilles qui n'étaient étonnamment pas verrouillées, puis s'engouffrèrent dans la cour de récréation. Des barrières vinrent leur bloquer le passage, mais cela ne sembla pas freiner Devon qui sauta par-dessus. Il écarquilla les yeux à sa réception et s'empressa de lui demander si ça allait, sautant par-dessus les barrières à son tour. Il retomba parfaitement sur ses deux pieds, mais pour la défense de sa petite amie, la terre était meuble et il était facile de se fouler une cheville si on ne faisait pas attention. La vision d'Ariel s'adapta à la pénombre, et il découvrit la piscine en même temps que le Tadam de Devon. Il écarquilla de nouveau les yeux, plus d'inquiétude mais de surprise et d'excitation, cette fois. « Waaaw, mais c'est génial ! T'as géré ! » Il n'avait aucune idée de comment elle avait appris l'existence d'une piscine, mais pour le coup il s'en fichait bien ; ils pouvaient se baigner, et gratuitement s'il-vous-plaît ! Devon n'attendit pas qu'Ariel la remercie pour cette idée de génie qu'elle se dirigea vers la piscine, se déshabilla sans aucune gêne et sauta en sous-vêtements dans l'eau. Le regard d'Ariel parcouru le corps de sa petite amie, et il se rendit réellement compte à quel point elle était belle. Le fait qu'elle ne lui avait pas demandé de se retourner ou qu'elle n'avait pas croisé ses bras sur sa poitrine y faisait beaucoup, aussi, parce qu'il savait qu'elle était belle quoiqu'il en soit. Il l'avait déjà vu en maillot de bain, bien sûr, mais d'une certaine façon c'était différent. La tête de Devon réapparu de dessous l'eau, et la brune nagea jusqu'au bord pour l'appeler à venir la rejoindre. Il ne se fit pas prier davantage et, tout en marchant, il retira son t-shirt, puis son bermuda en sautant à cloche-pied lorsqu'il enlevait l'une puis l'autre des deux jambes. Il envoya valdinguer il ne savait trop où ses chaussures, puis pris quelques pas d'élan avant de sauter dans l'eau en se recroquevillant sur lui-même, pour faire le plus d'éclaboussures possible. Il remonta à la surface, se passa la main dans les cheveux et rigola. Il replongea sous l'eau et nagea en direction de sa petite amie. Il remonta lorsqu'il était tout près d'elle et l'entraîna avec lui, plaçant l'une de ses mains sous ses fesses. Quand ils furent hors de l'eau, il dégagea avec son autre main le visage de Devon de ses cheveux, avant de déposer un baiser sur son front. « Merci. » Son sourire s'élargit et il planta ses pupilles dans celles de son amoureuse. « C'est vraiment parfait, pour une belle surprise, c'est une belle surprise ! » Il déposa ses lèvres contre celles de Devon et fit durer le baiser. Il prit une légère inspiration et s'assura qu'elle l'avait prise aussi avant de plonger et prolonger le baiser sous l'eau. Il se détacha d'elle après quelques secondes et ouvrit les yeux. Il fit le V de la victoire avec ses doigts, puis un cœur un peu maladroit avec ses mains, et remonta à la recherche d'air. « T'arrives à voir sous l'eau ? » demanda-t-il, avant de se diriger vers le bord. Quand il l'eut atteint, il s'y accrocha et se tourna vers sa petite amie. « On fait la course ? » Ariel avait peut-être vingt-quatre ans, mais il n'en restait pas moins un grand gamin.
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MessageSujet: Re: day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron) Jeu 15 Oct - 5:37


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L’idée m’est venue alors qu’Ariel bataillait encore avec le petit ventilateur à piles d’occasion que nous avons acheté avec nos économies pour le van. C’est vrai que plus on descendait vers Mexico, plus on sentait la chaleur du soleil à travers le parre-brise de notre véhicule. Pour essayer de ne pas penser au fait que la sueur commençait à perler sur mon front, je me suis mise à imaginer une petite trempette dans la mer… Jusqu’à ce que je me rappelle qu’il n’y avait pas la mer à Mexico. Déçue intérieurement, je me suis jurée de trouver une piscine ou une immense fontaine où l’on aurait le droit de se baigner dès notre arrivée à Mexico. Heureusement, je suis tombée sur ce gentil restaurateur qui m’a parlé de la piscine extérieure scolaire. Il m’a dit qu’on ne risquait rien mais de quand même rester sur nos garde. Je n’ai pas tout compris dans son dialecte mais apparemment, le concierge du bâtiment sort son chat – il voulait peut-être dire son chien – tard le soir en passant devant la piscine. Je savais qu’on risquait de se faire « expulser » mais le goût de l’aventure était, pour une fois, plus fort.

Ariel étant un grand curieux et aimant diriger les choses, je suis très étonnée qu’il me suive sans rien dire. Les seuls regards que je jette en arrière me font sourire ; nos deux mains liées est une image forte pour moi ; une image que je n’aurai jamais cru voir un jour lorsque mes sentiments pour mon meilleur ami ont commencé à s’installer. Eh oui, cela fait plusieurs mois maintenant et je ne réalise toujours pas que malgré toutes les filles qu’Ariel peut avoir, c’est moi qu’il aime, c’est moi qu’il a choisi. Si ses anciennes conquêtes savaient, elles seraient mortes de jalousie. Je souris niaisement tout au long des ruelles que l’on traverse au pas de course ; je ne veux pas perdre une seule minute. Lorsque finalement je devine l’écriture du bâtiment, j’accélère encore le pas. Ariel pourrait hésiter, il pourrait me prendre pour une folle et préférer la sagesse pour une fois, mais aussi étonnant que cela sonne ; il me suit sans broncher par-dessus la barrière de l’école. Heureusement, ma cheville n’a pas trop souffert de ma mauvaise réception. J’invite Ariel à me suivre sur le dernier carré de terre qui nous sépare de l’eau et lui crie un « tadaaam » digne du meilleur film Hollywoodien. Je me mords la lèvre en attendant de voir la réaction du jeune homme qui est obligé de plisser les yeux pour voir ce qui s’étend devant nous. Personnellement, je décide de ne pas perdre une seule seconde ; je retire ma robe et mes chaussures avant de sauter en sous-vêtements dans l’eau fraiche de la piscine scolaire. Je remonte à la surface, attendant que mon petit-ami me rejoigne dans ma folie. Mon rire se fait entendre autour de la piscine en voyant Ariel se déshabiller en toute hâte et sauter dans l’eau en faisant une grandissime bombe. Mon meilleur ami revient à la surface près de moi et m’attire dans ses bras. Je m’accroche à sa nuque, le regard plus amoureux que jamais. Le contact peau contre peau sous l’eau me fait chavirer. Nous avons des moments un peu plus câlins avec Ariel mais c’est vrai qu’on n’a toujours pas franchi un cap et ça à cause de ma timidité et de ma pudeur. « J’avais envie d’un peu de folie ! » répondis-je à son remerciement pour la surprise. Ariel colle ses lèvres aux miennes et je me sens un peu plus chavirer. Si je continue, je vais finir comme le Titanic ; au fond de l’eau. Notre baiser se poursuit sous l’eau et instinctivement j’ouvre les yeux lorsque mon petit-ami s’écarte de moi pour me faire un ou deux signes sous l’eau. Quelques bulles s’échappent de ma bouche, tentée par l’envie de rire. On remonte tous les deux à la surface et je hoche frénétiquement la tête à sa question. « Ca me va ! » dis-je en le rejoignant au bord de l’eau. On prend notre élan et au « top » d’Ariel on se met à nager vers l’autre bord de la piscine. Je ne suis pas une très bonne nageuse alors je me fais très vite dépasser par Ariel mais je m’en fiche ; c’est bon enfant. Je crache un peu d’eau en toussant lorsque j’arrive enfin à sa hauteur, quelques secondes après lui. « C’est pas vraiment du jeu, tu sais que je ne suis pas une bonne nageuse ! » Je fais semblant de bouder avant de m’accrocher à Ariel pour le faire couler. Lorsqu’il revient à la surface, je rigole et m’accroche à sa nuque.

Je reprends petit à petit mon souffle, mon front collé à celui du jeune homme. J’aimerais que l’on reste comme ça pendant des heures mais qui sait quand le concierge viendra promener son animal de compagnie ? Autant profiter de chaque seconde dans ce cas… Grâce aux lumières qui sont au fond de la piscine, je peux voir le corps d’Ariel collé au mien. Ses abdominaux et ses biceps se sont bien formés depuis qu’il travaille avec Monsieur Caldwell. Il a toujours été musclé mais c’est vrai que maintenant, avec la couleur dorée que le soleil lui a fait sur la peau, il paraît extrêmement fort. Je me mords la lèvre, ne pouvant pas nier ce qu’il se passe dans mon estomac ; une explosion de papillons. Ariel est magnifique et il est à moi… J’approche mes lèvres des siennes et l’embrasse tendrement, une de mes mains glissant sur sa nuque pour jouer avec les quelques mèches de cheveux trop grandes. Nous n’avons jamais été aussi proche physiquement je crois. Mon autre main glisse sur sa clavicule et caresse son torse ainsi que le début de ses abdominaux sous l’eau. Le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine, je ne peux pas m’empêcher de me résigner ; mes deux mains se retrouvent liées derrière sa nuque. « J’en ai de la chance dis-donc… » dis-je par rapport au fait que mes mains sont un peu parties à la découverte du corps d’Ariel. Je plonge mon regard dans le sien, à court de souffle comme si je venais de courir le marathon contre Usain Bolt. « Je t’aime… » Mes joues rougissent toujours un peu lorsque je le lui dis même si j’ai pris assez d’assurance et que je crois maintenant entièrement à notre relation. Je ne peux pas m’empêcher ; c’est mon cœur qui parle.
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MessageSujet: Re: day 1 ☆ let's go to mexico my love (aron) Dim 18 Oct - 19:51


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Ariel avait souvent du mal à réaliser l'ampleur de la chance qu'il avait. Même avant qu'il quitte Edmonton, on ne pouvait pas dire qu'il menait une vie horrible ; loin de là, même. Mais depuis qu'il avait pris son envol en compagnie de sa meilleure amie et qu'il avait mis les pieds aux États-Unis, il avait carrément fait son entrée au paradis sur terre. Il vivait sur un petit nuage, parfois plus cotonneux, parfois plus frileux... mais réellement, il vivait un rêve éveillé. Il n'était plus emprisonné dans une société qu'il abhorrait -du moins plus complètement, parce que malheureusement le capitalisme à outrance ne se cantonnait pas qu'aux capitales-, il vivait au plus proche de la nature et, surtout, il était aux côtés de Devon au quotidien. Every single day of the year. Cela faisait à présent deux ans qu'ils se côtoyaient tous les jours sans exception, et Ariel avait l'impression qu'ils s'entendaient encore mieux qu'auparavant, que plus ils se connaissaient et mieux cela fonctionnait entre eux deux. Ils devenaient toujours plus complices, toujours plus attachés l'un à l'autre. Qu'ils soient en couple n'y avait d'ailleurs rien changé, bien au contraire. Et, essoufflé après avoir fait la course sur toute la longueur de la piscine, sa petite amie dans les bras, Ariel se rendait pleinement compte de la chance qu'il avait. Il prit comme une claque, la réalité le rattrapant soudain, et il fut envahi d'une vague de bonheur. Combien d'hommes pouvaient se vanter de travailler dans une ferme pour un salaire dérisoire, tout en se permettant un voyage à deux jours de route dans l'une des plus belles villes du monde, en compagnie de la femme de sa vie ? Pas beaucoup, certainement. Alors, Ariel profitait de ses moments au maximum. Il en profitait pour lui, et pour tous ces hommes qui n'avaient pas la même chance. « Ouais, mais au moins c'est bon pour mon ego ! » Il avait à peine eut le temps de finir sa phrase que Devon s'appuya sur ses épaules pour le faire couler. Même s'il avait eu envie de résister, il n'en eut pas le temps, prit de surprise. Quand il remonta à la surface, il papillonna à plusieurs reprises des paupières pour évacuer le trop-plein d'eau, tout en joignant son rire à celui de sa petite amie. « Bon, c'est mort pour mon ego là... » Il secoua la tête, le sourire aux lèvres et les yeux rieurs. Devon colla son front au sien, et Ariel plongea son regard dans celui de sa petite amie. Sa respiration s'accéléra, mais pour une toute autre raison que sa course à la nage. Devon l'embrassa tendrement avant de glisser ses mains le long de son corps, et Ariel répondit au moindre de ses mouvements. Sans quitter son regard, il caressa du bout des doigts la ligne de sa colonne vertébrale, descendant jusqu'à frôler le tissu de sa culotte, avant de remonter doucement le long de ses hanches, de sa taille, de sa poitrine. De son côté, c'était comme s'il recevait des micro-décharges électriques à chaque contact de la peau de Devon contre la sienne, et elle laissait des saillies de frissons grisant. Ariel se mordit l'intérieur de la lèvre, les yeux brillants. Brillant d'amour, bien sûr, mais brillant de désir aussi ; il ne fallait pas se mentir. Devon était belle à tomber, et il savait qu'elle aurait pu avoir n'importe quel garçon si elle n'était pas aussi timide. Il n'avait jamais autant désiré une fille qu'elle, même si l'on mettait de côté les sentiments qu'il éprouvait, et les mois d'abstinence ne faisait qu'amplifier ça. Il lui avait dit qu'il attendrait le temps qu'il faudrait, et il avait attendu. Il pouvait attendre encore, évidemment, mais il ne pouvait pas nier qu'elle lui faisait un effet monstre et que chaque cellule de son corps était attirée par elle. Ce n'était pas une question de besoin masculin, loin de là ; simplement une envie de lier son corps à celui de sa petite amie. Un désir de partager un plaisir intense avec celle qu'il aimait, au-delà des baisers et des caresses légères. « Et moi donc... » Lui aussi en avait de la chance, beaucoup. Ariel se laissa envoûter par le regard perçant de Devon, il s'y perdit avec plaisir. « Je t'aime... » Son cœur manqua un battement et il se mordit de nouveau l'intérieur de la lèvre. Sa respiration s'accéléra et le bas de son ventre se contracta de bonheur. Devon avait mis longtemps à prononcer ces trois petits mots à haute voix, mais Ariel savait que lorsqu'elle les prononçait, ce n'était pas à la légère. Ce n'était pas sans raison. Il plaqua ses lèvres contre celles de sa petite amie, dans un baiser un peu plus passionnel que les précédents et, légèrement essoufflé par le désir qui s'emparait de plus en plus de lui, fit à son tour part de ses sentiments. « Je t'aime aussi, Dev. Si tu savais à quel point. » Il caressa le bord de son visage du revers de sa main, avant de glisser ses doigts dans ses cheveux. Ce n'était pas lui qui avait fait le premier pas, pas lui qui avait montré les premiers signes d'attirance et, sans la crise de jalousie de Devon il y a de nombreux mois à présent, ils en seraient encore sûrement au même stade ; mais peu importait tout ça, Ariel l'aimait d'un amour inconditionnel. Il espérait qu'elle le savait. Il déposa ses lèvres contre celles de Devon, glissant ses mains dans son dos, la serrant contre lui. Bon dieu, il l'aimait vraiment. Cela faisait quelques secondes qu'ils mélangeaient leurs souffles quand Ariel sentit une lumière bouger derrière ses paupières. Il n'y prêta d'abord pas attention, pensant que c'était les lumières de la piscine. Et puis, lorsqu'ils mirent fin à leur baiser et qu'il rouvrit les paupières, Ariel réalisa que la lumière ne venait pas de la piscine. Elle était bien trop haute, et elle bougeait bien trop. Et elle avançait, aussi. Rapidement, il entendit le bruit de l'herbe froissée, foulée par des pas. Shit. Ariel passait un pur moment de bonheur, seul avec sa petite amie, et il n'avait aucune envie d'être dérangé par des adolescents mexicains. Des aboiements résonnèrent alors. Un chien ?! Ariel fronça les sourcils et donna un petit coup de menton en avant, pour que Devon se retourne. Bientôt, la lumière mouvante rejoignit le bord opposé de la piscine, et il put distinguer malgré la pénombre un homme, tenant d'une main une lampe de poche et de l'autre, la laisse de son chien. « Merde... » Toute bonne chose a une fin, c'est bien ce que l'on dit, non ? Peut-être, mais Ariel aurait apprécié que la fin n'arrive pas tout de suite... L'homme au chien se stoppa quelques longues secondes, avant de reprendre sa marche et s'approcher des deux amoureux. Ariel baissa les yeux vers sa petite amie, l'interrogeant du regard. « On est censé faire quoi ? Prétendre qu'on ne comprend pas l'espagnol, ou déguerpir en courant ? » Le désir fit bientôt place à un mélange de peur et d'adrénaline. Il espérait juste que la soirée ne se finirait pas dans un commissariat de police ; c'était tout ce qu'il souhaitait. Courir en boxer à travers Mexico City ne le dérangeait pas plus que ça, si cela voulait dire qu'il pouvait profiter un peu plus encore d'une soirée en amoureux.
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