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COLD COFFEE 2.0
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I never forgive you | ft. Tyler

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MessageSujet: I never forgive you | ft. Tyler Ven 21 Aoû - 10:43



J’étais retourné en cours. Beaucoup de mes camarades avaient su ce que j’avais fait. Certains me regardaient avec des yeux ronds en pensant que je devais certainement folle. D’autres étaient devenue subitement gentils alors que je ne leur avais jamais parlé. Un troisième groupe qui correspondait à mes amis n’arrêtait de me dire qu’ils étaient là pour moi si jamais ça n’allait pas. Mais je gardais la tête haute. Je me moquais pas mal de ce que les gens pouvaient penser ou dire de moi. Ils n’ont pas vécu mon passé. Ils ne savent rien de moi. J’avais également demandé à changer de classe. Avoir Tyler en face de moi, c’était tout bonnement impossible. Il avait rompu suite à ma tentative de suicide pensant que je ne l’aimais pas. Je n’étais pas prête psychologiquement à l’avoir en face à face. Et puis, je ne voulais pas qu’il voit que notre séparation m’affectait. Bien que je mettais un point d’honneur à sourire et essayer de m’amuser. Enfin, ça c’était jusqu’à ce que mon professeur de mathématiques me mette une heure de colle, le soir-même. C’était un cours de mathématiques. Je n’ai jamais rien compris dans les matières scientifiques et  c’est pour ça que je préférais lire un magazine plutôt que d’écouter. Le professeur m’a vu, il m’a fait une réflexion. Une chose en entrainant une autre, je lui ai répondu, il m’a viré de cours et me disant que je serais collé. J’étais partie en claquant la porte, avant d’aller à la cafeteria pour prendre une table avant qu’il n’y ait du monde. Quelques minutes après la sonnerie, mes amis vinrent me rejoindre.

Le reste de la journée se passa sans embûche. A 17h, heure de fin des cours, je me dirigeais vers la salle de permanence. J’envoyais un message à Aloysius pour lui dire que finalement ce soir, on ne pourrait pas se voir. J’entrais dans la salle, il n’y avait personne. Mes talons claquaient sur le sol de la salle ce qui résonnait jusque dans le couloir. Je pris place à une table au fond de cette salle, contre la fenêtre comme à mon habitude. Je sortis ma trousse, un cahier et un mon livre d’exercice de maths. Parce que oui, il avait décidé de me donner une dizaine de petites exercices à faire, pour pas que je m’ennuie. Je l’ouvris à la bonne page et pris un stylo. Plus vite se sera finit, plus vite je pourrais partir puisqu’il n’y avait aucun surveillant. Seulement mon espoir fut brisé lorsque j’entendis quelqu’un entrer dans la salle. Instinctivement, je levais les yeux. Mon cœur loupa un battement tandis que mes yeux croisaient ceux de Tyler. Mon stylo m’échappa des mains, roula le long de la table avant de s’écraser par terre. Je n’étais pas prête à être confronté à lui comme ça. J’étais incapable de bouger. Incapable de dire quoi que ce soit aussi. Mon rythme cardiaque s’accélérait mais plus parce que j’avais peur qu’autre chose. Mon téléphone vibra dans mon sac mais je n’eus même pas le courage de tendre la main pour le prendre. Essayant de reprendre mes esprits, je détachais mon regard de Tyler, préférant le poser sur le livre de maths. Si j’imitais la fille studieuse, peut-être qu’il ne me parlerait pas. De toute façon, je n’avais rien à lui dire.
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MessageSujet: Re: I never forgive you | ft. Tyler Sam 22 Aoû - 1:38

A New York, insulter les gens la vitre baissée quand on est en voiture, c'est un principe de base. Conduire trop vite, sans faire attention, comme un pied en bref en est un aussi. Pour Tyler en tout cas. Dans une ville de la taille de Siloam Springs, ce genre de comportement équivaut à signer son arrêt de mort. Depuis une semaine, sa boulangère lui vends des croissants plus dur que du carton. Cela fait une semaine que Tyler a insulté cette pauvre femme qui le mettait en retard pour les cours parce qu'elle respectait les limitations de vitesse un peu trop à  la lettre. On dit que quand l’appétit va tout va. Pour Tyler rien n'allait. Il arriva au lycée énervé.

Après une matinée de cours laborieuses avec des secondes, il retourna dans la salle des professeurs pour boire un café avant de se diriger vers la cafétéria. Dehors les jeunes se pressaient pour arriver en avance et ainsi éviter la longue attente. Tyler esquissa un sourire. Le premier de la journée. Il était professeur lui. Il pouvait prendre son temps pour un café puis manger sans pour autant avoir à faire la queue. Les enseignants mangeaient dans une salle annexe, séparé des élèves. D'ordinaire il prenait son plateau, son portable dans la poche et manquait de lâcher toute sa nourriture dès qu'il recevait un message. C'était toujours un message d'Arizona qui lui souhaitait de passer un bon repas. Aujourd'hui elle ne lui en enverrait pas. Ils ne sortent plus ensemble. Tyler boit du noir. Son café finit il regarde autour de lui.

Dans la salle se trouvaient d'autres enseignants. Un professeur de mathématiques (Tyler ne lui avait jamais vraiment parlé mais il le devinait aisément à son style vestimentaire) ainsi que deux autres professeurs et un surveillant. Le professeur barbant (de mathématiques donc) semblait demander quelque chose aux trois adultes. Pourtant les trois partirent sans que M. assommant ne soit satisfait. Il s'adressa alors à Tyler, qui réagit comme quand il était élève, en cours de mathématiques. Il hocha de la tête sans écouter un mot de ce que lui disait son collègue. Le-dit collègue laissa briller ses dents l'instant d'un sourire, comme lorsqu'il réussit une démonstration d'une identité remarquable. Tyler se dirigea ensuite à la cafétéria pour manger.

La fin de la journée arriva lentement. Très lentement. Tyler avait hâte de rentrer dans son appartement pour décompresser. Quand la sonnerie de 17h retenti Tyler laissa échapper un soupir de soulagement. Il ramassa ses affaires éparpillées sur son bureau, en fit un tas, et glissa le tout dans le tiroir du haut. Il récupéra son sac (contenant un paquet de marshmallow, un livre, des DVD et ses clefs de voitures) et se dirigea vers la porte pour la verrouiller. Une des enseignante du midi l'interpella :

« Tyler, c'est vraiment sympa de ta part dis donc ! »

Tyler était perdu

« De quoi parles-tu?
-Ben, avoir accepté de surveiller la salle de permanence parce qu'Eustache a collé une élève mais ne peut pas être présent ! »

Saleté de prof de maths pensa Tyler. Il se consola en se disant qu'à défaut de pouvoir partir maintenant il portait un prénom convenable. Eustache. Pas étonnant qu'il soit devenu professeur de mathématiques avec un prénom pareil ! Tyler se dirigea alors, en retard, en direction de la salle de permanence, bien décidé à écourter l'heure de colle.

Il entra tranquillement, près à libérer l'élève de sa colle.
« Tu es libre de partir. Dis juste à ton prof que je t'ai gardée jusqu'au bout et que j'ai conservé ta fiche d'exercice ok ? »
Voilà ce qu'il comptait dire. Il leva les yeux vers l'élève avant de parler.

Arizona. Sa Arizona. Son cœur rata un battement. Tyler était une souris, pris au piège dans le regard de son ancienne amante. Il était dans l'incapacité de détourner les yeux. Tyler sentait ses yeux s'embuer de tristesse, un flot de sentiments près à couler le long de ses pommettes. Elle mit fin au supplice en baissant le regard pour regarder son manuel de mathématiques. Tyler s'approcha alors, lentement. Arizona resta concentrée. Il s'approcha jusqu'à sa table, juste à ses côtés. Il sentait son doux parfum. Lentement, le professeur se pencha près d'elle, et descendit encore pour attraper le stylo tombé par terre. Il le tendit vers Arizona qui n'esquissa aucun geste pour le récupérer. Elle était absorbée par son exercice de mathématiques. Elle avait plus de considération pour des triangles et des cercles que pour lui, pensa Tyler. Il posa le stylo sur le manuel.

Il voulait lui parler. Mais que pouvait-il dire ?
« Tu vas mieux depuis que je t'ai vu les veines tranchées » ?
« Je t'ai quittée parce que je suis un parfait idiot mais tu es celle que j'aime » ?
« La dernière fois qu'on s'est retrouvé dans cette salle tous les deux on s'est embrassé sur le bureau » ?
« Tu as laissé des affaires chez moi » ?

Aucune phrase ne convenait. Tyler recula et s'assit derrière la table placée à droite de celle d'Arizona. De loin on aurait pu croire qu'ils étaient simplement deux élèves collés.

« Ta nouvelle classe te plait ? »
Tyler réalisa qu'il n'avait pas vraiment le droit de poser cette question : c'était sa faute si elle avait changé de classe. Il se racla la gorge et rajouta :
« Tu as fait quoi pour te retrouver ici ce soir? »
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MessageSujet: Re: I never forgive you | ft. Tyler Sam 22 Aoû - 8:55


Personne n’a dit que tomber amoureux était facile. Je faisais même partie de ces personnes qui s’étaient promis de ne jamais s’attacher. Je ne voulais pas ressembler à ses filles qui pleurent pour un garçon qui n’en valait pas la peine. Et pourtant… J’étais devenue exactement comme ça. Je n’avais même pas pu supprimer les photos de lui et moi. Il aurait dû être l’homme de ma vie. Il aurait dû être ce garçon qui me prend avec mes bons et mes mauvais côtés. Il aurait dû être celui qui m’aurait soutenu envers et contre tout. Mais il était partit. Je ne savais pas ce qui me faisait le plus mal : qu’il avait rompu ou qu’il n’avait même pas compris à quel point j’allais mal. Assez pour tenter de mettre fin à mes jours, en tous cas. Je m’étais promis de ne plus jamais le recroiser. Je voulais me guérir de cette histoire. L’oublier. Surtout que j’essayais de passer à autre chose avec un autre garçon. Mais tous mes efforts pour l’éviter au maximum avaient été payant au maximum, jusqu’à ce soir. L’avait-il fait exprès ? Je n’en savais rien. Je crois que je ne préférais pas le savoir. Après avoir rompu le contact visuel avec lui, qui me faisait plus mal qu’autre chose, il s’approcha lentement et ramassa mon stylo. Je ne bougeai pas. Je ne voulais pas avoir de contact avec lui. Il le posait sur mon livre. Ma gorge se serra légèrement, mais je restais concentré sur ce foutu exercice, auquel je ne comprenais strictement rien. Je n’osais pas lever les yeux. J’avais toujours voulu me donner une image de fille forte mais il fallait bien se le dire, face à Tyler j’étais faible. Je l’avais toujours été. Et je le serais sans doute, toujours. Je déglutis difficilement lorsque j’entendis sa voie. Pourquoi il faisait ça ? Pourquoi il cherchait à me parler qu’on avait plus rien à se dire ? Pourquoi il ne me disait pas de partir, histoire d’écourter cette conversation ? Je restais concentrée sur mon livre et lui dit sur un ton glacial :

« Elle est mieux que quand t’étais là en tous cas… » J’avais toujours eu cette capacité à blesser les autres quand je le voulais. Et rien que de lui dire ça, ça me brisait le cœur. Ca me faisait mal de lui parler comme ça, mais je me voyais pas être gentille. Pas après ce qu’il avait fait. Je répondis ensuite à sa deuxième question : « Rien, j’suis juste trop nulle en maths c’est tout. Et puis, qu’est-ce que ça peut te faire, après tout ? T’es libre de partir, après tout, j’lui dirais que t’es resté. »

J’étais froide. Comme si c’était un parfait étranger à mes yeux. Et ça me faisait mal. Horriblement mal. Je ne savais pas ce que j’espérais vraiment de cette conversation mais une chose est sûre, je ne pourrais pas rester une heure en face à face avec lui. Il avait beaucoup trop d’ascendant sur moi. Et je ne finirais pas partir en pleurant. Depuis le début, je restais figée sur un exercice. Peut-être que l’heure passerais plus vite mais j’en doutais. Toujours sur le même ton glacial, je lui lançais :

« Et toi, qu’est-ce que tu fais là ? T’as fait exprès d’accepter de me surveiller, c’est ça ? »

D’un côté, s’il répondait par l’affirmative à cette question, c’était qu’il tenait à moi. En fait, je me moquais pas mal de sa réponse. Je voulais sortir de cette salle. Mais même si j’avais eu l’audace de me lever, prendre mon sac et sortir, je ne le pouvais pas. Mes jambes ne répondaient pas. J’étais incapable de bouger.
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MessageSujet: Re: I never forgive you | ft. Tyler Sam 22 Aoû - 15:56

Le message en substance était clair. Arizona détestait Tyler. Non, pire que cela, elle s'en fichait complètement. Comme si elle ne ressentait plus rien pour lui. Peut-être qu'elle n'avait jamais rien ressenti après tout, ce depuis le premier jour.

« Rien, j’suis juste trop nulle en maths c’est tout. Et puis, qu’est-ce que ça peut te faire, après tout ? T’es libre de partir, après tout, j’lui dirais que t’es resté. »

Comme si Tyler avait besoin qu'elle le couvre. Il se moquait qu'Eustache apprenne qu'il était parti alors qu'il avait promit de rester surveiller la collée. Ce qui faisait mal, c'était qu'Arizona semblait penser qu'il ne restait que pour ça. Il leva les yeux vers elle, mais n'accrocha pas son regard. Elle restait fixée sur son exercice, sans pour autant prendre le stylo que Tyler avait ramassé. Elle n'écrivait rien. Arizona était vraiment très nulle en maths.

« Et toi, qu’est-ce que tu fais là ? T’as fait exprès d’accepter de me surveiller, c’est ça ? »

Exprès ? Elle était loin de la vérité. Tyler se leva et commença à faire les cents pas, de sorte d'éviter de rester figé devant elle. Il ne savait pas quoi dire, que se soit pour répondre aux question d'Arizona ou pour s'excuser. Il sorti de son sac ses marshmallow et les posa sur la table d'Arizona, pourtant convaincu qu'elle ne toucherait pas au paquet.

« Je... »

Il s'arrêta. Lui, un professeur de littérature, incapable de prononcer plus d'un mot. Il ne savait pas quoi dire. D'un naturel confiant, Tyler avait peur maintenant de ne faire qu'empirer les choses quoi qu'il dise. Il fut alors tenté de partir. D'obéir à Arizona. La laisser tranquille. Prendre son sac, dire au revoir, ou plutôt adieu, à Arizona, puis franchir la porte en direction de sa voiture. En marchant d'un pas soutenu il serait devant son automobile en moins de 12 minutes. Mais il ne pouvait pas. Tyler s'était mit d'accord avec Aloysius de se reprendre, de redevenir le Tyler heureux qu'il était. Et pour cela, il avait besoin d'Arizona. Qu'importait les problèmes entres-eux, il l'aimait.

« Au lycée, j'étais tellement nul en maths que mon professeur me dit un jour, en plus de me coller, que je n'avais même pas ce qu'il fallait pour vendre des cafés dans la rue. Borné que je suis, j'ai envisagé de faire carrière dans la vente de café. Tu imagines ? On ne se serait pas rencontré en classe mais un jour où tu aurais séché. Tu serais passée devant moi en souriant. Ton beau sourire, celui que tu as quand tu gagnes à Mario Kart. Je t'aurais offert un café avec mon numéro écrit sur le carton au feutre bleu. Tu aurais rigolé  avant d'écrire sur une serviette ton numéro. Puis, tu m'aurais dit quelque chose du genre « on verra qui appellera l'autre en premier » . Je t'aurais appelé en premier. Et à l'hôpital, quand on m'aurait demandé qui tu étais pour moi, je n'aurais pas eut à dire mon élève, simplement mon âme sœur. »

Tyler s'interrompit. Ses mains tremblaient, il avait les yeux rivés sur ses chaussures. Il n'osait pas regarder Arizona. Il sortit un livre de son sac, l'ouvrit à l'une des dernières pages et lut la réplique de Juliette :

«Qu'est ceci ? Une coupe qu'étreint la main de mon bien-aimé ? C'est le poison, je le vois, qui a causé sa fin prématurée. L'égoïste ! il a tout bu ! il n'a pas laissé une goutte amie pour m'aider à le rejoindre ! Je veux baiser tes lèvres : peut-être y trouverai-je un reste de poison dont le baume me fera mourir ... »

Il referma son exemplaire de Roméo et Juliette.

« Tu comptais me laisser seul toute ma vie... » murmura-t-il, assez fort pour qu'elle entende.
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MessageSujet: Re: I never forgive you | ft. Tyler Sam 22 Aoû - 16:58


Rester concentré sur un exercice. Enfin, plutôt je regardais la page. Je voyais les mots, les formes. Je fais semblant de réfléchir. Tout ça en espérant que ça écouterait la conversation avec Tyler. Mais rien n’y faisait. Le lendemain, je retournerais en cours de mathématiques et je me ferais de nouveau disputer parce que je n’avais pas fait ses foutus exercices. Et puis, qu’est-ce que j’en avais à foutre, au final ? Ce n’est pas avec de la géométrie et des théorèmes à la con que j’allais acheter une baguette de pain, après tout. Sauf que je ne voulais pas affronter le regard de Tyler. Je ne voulais pas qu’il voit à quel point je pouvais être faible face à lui. Eviter son regard n’était peut-être pas la meilleure des solutions mais ça m’empêchait, au moins, d’être perturbé par son regard. Il déposa un paquet de marshmallow sur ma table. Je le regardais du coin de l’œil discrètement avant de reposer mon regard sur ce foutu livre de maths que j’allais finir par balancer par la fenêtre. Il me raconta une histoire. Est-ce que c’était vrai ? Peut-être. Après tout, ce n’est pas pour rien qu’il était devenu professeur de littérature et non professeur de mathématiques. Je l’écoutais. Je ne le regardais pas, mais je l’écoutais. Ma gorge se serra. Au final, c’est vrai… Ce n’était qu’une histoire de métier. Mais aurait-il agit différemment s’il avait été vendeur de café ? Peut-être. Ou peut-être pas. Il y aurait eu des chances pour qu’on en soit au même point. Il me lit ensuite une réplique de Juliette. Je restais le regard fixé sur le livre, c’était beaucoup plus facile. J’avais la gorge serrée. J’étais incapable de dire quoi que ce soit. Seulement, ça dernière réflexion me brisa littéralement le cœur. Une larme roula long de ma joue. Je l’essuyais rapidement avant de lever les yeux vers lui. Sur un ton beaucoup moins froid, mais beaucoup plus triste, je lui dis :

« Tu veux que je te réponde quoi ? Que j’suis désolée ? Que j’aurais jamais dû faire ce que j’ai fait ? Et au final, ça changera quoi ? Ce qui est fait, ne peut pas être changé. Tu penses que j’ai voulu te laisser mais je crois que tu te rends pas compte de la portée de tes mots. » Je marquais une brève pause et enchaina : « Tout à l’heure tu m’as dit que t’avais pensé à être vendeur de café. Et peut-être que ça aurait tout changé entre nous mais moi, je serais toi, je verrais les choses autrement : j’aurais plus été de ce monde, t’auras plus eu à t’inquiètes de ce que je fais, quand, où et avec qui. T’aurais rencontré une fille de ton âge, ayant les mêmes ambitions que toi. Une fille que tes parents auraient largement acceptés parce que ce n’était pas une gamine de 17 ans. Une fille avec qui t’aurais pu te montrer au grand jour. Elle aurait fini par me remplacer et t’aurais vraiment été heureux. » Une autre larme coula le longe de ma joue, mais je l’essuyais rapidement avant d’ajouter : « Toi plus que moi, tu savais que cette relation était vouée à l’échec. Peut-être que c’est ça l’erreur qu’on a fait : sortir ensemble. S’il ne s’était rien passé, j’aurais juste été l’élève qui craque un peu trop sur son professeur de littérature. »

J’étais mal. J’aurais tellement voulu que tout se passe autrement. J’aurais tellement voulu rester à Maltes avec mes amis et ma mère. J’aurais tellement voulu ne pas rencontrer pour ne pas souffrir. Mais pour pas qu’il souffre non plus. Parce que ça aussi, ça me faisait mal. Si je n’avais jamais été réellement sûre de ses sentiments, je savais que là, maintenant, tout de suite, il l’était plus que sincère. C’est pour ça que je préférais baisser les yeux vers le sol. J’essayais de me concentrer pour ne pas pleurer. J’en avais marre d’être une fille sensible. Pourquoi je n’arrivais pas à être forte, comme tout le monde ? C’est alors que dans un murmure presque inaudible, je lui dis :

« J’ai jamais voulu que sois malheureux… »

Je reportais mon regard sur le livre de maths, avant de ranger le stylo posé dessus et de le refermer. Je n’avais plus aucune motivation pour faire mes exercices de toute façon.
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MessageSujet: Re: I never forgive you | ft. Tyler Sam 22 Aoû - 22:58

Tyler ramassa un bâton de craie sur le rebord du tableau et commença à écrire dessus. D'abord un I. Gigantesque. Il repassa plusieurs fois dessus avant de s'attaquer au deuxième mot. La aussi il le repassa, ainsi que le troisième. Puis, il entoura vigoureusement le troisième mot : You.

« Tu vois, c'est écrit I love You. Pas j'aime une fille du même age que moi pour satisfaire les envies de ma conne de mère. Tu vois tu sembles croire que nous sommes voués à l'échec, moi je sais que je suis voué à t'aimer. »

Il s'approcha de la table d'Arizona et s'arrêta quand il était juste devant. Il se baissa de sorte à ce que son visage soit au même niveau que celui de la jeune femme. Elle ne le regardait pas, mais ce n'était pas grave. En effet, elle ne semblait pas indifférente à sa présence. C'était déjà ça. Il approcha sa main pour passer une mèche de cheveux d'Arizona derrière l'oreille  mais se ravisa juste avant.

« Tu es à la fois la pire chose qui me soit arrivé et la meilleure. Je t'aime quand tu regardes un exercice de mathématiques comme on regarde quelqu'un parler allemand. Je t'aime quand tu me regarde en souriant, je t'aime quand le matin tu portais ma chemise en sortant du lit. je t'aime quand tu collais tes pieds affreusement froid contre les miens sous la couette. Franchement, qui a les pieds aussi froid ? Ton visage rayonne comme le soleil et tes pieds congèlent comme la Sibérie ! Mais je m'égare... »


Tyler recula, laissant de l'espace à Arizona. Il repensait à tous ses bons moments, en sa compagnie. Les baisers entres deux cours, les rires devant la télévision. Les repas ratés aussi (Tyler salait beaucoup trop les aliments). Tous cela lui paraissait si  loin... C'était comme revenir en arrière vingt ans plus tôt, sauf que tous ses souvenirs datais de moins d'un an. Tyler n'arrivait pas à penser à un souvenir sans Arizona...Il alla effacer de la main les trois mots. Il s'essuya ensuite sur son pantalon, le saupoudrant ainsi de poudre de craie blanche.

« Tu... Tu peux partir si tu veux. Je dirais que tu m'as donné tes exercices pour que je les passes à ton prof, comme ça il ne t'engueulera pas. Garde les marshmallow, je n'aime pas vraiment ça de toute façon. Sache que... tu me manques. Si jamais tu penses que nous ne sommes pas obligatoirement voués à l'échec, je suis là. Je serais toujours là, pour toi. »
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MessageSujet: Re: I never forgive you | ft. Tyler Dim 23 Aoû - 11:41


Il prend une craie et écrit sur le tableau. Par curiosité, je lève la tête. Pourquoi il fait ça ? J’étais perdue. Je continuais de regarder le tableau tandis qu’il me dit qu’il ne voulait pas écouter les désirs de sa mère. Je baisse les yeux. Il a de la chance d’en avoir encore une, lui au moins. Et Dieu seul sait à quel point j’aimerais avoir la mienne, juste pour réparer mes erreurs. Il ne comprenait pas qu’une maman c’est ce qu’on de plus important dans une vie. C’est celle qui est scientifiquement programmée pour nous aimer, quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise. J’avais encore la gorge serrée mais je réussis néanmoins à lui dire, sur un ton triste :

« Tu sais Tyler, tu t’en rends sans doute pas compte mais si t’as ma mère te dis ça, c’est qu’elle a sans doute raison. Et crois-moi, si j’avais su que je perdrais ma mère aussi tôt, je l’aurais écouté sur bien des choses. »

Ce n’était pas de la méchanceté. Juste une réalité. On se rend compte de la valeur de quelqu’un qu’une fois qu’on l’a perdu. Cette phrase était tellement vraie. En tous cas pour moi. Je n’eus pas le courage de relevé les yeux vers lui, bien qu’il ait décidé de s’approcher de moi. Mon cœur s’accéléra. Je ressentis un frisson au moment où il décide d’approcher sa main. Mais je reste figé sur le livre. Je n’ose pas le regarder. Encore moins lorsqu’il décide de me faire une déclaration d’amour digne de… Je ne sais pas trop qui d’ailleurs. Mais elle était belle sa déclaration, il fallait bien l’avouer. Je ne savais pas quoi répondre. Une larme roula le long de ma joue. Pourquoi il faisait ça ? Pourquoi il le faisait maintenant ? Lorsqu’il me dit que je pouvais partir, je n’attendis pas plus pour me lever, ranger mes affaires dans mon sac et prendre la direction de la porte. Je m’arrêtai dans l’encadrement de la porte, essuya les larmes qui coulaient en silence le long de mes joues et me retourna pour lui dire :

« Ne crois pas que je suis indifférente à ce que tu viens de dire. C’est juste que j’ai arrêté de croire en nous le jour où t’as décidé de me quitter. Et je ne sais pas si, un jour, j’arriverais à te faire de nouveau confiance. » Je marquais une brève pause avant d’ajouter : « T’es un mec bien, sache-le. Et tu mérites vraiment d’être heureux. Mais pour l’instant, je sais plus trop où j’en suis que ce soit avec toi ou avec les gens, en général. Je ne sais pas si on est vraiment voué à l’échec. Peut-être que oui. Peut-être que non. Mais j’ai besoin de temps. »

Je lui fis un bref sourire, avant de partir à travers les couloirs. Je voulais rentrer chez moi. Je savais que j’allais cogiter sur ce qu’il venait de dire. Et puis, je ne voulais pas non plus me précipiter. Il y avait Aloysius à prendre en compte dans l’équation. Lui, il n’avait rien demandé de tout ça. Si je ne lui avais pas parlé ce jour-là, je ne l’aurais jamais connu. Peut-être que tout serait plus simple. Et encore…
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