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COLD COFFEE 2.0
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« L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. »

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MessageSujet: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Dim 8 Fév - 0:17

Teodora && cie
 L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil.

c'est en se levant qu'on se rend compte qu'une journée va être différente. en même temps, ça fait bien plusieurs jours que j'attends ça. que j'attends de me réveiller et qu'on soit le jour J. le jour du chaos, du sang. le grand foutoir qu'on va mettre dans cette paisible petite ville. alors pour moi, c'est un grand jour mais pour eux n'en parlons pas. je sais déjà que les journaux ne vont cesser d'en parler. que les gens n'auront que ses mots à la bouche. seulement, nous n'allons pas faire dans la dentelle ou dans la précision. une tuerie réussit et une tuerie où le sang a coulé à flot et où les victimes ne se comptent pas sur les doigts. certains diraient que c'est de la folie de faire ça juste pour cacher un seul meurtre. ce n'est pas de la folie, c'est de l'envie. l'envie de s'amuser un peu, de casser cette routine qui en devient tellement puérile et dégoulinante. qui n'en aurait pas marre de devoir supporter ce trop plein d'amour, de bonheur, de gaieté. à New-York, pas besoin de leur faire peur, ils avaient peur naturellement. la ville regorgée de violence, de meurtres, de délits. j'avais déjà vu certaines personnes ne pas sortir de chez elle à partir du certaine heure. et puis pas besoin de cacher un meurtre par une tuerie, il suffisait de l'enterrer sur un terrain vague ou le jeter dans le fleuve. le soleil n'est même pas encore levé alors que je me glisse en dehors du lit tout doucement. j'attrape l'un des t-shirt de Kris qui traine sur le sol. je l'enfile et je sors en dehors de la chambre. je m'attache les cheveux tout en descendant les marches. un chignon fait vite fait mais qui suffirait amplement. je me prépare un café et c'est avec ma tasse que je vais enfiler un débardeur et un bas de survêtement. je cours tous les matins. une routine que je continue à suivre. j'en ai besoin. une sorte de besoin vital qui me permet de penser tranquillement ou bien de m'évader. je sors de l'immense maison après avoir fini ma tasse de café. je respire l'air frais tout en voyant le soleil qui commence doucement à se lever. je respire un grand coup et je commence à courir. dès l'instant où l'air remplit mes poumons, je ne peux m'empêcher de sourire. il y a bien une chose que je préfère faire ici, c'est courir. à New-York, on n'a pas la chance de respire un air si pur, de se sentir si libre. on entend les voitures, les klaxons... et même si on va à Central Park avec le chant des oiseaux et les vieilles dames qui nourrissent les pigeons. il faut parfois trouver des avantages quand on est quelque part. j'en ai désormais un ce qui est déjà pas mal au vue de tous les trucs qui me manquent. je sens mon portable vibré de nouveau dans ma poche. je le regarde. un numéro inconnu. le même numéro depuis un petit moment. je sais parfaitement qui sait. je sais qui se cache derrière ce numéro. en envoyant une lettre, je ne pensais pas qu'elle essayerai de me parler. je pensais pas qu'elle voudrait me parler. elle m'a abandonné, elle m'a laissé toute seule alors que je l'ai supplié de rester avec nous. elle a fait son choix. il fallait que je lui dise pour nos parents. je n'avais pas le droit de garder ça pour moi. je ne pensais pas que la lettre arriverait puisque ce n'était qu'une vieille adresse. cependant, elle l'a réussit. je me rappelle encore de son premier message. je me rappelle encore de sa voix en me disant qu'elle avait besoin qu'on parle, qu'elle avait besoin de savoir. qu'elle avait le droit d'être au courant des détails, de l'emplacement de la tombe. " tu dois sûrement me détester mais je dois savoir. tu n'as pas le droit de m'envoyer une lettre et de ne rien me dire de plus. réponds s'il te plait, Teodora. tu ne peux pas m'éviter longtemps. je ne cesserais d'appeler." elle a encore les gênes des Macek. ça coule dans son sang donc pourquoi vouloir partir en France et décidait de faire sa vie là-bas. au départ, c'était pour ses études mais après elle n'est plus revenu. je range mon portable. elle ne va pas gâcher mon jour surtout pas aujourd'hui ça doit bien faire une heure que je cours à en voir le ciel. il fait désormais totalement jour. ma respiration est saccadée. je pense que j'ai parfaitement couru. encore quelques minutes et je serais devant la maison de Kris. enfin devant la porte d'entrée, je m'arrête, pose mes mains sur mes genoux et reprend ma respiration. j'étais tellement bien. je me sens prête. je me sens prête à la tuer, à lui enlever la vie. il me faut seulement quelques minutes pour être prête. une douche. une tenue adéquate : pantalon, débardeur et veste en cuire, tout de noir vêtu. assortit au jour que ça va être. il me reste plus qu'à prendre mes armes. un couteau que j'enfile dans ma botte droite. l'arme que m'a offert mon père à mes seize ans que j'ai récupéré. mon arme fétiche et l'arme avec laquelle je veux tuer son ex-femme. je ne veux pas la tuer avec autre chose. je la glisse dans mon dos coincé dans mon pantalon. par contre, je prends deux autres armes. deux autres armes que j'arrive à cacher. une tuerie demande son lot d'armes. c'est avec un sourire que je quitte de nouveau cette maison. dans quelques heures à peine, je reviendrais avec des papillons dans le ventre, avec des étoiles dans les yeux, avec des frissons de bonheur. je serais sur une autre de nuage comme à chaque fois que je tue une personne. ça me met dans une euphorie que je ne pourrais expliquer. Kris m'a appris certaines choses sur Olivia. je sais où elle travaille et c'est là-bas que je vais en finir avec elle. je pousse la porte du magasin de lingeries. un magasin de lingeries ! qui aimerait tenir un magasin comme ça. ça doit être d'un ennui mortel et tellement long de se dire qu'il faut attendre que des clients viennent. des clients pas toujours agréables, des chiants, des pervers, des idiots. cependant rien qu'avec un regard, on sait qu'elle vend assez de trucs pour faire craquer les hommes. je ne pense pas que les hommes s'attardent tant que ça sur la lingerie. c'est ce qu'il y a à l'intérieur qui leur plait bien plus. il y a cette blonde dans la boutique. elle correspond à la description de Kris. on peut pas dire qu'elle est de mauvais goût. au contraire, n'importe quel homme serait ravis de la mettre dans son lit. un visage beaucoup trop angélique. rien que la regarder me donne envie de la frapper. il y a des choses qu'on n'explique pas et qu'on peut expliquer en même temps. je l'ai toujours détesté et ça depuis l'instant où je savais qu'elle était la femme de Kris. qu'elle avait pris cette place que je voyais comme la mienne. je m'avance vers le comptoir de ma démarche assuré. ça serait trop facile de la tuer directement. c'est plus drôle d'en profiter pour la manipuler un petit peu avant. elle ne sait pas qui je suis. elle ne me connait pas. je suis une parfaite inconnue pour elle.   « je présume que vous devez être Olivia. vous êtes exactement comme je le pensais. » ma  main dans mon dos, je touche mon arme. j'aurais tellement envie de la tuer tout de suite. de lui mettre une balle entre les deux yeux. mais en même temps, j'ai envie de lui faire comprendre qu'elle a perdu. qu'elle n'a plus la même chance qu'avant. je passe la main dans mes cheveux la regardant avec mon regard ténébreux. le regard de la mort. le regard qui en dit tellement long quand on me connait. « tu penses que tu es assez protégée dans cette petite boutique. tu ne devrais pas. il peut arriver tellement de choses. si j'étais toi, je me serais pas levé ce matin.» dis-je malicieusement en faisant quelques pas.   


Dernière édition par Teodora Macek le Mer 11 Fév - 16:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Dim 8 Fév - 11:56

Je n'avais pas réussi à beaucoup dormir cette nuit. J'en ignorais la raison, mais je m'étais tournée et retournée dans mon lit, sans parvenir à trouver le sommeil. J'avais comme un mauvais pressentiment. Pourtant, il n'y avait aucune raison à cela, n'est-ce pas ?

Quoiqu'il en soit, lorsque mon réveil sonna, j'étais déjà réveillée. Je l'éteignis d'un geste brusque, avant d'enfouir mon visage dans l'oreiller. Je ne voulais pas me lever. Je voulais dormir. Rester au chaud. Pourtant, malgré mon manque de motivation, je finis par rejeter les couettes, et je me traînais sous la douche. Une douche chaude. Longue. Délassante. Qui me donnait presque envie de retourner dans mon lit.

Mais en sortant de la douche, je n'ai pas cédé. J'ai appliqué quelques crèmes sur mon visage, et un maquillage léger. Juste de quoi cacher mes traits tirés par la fatigue. Après quoi, j'enfile un petit short en jean, noir, et un chemisier blanc, fait dans une matière qui rappelait les voiles, légèrement transparents par endroits et surtout aux épaules et aux bras. On voyait à peine les sous-vêtements blancs que j'avais assortis.

Pour finir, je tressais ma chevelure sur le côté, et je glissais mes pieds dans une paire d'escarpins noirs à haut talon et à plateforme sur le devant. Prête, je n'eus qu'à décrocher ma veste de cuir noire de la penderie, et mes clés avant de partir.

Le soleil était déjà levé. Je m'arrêtais au café, et je pris un chocolat chaud, à emporter, avec quelques viennoiseries. J'arrivais à la boutique la première. Comme j'avais les clés, je commençais à préparer, buvant mon chocolat en même temps. Le téléphone sonna une fois, dix minutes avant l'ouverture. C'était ma chef. Elle ne pourrait pas venir ce matin, elle arriverait dans l'après-midi. J'étais donc toute seule jusqu'à treize heures.

Je soupirais, puis me remit à ranger en rayon. Je ne tardais pas à ouvrir la boutique, allumant toutes les lumières. Les clients n'étaient pas très nombreux le matin en général. Ce devrait être tranquille. Pourtant, alors que j'entre les nouveaux stocks sur l'ordinateur, au comptoir, la sonnette annonce l'arrivée de quelqu'un. Une cliente. Je ne l'ai pas vue auparavant. Ou alors, je n'ai pas fait attention. Mais en général, je n'oublie pas un visage.

Elle s'approche, et commence à parler. Je ne comprends pas bien là où elle veut en venir. Fronçant doucement les sourcils, je l'écoute toutefois. Ce qu'elle me dit par la suite rejoins mon pressentiment. Mais pourquoi ?

« Oui, c'est bien moi. Mais je n'ai pas l'impression de vous connaître.

Elle me met mal à l'aise. Inexplicablement. Peut-être est-ce son regard sombre, qui me fixe comme si elle essayait de me tuer d'un regard ?

« Que pourrait-il donc m'arriver ? Quelqu'un va essayer de me tuer ? Ironisais-je, sans savoir que j'étais on ne peut plus proche de la vérité. »

Je l’étudiais, sans parvenir à trouver d'où me venait ce malaise en sa présence.

« Peut-être pourriez-vous me dire qui vous êtes, comme vous me tutoyez si familièrement ? »
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Dim 8 Fév - 14:59


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Je suis encore dans un demi-sommeil comateux lorsque j’entends les draps se froisser à mes côtés. Le corps tiède que mon bras enveloppait doucement jusqu’à ce moment précis se détache de moi et quitte le lit, et les yeux à moitié ouverts, je peux décrire la silhouette de Teodora qui déambule dans la chambre puis se penche pour se redresser, un de mes t-shirts à la main. Je fais semblant de dormir, un petit sourire imperceptible aux coins des lèvres. Je connais déjà sa routine, mais aujourd’hui le programme est légèrement différent. Dans mon bureau, une croix rouge a été marquée au calendrier. Dans quelques heures, la petite bourgade de Siloam Springs ne sera plus aussi calme qu’elle l’était. J’entends la porte de la chambre grincer puis se refermer doucement. Je me tourne sur le dos et fixe le plafond un instant, me demandant si je devrais me lever maintenant moi aussi, ou profiter des quelques moments de solitude bienfaitrice dont elle me fait cadeau en disparaissant ainsi. Il en faut toujours, sinon on deviendrait sans doute complètement fou. Je place devant moi ma main gauche, regardant mon annulaire nu qui affichait toujours une alliance il y a de cela presque deux semaines. Je me demande où celle-ci s’est retrouvée, maintenant. Probablement que le concierge l’a pris et revendu. Il pourrait presque se payer une voiture neuve avec le bijou. Aujourd’hui, je m’apprête à couper le dernier lien qui m’attache à ce mariage. Pourtant, il y a sept ans déjà que l’on a divorcé. Le divorce n’est pas assez, elle en sait trop et pourrait vendre la mèche. Je refuse de retourner en prison, pas pour une histoire de vengeance stupide. Bien que je sois conscient des enjeux de notre plan. Les choses pourraient très bien mal tourner. Cette fois-ci, je gagnerais beaucoup plus que sept ans. Je chasse la pensée négative. Tout a été prévu de toute façon. Si ça tourne mal, il y a quelqu’un pour prendre le blâme. Avec un peu de persuasion – et de chantage bien entendu, il s’est montré plutôt coopératif. J’ai tout de même une légère boule dans l’estomac qui m’empêche de me rendormir paisiblement. Je devrais, pourtant. Je suis revenu tard hier, ayant travaillé plus longtemps pour ne pas avoir à passer au club aujourd’hui. Je n’aurai certainement pas le moral à ça, j’aurai sans doute beaucoup plus envie de fêter notre victoire que de comptabiliser des factures. J’entends bientôt la porte principale qui claque et je roule une nouvelle fois dans le lit, passant ma main sur l’espace vide qu’occupait Teodora. Dormir seul ne me manque pas. Je ferme les paupières, me rendormant le temps de ce que je crois être quelques minutes, rêvant au scénario dont nous parlons depuis la première fois où elle a envahi mes draps.

Je me réveille en sursaut et fixe le réveille-matin, constatant que je me suis assoupi plus longtemps que je ne l’ai cru. Il fait jour à présent et je peux constater que Teodora est déjà partie en remarquant les vêtements de sport qui traînent sur le plancher. Je murmure quelques jurons en serbe, elle aurait pu au moins me réveiller. Je me tire du lit vivement, puis passe une main sur mon visage pas tout à fait réveillé. Je passe à la salle de bain et me jette un peu d’eau froide, frissonnant au contact qui a le mérite de me sortir de ma transe. J’abandonne l’idée de la douche. Tant pis, de toute façon j’en aurai grandement besoin plus tard. J’enfile des vêtements neutres, sélectionnant la chemise et le pantalon que je suis prêt à sacrifier pour l’occasion, puis attrape les survêtements de Teo qu’elle a laissé traîner sur le sol, les jetant dans la corbeille à linge sale. Les jeunes parfois je vous jure, tellement à la hâte qu’elles en oublient des trucs super simples. Je passe dans mon bureau et ouvre les tiroirs d’une grande armoire. Je vois des couteaux, mes armes préférées. Toutefois aujourd’hui, ce ne sera pas approprié. Ce serait désordonné et moins subtil à dissimuler. Je regarde les fusils, je devrais m’en tenir à des petites armes banales, celles que tous les vendeurs ont dans leur inventaire. J’attrape le petit .45 de Smith&Wesson, un petit pistolet semi-automatique. Facile d’usage, rapide, ennuyeux en bref. Je me vois bien mal m’armer des AK et de Kalashnikovs, en pleine rue on aura fait mieux en matière de discrétion. Le glissant sous ma ceinture après avoir bien entendu vérifié que tout était verrouillé, je continue de regarder ma collection, bien qu’assez allégée. Je ne garde pas tant d’armes chez moi, c’est plutôt incriminant comme technique. Je prends un petit Beretta qui disparait dans la poche de mon pantalon. Je préfère les petits fusils, plus faciles à dissimuler. Je cède à la tentation et attrape un couteau à cran d’arrêt que je glisse à ma ceinture. On n’est jamais trop prudent de toute façon. Et ce n’est pas comme si j’étais forcé de l’utiliser.

Je regarde l’heure et je me hâte. J’hésite à prendre ma voiture, puis finalement juge que ce serait une idée pas si mal, au cas où il faudrait dégager en vitesse. Je passe par le garage, sortant la Audi de sa cachette. La boutique d’Olivia n’est pas si loin, de toute façon, puis je ne dois pas être si en retard. Connaissant Teo elle va jouer un peu, elle ne la tuera pas tout de suite. Du moins je l’espère. Les grosses villas défilent devant mes yeux et bientôt disparaissent alors que je tourne sur une rue non résidentielle. Je passe devant le club, devant quelques bars aussi, puis effectue un autre tournant pour me rendre au centre-ville. Je me gare à deux rues du magasin, décidant de faire le reste du chemin à la marche. Il ne fait pas spécialement frais dehors. Le soleil plombe sur l’asphalte, faisant scintiller celle-ci. Rien ne semble présager ce qui va se passer aujourd’hui. Il y a déjà quelques passants dans la rue qui vaquent à leurs activités quotidiennes. Certains ne verront peut-être pas la fin de cette journée ensoleillée. Je souris, surtout pour moi-même. Je peux bientôt voir la façade du magasin qui se dresse devant moi et mon cœur fait un bond dans ma poitrine lorsque je vois Olivia derrière le comptoir, ainsi que la jeune femme devant elle à la caisse. Teodora n’a visiblement pas chômé. Je me poste discrètement près de la porte vitrée, de façon à ce qu’elle ne me voit pas. Je ne peux rien entendre évidemment. J’entendrai seulement le coup de feu et le cri. Et là ce sera mon tour. La boule que j’avais dans le ventre tout à l’heure semble avoir grossi. J’ai peur que le plan échoue, et je sens une légère pointe de culpabilité pour ce qui va se passer d’ici quelques minutes. Olivia mourra sans réelle nécessité. La raison de sa mort n’est pas vraiment valide, je ne crois pas qu’elle me dénoncerait réellement à la police simplement parce que j’aurais décidé de la quitté. C’est un pur caprice. Je couvrais Olivia de cadeaux, de bijoux et de produits de luxe, et j’offre des sacrifices à Teodora. Ce que femme veut, Dieu le veut qu’ils disent. J’allume une cigarette, regardant calmement autour de moi, cherchant la première victime des yeux. Une femme avec un enfant. Je baisse les yeux. Peut-être pas celle-là. Je regarde un jeune qui s’avance dans la rue de façon nonchalante en regardant son téléphone, coupant la circulation. Oh, lui je ne me gênerai certainement pas.


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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Dim 8 Fév - 16:46

l’humanité souffre et je souffre avec elle.

Je me réveille en sursaut. J'ai encore fait un cauchemar. C'est devenu habituel chez moi, tout ces mauvais rêves. Pourtant, je me sens étrangement mal au réveil de celui-là, comme une angoisse enfouie qui aurait tenté de sortir de sa prison. Je sors de mon lit, envoyant valser les couvertures et frissonne. Il fait encore frais le matin à Siloam alors j'attrape un gilet et le passe autour de mes épaules. Mon regard croise celui d'un miroir, et je me détaille. Mes cheveux châtains reposent sur mes épaules, j'ai des cernes sous mes yeux verts. Je ne suis pas très grande mais je suis assez forte pour battre un homme. Au bout d'un moment, il me semble apercevoir quelque chose derrière moi et je me retourne : rien. Même si mes crises de paranoïa ce sont calmés, ça ne m'empêche pas de craindre n'importe quel bruit.

C'est un gargouillement qui me fait diriger vers la cuisine. J'empoigne le paquet de céréales à l'abandon depuis hier matin et en mange par poignée. Je me prépare aussi un café, pour tenir le coup durant la journée. Car qui dit journée entière, dit café fort et cigarettes. Mon café a la main, je cours fouiller dans ma chambre semblable à un foutoir mon paquet de cigarettes, et lorsque je tombe dessus, il est vide. Véritablement vide. Je pousse un juron qui ressemble plus à un grognement dans mon appartement. Il va falloir que je sorte, et Dieu sait combien je déteste le marchand d'en face : d'abord parce qu'il me dévisage comme un animal de foire, et qu'en plus, son assistant s'amuse à me draguer. Géniallissime. Je bois mon café d'une traite, sachant pertinemment que j'en reprendrais un ailleurs, prends une douche rapide et en profite pour me coiffer, enfile un jean et un pull avant de descendre affronter la ville à son réveil.

Lorsque le vent frais s'engouffre dans mes poumons, je ne peux pas m'empêcher de l'expirer pour en faire de la fumée blanche, comme lorsque j'étais enfant. Un sourire se dessine sur mon visage et je baisse les yeux, les mains dans les poches pour avancer sans avoir froid, en direction du tabac le plus proche. Une fois mes achats fait, je sors de là, sans savoir quoi faire à présent, et sans me douter un instant de ce qu'il se passe.

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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Lun 9 Fév - 22:08


L'heure la plus sombre...


Journée pleine de promesses. On était encore en plein cœur de l'hiver. Seth avait l'impression que le temps ne changait pas. Les marches glacées ne s'arrêtaient jamais, et depuis qu'il avait eu un accident de voiture, il se déplacait constamment à pied, faisait attention au moindre de ses pas, guettant les faux-mouvements qui le précipiterait à même la chaussée. Il avait hâte que tout cela se finisse. Pour autant, c'était le soleil qui se profilait à l'horizon. Il aurait du être joyeux. Il l'était, il avait tout pour l'être, même si la menace grandissante d'Eden Pastrow ne pesait pas sur sa tête à longueur de journée. Dernièrement, il avait passé beaucoup de soirées, à commander de la nourriture par flemme de se déplacer. Les filles rentraient chez lui comme dans un moulin, mainteannt qu'il avait compris qu'il ne valait pas toujours la peine de se casser la tête à chercher un hotel pas cher pour une passe. Cela lui évitait bien des désagréments quand on savait s'y prendre. Mais il en avait assez de la bouffe industrielle, des vins de premier prix ramenés par les conquètes et des boites de pizza entassées dans la poubelle. Pour autant, temps qu'il ne recevait pas ses parents ou une personne de toute autre importance, faire la cuisine ne l'emballait pas. Peut être que, s'il lui était resté des canettes de bière, il n'aurait pas pris la peine de sortir. L'appel de la bière était plus fort que celui du canapé.

Toujours le même manteau, la même écharpe, la même musique sur l'ipod, la même porte à ouvrir et les quatre escaliers à descendre. Sa vie n'était que monotonie. Peut être devrait-il penser à déménager ? L'avantage était qu'il était près de tous les commerces. Le supermarché n'était qu'a quelques rues de distance. Dix minutes de son temps et il retrouverait la chaleur de son appartement. Seulement dix minutes. Pas plus. Le temps d'acheter des canettes. Il s'avanca à pas lents dans l'avenue, dépassant le spa et un magasin de lingerie ou une femme brune venait d'entrer, faisant tinter la sonnette. Il continua son chemin, longeant d'autres commerces auxquels il ne lancait pas un regard. Seul le Walmart, au bout de la rue, comptait, l'appelait. Il ne jeta pas un regard un arrière. Peut être aurait-il du. Bien des choses se passaient derrière lui, le silence frémissant s'installant peu à peu. Il croisa une jeune fille blonde qui sortait du tabac. Il lui fit un vague sourire, mais pas plus. Il aurait pu s'arrêter et taper la discute avec elle. Peut être qu'il aurait du le faire ça aussi. Ce chemin n'était qu'une suite de mauvais choix. Il le regretterait peut être un temps, de ne pas avoir renoncé à l'alcool, et de ne pas avoir alpagué cette jeune femme. Oui, s'il avait su.

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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Mar 10 Fév - 14:27

ultraviolence.

il est encore tôt lorsque je sors de mon lit, enroulée dans une couveture qui ballaie le sol à chacun de mes pas. bonnie ne doit sûrement pas être debout et le chien est actuellement chez aedan, que je n'ai pas vu depuis un petit bout de temps déjà. sur un coup de tête, je lui envoie un sms, un simple salut puis sans attendre de réponse, je me dirige vers la salle de bain et, encore toute ensommeillée, je prends une douche. une fois sortie, je me permets même de trainer en serviette dans l'appartement, car je sais que si mademoiselle la colorée débarque tout d'un coup, elle sera plus que ravie de me voir comme ça. une fois coiffée et habillée, je me décide de sortir, pour acheter le café pour bonnie et moi dans le Starbuck du coin : je lui dois bien ça depuis la dernière fois.

j'enfile écharpe, bonnet et bottes, avant de laisser un petit mot sur le frigo. salut la feignasse ! si tu te réveilles et que l'appart est vide, c'est que je suis sortie. pourquoi ? surpriiiiise. xxx mauve. je l'accroche et sors de l'appartement, sans me douter un instant de la surprise qui m'est prévu dehors. une fois à l'extérieur, je me met en route pour le Starbuck, en pensant à la tête que me fera bonnie quand je rentrerais, le petit déjeuner à la main. je marche sans regarder devant moi, sans prêter attention à l'homme qui sourit à une jeune femme blonde, à cette brune qui rentre dans ce magasin, à tout ces gens, ces visages inconnus qui, d'un jour où l'autre, peuvent disparaître par un simple coup joueur du destin.

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fatale

attend... j’en étais où... le problème c’est que même si tu m’disais j’adore j’te croirais pas. je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. j’suis perdue. attend. j’ai pas fini. dis moi qu’tu m’aimes, dis moi juste que tu m’aimes parce que moi j’oserais jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu. sauve-moi. j’t’en prie.
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Mar 10 Fév - 20:56


Encore une journée de merde en prévision. Allongé sur mon canapé, je m'étais endormie – une nouvelle fois – là où je m'étais trouvé. Hier soir avait été une soirée plus que banale pour moi. Alcool, drogue, sexe. Comme tous les soirs depuis huit ans, j'essayais d'oublier. Oublier Talya et le manque que je ressentais constamment en sa présence. Je ne devais plus penser à elle. Et encore moins la voir mais pourtant, j'avais été la voir pour la troisième en quelques semaines. Je n'arrivais pas à l'oublier, à vivre sans elle. Pourtant, elle était dans la police. Je ne pouvais pas prendre le risque qu'il puisse lui arriver un truc par ma faute. Siloam était une petite ville et les gens parlaient beaucoup. Je devais donc faire super gaffe à ce que je faisais et disais. Et aux gens que je fréquentais. Ma vie était chaotique ces derniers temps. Surtout ma vie sentimentale. Azalyne n'était pas très disposée à discuter en ce moment donc je ne voulais pas trop l'emmerder avec mes soucis. Pour éviter de trop penser à tout ça, je me ruais sur le travail. Le trafic d'armes mais aussi réparer les bagnoles des clients au garage. Je me rendais aussi à la salle de sport pour me défouler et entretenir mon corps. Il avait toujours été hors de question que je me laisse aller bien que je mangeais n'importe quoi, n'importe quand.

Je me levais donc. Me passant les mains sur le visage, je tentais désespérément de me réveiller. Le bouteilles de bière sur le sol, ainsi que les paquets de chips m'obligeaient à faire attention où je mettais les pieds. À la cuisine, je me servis un café sauf que – malheureusement – il n'y avait plus une seule goutte de café dans ma cafetière. « Bordel, ça commence bien ! » Enfilant un jean qui traînait par terre, j'allais récupérer une chemise lavée mais non repassée. Je ne pouvais pas commencer la journée sans boire un café. Dehors, l'air était frais. J'avais juste mis ma vieille veste en cuir. J'étais à la recherche d'un café ouvert ou le supermarché tiens. Sur le chemin, j'avais allumé une cigarette comme à mon habitude. Avec le café, la cigarette était ma seconde addiction. Non la troisième en fait. Ma toute première addiction, celle qui arrivait sur le haut du podium, c'était Talya. Elle était encore pire que la drogue sauf que celle-ci, elle n'était pas nocive pour moi. Quoi que.. Je me promenais les mains dans les poches, la clope à la bouche. J'étais tranquille mais je ne sais pas pourquoi, je pressentais que cette journée n'allait pas être aussi tranquille que cela..
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Mar 10 Fév - 21:46



❝One shot, one gun shot, and BAM❞
Toi & Moi
C'était un matin comme les autres, Aaron se réveilla en douceur par un baiser de sa fiancée, Max avait le sourire aux lèvres, elle semblait insouciante et épanouie, c'était assez suspect vu les petits problèmes qu'ils avaient en ce moment, mais peu importe au final, c'était chouette de la voir heureuse.

La mâtinée se passa banalement, le petit train train quotidien, petit déjeuner, douche... Max partait avant lui pour travailler donc elle le laissa dans la salle de bains avec un baiser sur la joue et un joyeux "A ce soir mon cœur !". Ayant la bouche pleine de dentifrice, Aaron se contenta de sourire et termina de se préparer tranquillement.

Il était tôt encore et aujourd'hui, c'était à lui d'ouvrir la bibliothèque, il ne pouvait s'empêcher de penser à Margo, il avait égoïstement envie d'aller la voir avant le travail, mais il ne pouvait pas tout simplement, peut être dormait-elle encore, il pouvait déranger et il savait que s'il la voyait ça ne serait pas une heure ou deux qu'il passerait avec elle, mais toute la journée... Le jeune homme souffla et sortit son ordinateur portable pour écrire un peu. Il avait cette envie depuis toujours d'écrire un livre et de pouvoir peut être un jour le publier. Il resta bien dix minutes à fixer l'écran avec la page blanche mais impossible de trouver l'inspiration, il n'arrêtait pas de penser à elle.

Aaron referma l'ordinateur en soupirant et prit ses affaires de sport avant de sortir, c'était son truc d'aller se défouler là-bas quand il pensait un peu trop à des choses qu'il ne devait pas penser et il y aller de plus en plus souvent. Depuis quelques semaines, sa carte d'adhérent n'avait jamais était aussi rentable, plus il se dépensait physiquement, moins il se sentait coupable.

Aaron sortit et prit la voiture et se dirigea vers la salle de sport. Il se gara dans le parking le plus proche et sortit avec son gros sac. Le jeune homme prit son téléphone pour envoyer un message à Margo, mais en traversant, il ne vit pas qu'il y avait une voiture, "Oh pu...naise" Heureusement pour lui, elle avait de bons freins, il s'excusa auprès du conducteur avec un geste de la main et marcha tranquillement vers le Curves rangeant son portable renonçant à envoyer ce sms.


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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Mar 10 Fév - 23:39

« L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. »
Tous les citoyens de Siloam Springs & Co
Encore une nouvelle journée à Siloam Springs. J'étais arrivée en ville depuis quelques semaines maintenant. Je commençais à être installée, à avoir ma petite routine quotidienne. Les journées n'étaient malgré ça pas encore devenues monotones. Depuis que j'étais en ville, j'avais fait pas mal de rencontres et mes jours étaient tous différents. Un jour Seth au café, là c'était plutôt le côté garce manipulatrice qui était ressortis. Pourir la vie de cet homme était je crois mon passe-temps favoris. Un autre jour, avec Liam ou plutôt le temps d'une nuit. Il y avait aussi la petite Joey à l'avenir prometteur. Bien que chaque jours je doive partir au travail. J'avais une boite à faire tourner du haut de mes vingt-six ans. La journée d'hier avait été mouvementée, j'étais rentré tard avec toute une tonne de paperasse et je m'étais couchée directement après une bonne douche bien chaude pour oublier le froid glaciale qui régnait à Siloam Springs. Ce matin le réveil avait sonné tôt. J'avais pas mal de boulot encore. Je m'étais alors réveillée rapidement, je n'aimais pas trop rester traîner au lit car c'était le risque que je me rendorme derrière. J'avais quitté le lit, ouvert aux chiens pour qu'ils aillent dans le jardin, fait chauffer mon café et pendant ce temps pris une douche. Les cheveux en batailles, les yeux légèrement collés. Je n'étais définitivement pas du matin. Tout en buvant mon café, je fumais ma première cigarette du matin. Le temps passa bien vite et  presque en retard, je pris tout aussi vite le chemin pour le travail. J'y allait à pied. N'ayant pas terminé de boire mon café, je le transférais dans un thermos, je m’arrêterais au café seulement pour manger un croissant ou un bagel. J'aimais marcher le matin en me rendant jusqu'à mon entreprise. Cela me permettais de me ressourcer un peu et même si c'était en plein hiver, de profiter un peu de l'air frais. Je mettais un peu plus longtemps qu'en voiture, mais ça m'était égale. C'était tôt le matin, la rosée matinale se faisait sentir. Sur le chemin je pensais déjà à comment allait se dérouler ma journée. J'allais surement arriver dans les bureaux vides. Poser ma veste sur ma chaise, attendre les employés tout en commençant le travail. J'étais comme ça, une acharnée du travail. Il fallait que je sois organisée. Je ne m'imaginait pas le moins du monde que la journée que je prévoyais dans ma tête allait tourner au cauchemar.

Quelques pas plus tard, j'arrivais enfin en ville. Je fus assez surprise en arrivant sur les lieux de Downtown. Il y avait pas mal de monde dans les rues. En marchant jusqu'à mes bureaux, je croisait alors une jeune femme qui entrait dans un magasin de lingerie, suivit d'une autre qui entrait dans un bureau de tabac et le temps que je marche jusque-là en ressortit aussitôt. Mon thermos de café en main, tenue par une main recouverte d'un gant car le froid me gelait les doigt, je continuais à marcher pour rejoindre Pastrow Industries. De nombreux habitants parcouraient les rues. En fait plus que ce que j'aurais imaginé. Le soleil avait légèrement pointé le bout de son nez. C'est sûrement pour ça que tous le monde avait décidé de sortir ? Ou d'autres, comme moi se rendaient tout simplement au travail ou autres. De toute façon qu'est ce que j'en avait à faire au fond ? Je marquais alors un court arrêt dans un café. Je commandais un bagel et un croissant. Le serveur me le mis dans un sac en papier. Je repris alors normalement le chemin vers le travail.
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Mer 11 Fév - 17:31

Teodora && cie
 L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil.

l'heure est sombre mais l'excitation est bien présente. chaque membre en est parcourut. c'est affolant comme une tuerie peut me faire revenir en arrière et me faire redevenir une enfant à qui on a offert le cadeau qu'elle attendait depuis toujours. je ne cherche pas à être gentille, à jouer le parfait rôle de la cliente venu chercher de la lingerie. en même temps, je n'ai pas la tête à en acheter. « oui c'est bien moi. mais je n'ai pas l'impression de vous connaitre.» première chose, j'ai bien fait le rapprochement entre la photo que m'a montré Kris et la fille que j'ai en face de moi. en même temps, au vue des informations qu'il m'a donné, je ne pouvais pas me tromper. cependant, je préfère faire la bonne chose. je n'ai pas envie de tuer une parfaite innocente. pas que ça m'a dérangé par le passé mais dans cette ville, ce n'est pas l'idéal. trop petit pour commettre une erreur. il est clair qu'elle ne me connait pas. elle ne m'a jamais vu. pour elle, j'ai tout de la fille banale inconnue au bataillon. c'est ce qui me plait. je peux m'amuser un peu avec elle avant d'en finir avec elle. j'ai bataillé avec Kris pour être celle qui mettrait fin à sa vie. j'ai réussi à le faire céder, j'ai réussi à avoir ce précieux accord. « que pourrait-il donc m'arriver ? quelqu'un va essayer de me tuer ? » elle est pas loin du but quand on y pense. elle se trompe juste sur la personne. ce n'est pas quelqu'un, c'est moi. elle était marié avec un homme qui travaille dans l'illégalité et elle pense qu'elle peut avoir une vie paisible. elle a bien eu de la chance de n'avoir jamais eu le droit à ce qu'on s'en prenne à elle. des truands n'auraient pas hésité par vengeance ou autre chose. « peut-être pourriez-vous me dire qui vous êtes, comme vous me tutoyez si familièrement ?» c'est tellement drôle de savoir que je la connais et qu'elle ne me connait pas. j'ai toutes les cartes en main. je suis celle qui mène la danse. j'ai tout en main pour la faire tomber, pour en finir avec elle. j'ai juré de la faire souffrir. je n'ai pas arrêté de dire que j'en profiterais pour m'amuser, pour le dire des choses qu'elle ne connait pas. elle ne sait rien de ma relation avec Kris. elle a pensé qu'il était toute la semaine en voyage d'affaire à l'étranger alors qu'il était avec moi dans sa maison. toute une semaine ensemble à préparer ce plan mais en même temps à faire d'autre chose. on peut pas dire que le temps prenait autant de temps. on avait pleins de temps libre pour faire d'autres choses. la maison a eu le droit aux cris de nos ébats et ça n'a pas été seulement dans un lit. on a pû inaugurer de nombreux meubles, des tapis, des sols. je peux encore ressentir l'excitation et l'état dans lequel j'étais après chacun des orgasmes qu'il m'a donné. « tu n'es pas très loin du but, tu te trompes juste sur la personne. » j'ai envie de voir naitre dans son regard la peur. j'ai envie qu'elle se dise qu'elle va être au bout de sa vie. que ça terminera ici dans ce magasin pas très glorieux avec une personne qu'elle ne connait même pas. pas une fin dont rêve tout le monde; cependant, elle ne sait pas de quoi, je suis capable. je suis vicieuse et cruelle. je suis capable de torturer une personne pendant de journée sans avoir envie de la tuer, sans être dégouter. plus rien ne me fait pas peur et surtout pas quelques gouttes de sang. au contraire, ça me rend hystérique et j'ai envie d'en faire couler encore plus. « tu me connais peut--être pas mais Kristjan me connait parfaitement. il connait chaque partie de mon corps. tu n'as même pas idée de la manière dont il arrive à me faire crier. » dis-je en étant tout proche d'elle. j'avais dit à Kris que je me dérangerais pas de lui dire ce qu'il m'a fait, de la manière dont on s'amusait. je ne sais pas comment elle considérait leur relation. il avait tout de même la bague de fiançailles avant qu'il ne balance et qu'il ne la remette plus. je regarde son doigt et je vois qu'elle s'y trouve. en s'envoyant en l'air avec moi, c'était comme s'il l'a trompé. en même temps, c'est elle qui avait commencé. alors elle n'avait pas vraiment grand chose à dire. je sors mon arme, l'arme et la pointe sur elle. je la dépose sur sa tempe. un coup là et ça serait fini. une mort rapide et sans douleur. trop facile. pourquoi je lui offrirais ça alors que je la déteste plus que tout. quand je déteste quelqu'un, je ne peux pas être clémente. en épousant Kris, elle m'a volé mes rêves d'enfant. je me rappelle encore quand j'ai appris ce mariage. je me rappelle encore de mon état. je ne savais pas à quoi elle ressemblait mais je la détestais. je tire d'un seul coup. seulement, je tire dans sa jambe. un sourire se dessine sur mon visage. je la regarde s'écrouler. elle n''est pas préparer pour ce genre de coups. elle n'est pas assez forte pour tenir le coup. j'attrape son bras et je me mets à la trainer jusqu'à l'arrière boutique. personne ne pourra voir. on veut mettre ce coup sur le dos de quelqu'un d'autre, ce n'est pas le moment qu'il y est un témoin pour dire qu'il m'a vu tirer. je la lâche sans ménagement. je me baisse à sa hauteur attrapant son menton entre mes doigts. je la regarde droit dans les yeux. « il ne pensait pas une seule seconde à toi. j'aurais aimé que tu puisses voir comme il a balancé votre bague de mariage. comme un vulgaire mouchoir. »j j'attrape son doigt et lui retira cette alliance que je balance au loin. le sang dégouline le long de sa jambe et commencer doucement à tacher le sol. je sors le couteau que je garde dans ma chaussure. des étincelles dans mes yeux, j'appuie sur la blessure qu'à causer la balle. j'ai envie de l'entendre crier. j'ai envie de lui montrer que je suis celle qui décide. mon couteau en main, je pose sur sa joue. je dessine une légère marque qui devient rouge. je n'ai pas trop appuyer juste assez pour laisser une trace et faire couler le sang. je fais descendre l'arme le long de son cou, imitant le geste que je ferais si je voulais lui trancher la gorge. puis je trace une trainée rouge sur son bras. descendant encore j'arrive à son autre jambe, deux coups secs et nettes. le même genre de blessures que j'ai sur les cuisses. j'en connais la douleur. je sais que ça fait mal. je veux qu'elle vive la même chose. tout ce que j'espère, c'est qu'elle ne tournera pas de l'oeil. ça ne sera pas si drôle si elle ne tient pas la douleur. je pense à Kris. il doit être entrain de faire son carnage dehors. il doit être entrain de mettre un peu d'ordre dans la rue, de lui redonner un peu de gaieté. ça fait pas de mal un peu de rouge par-ci par-là. une dose de cri et c'est le paradis.   
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Mer 11 Fév - 18:56


cupid carries a gun
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Mon regard se perd dans la foule grandissante. Grandissante, c’est un bien grand mot. Quelques passants, en même temps on ne peut pas trop en demander à cette petite ville. Je soupire, inhale, puis exhale la fumée. Un coup de vent me la renvoie au visage et je tousse puis me racle la gorge, cherchant un instant mon souffle. Adossé au mur, je passe littéralement inaperçu. En même temps, j’ai l’air de n’importe quel homme un peu idiot porteur de sac. Je l’ai fait quelques fois par le passé. C’est une tâche un peu humiliante, mais à la fin de la journée assez gratifiante. Je tape sur le bout de ma cigarette d’un air détaché, les cendres s’envolant dans l’air. Bordel, mais c’est long, qu’est-ce qu’elle fout? Je ne lui ai pas demandé de prendre un café avec elle avant, seulement de la tuer. Une balle dans la tête et ce sera terminé. Je sais qu’elle doit lui parler, vider son sac. Lui lancer au visage toutes ces méchancetés qu’elle rêve de lui dire depuis…Je ne sais même plus en fait, je n’ai pas envie de compter les années, c’est franchement déprimant quand on y pense. J’ai perdu beaucoup trop de temps avec toutes ces conneries. Je sais qu’elle n’ira probablement pas de main morte. C’est Teo après tout. Elle ne met pas de gants blancs et ne fait pas dans la diplomatie. Je regarde l’heure sur mon iPhone. Ça fait au moins vingt minutes que je suis planté là, j’ai l’impression que je vais prendre racine. Je marmonne à moi-même, ça doit être l’âge ça aussi sans doute. « Bordel, Teo, dépêche-toi qu’on en finisse. » Je suis nerveux, encore, je le serai probablement jusqu’à ce que l’on soit partis d’ici. Il n’y a pas vraiment de risques, dans cette petite ville paumée au fin fond de l’Arkansas, mais je suis un parano de nature. Je jette le filtre de la cigarette sur le sol et au moment même où j’allais en allumer une nouvelle, j’entends un coup de feu. Mes épaules se soulèvent, je sursaute. Je ne m’y attendais pas du tout, même si je savais que ça arriverait éventuellement. Je commençais à me demander, penser que j’aurais peut-être dû prévoir le coup et emmener de la lecture. J’enfouis mon paquet de clopes dans mes poches et regarde autour. Les gens s’observent, cherchant qui a fait ça. Je sors mon arme et d’un geste subtil tire au coin de la vitrine qui vole en éclats. Je recule, me couvrant le visage de mes bras pour éviter les lacérations. Je peux sentir les frôlements de la vitre qui entre dans le tissu de ma veste épaisse, j’aurai sans doute une ou deux coupures mais qu’est-ce que c’est en comparaison avec un corps criblé de balles. Je me retire dans la ruelle qui sépare le marchant de cigarettes et le magasin de lingerie, où une jeune femme est entrée tout à l’heure. Mon arme toujours en main, je regarde les gens qui marchent de l’autre côté de la rue. Je pensais les sélectionner, choisir mes victimes, mais les coupures sont douloureuses et il me tarde déjà de retirer cette satanée veste. Je regarde devant moi, Et les coups partent seuls. Le son du fusil est comme une mélodie à mes oreilles, et je regarde les gens qui s’écroulent devant moi comme des quilles dans un jeu de bowling. Des épaules, des jambes, des hanches. Je vois une balle perforer un crâne, un jet de sang et la balle allant se coller sur la vitrine. J’entends des hurlements, des pleurs, je vois des gens se pencher pour porter secours aux autres. Je pouffe de rire et tire encore. Le déclic de l’arme me fait remarquer qu’elle est vide. Je grimace, glissant ma main contre ma hanche, sortant le deuxième pistolet. Les gens sont cons. Alors que les coups de feu fusent, ils se rapprochent encore plus. Je tire un nouveau coup, puis un autre. Des policiers s’approchent et l’un d’eux regarde en direction de la ruelle quelques secondes. Il n’aura pas le temps de réagir, le coup dans sa poitrine est fatal. Le pompier à ses côtés prend un coup dans la cuisse alors qu’il se penche pour l’attraper, et je commence le ménage dans les forces de l’ordre. Ça ne me gêne pas vraiment de toute façon. La scène ressemble à un bain de sang. J’en ai assez fait. Le gars que j’ai embauché fera le reste. Je remets les armes dans ma ceinture et me dirige à l’arrière de la boutique, discrètement. Je me demande franchement ce qu’elle fout. Elle devrait avoir terminé depuis longtemps déjà. Ça ne prend pas une heure tuer une femme. Je ne sais même pas le décompte des victimes, présentement. Je tente d’ouvrir la porte mais elle est verrouillée. Je pousse un long soupire agacé, puis sort mon arme, tirant sur la poignée qui s’ouvre d’elle-même. J’entends des sons et je reconnais la voix de ma femme. Enfin, ex-femme. L’odeur du sang envahit mes narines et pour la première fois de ma vie j’ai un haut-le-cœur en apercevant la scène devant moi. « Qu’est-ce que tu fous, merde? Qu'est-ce que c'est que ÇA ? » Je parle en roumain, il vaut mieux qu’Olivia ne comprenne pas nos discussions. « Tu devais lui coller une balle. C’était ça, l’entente. Pas la découper en morceaux. » Je me retourne vers Olivia et la regarde dans les yeux. Mon estomac se retourne, c’est douloureux de la voir ainsi. Les choses auraient été beaucoup plus simples si Teo avait suivi les plans. Je me retourne à nouveau vers Teodora, n’adressant pas un mot à la femme blonde sur le sol. « Les policiers sont dehors. Dépêche-toi sinon je tire moi-même. » Pendant une fraction de seconde je doute de ma capacité à le faire. Je passe ma main dans mes cheveux, puis me penche vers Olivia, posant une main sur sa joue. « Je n'avais pas le choix. Il fallait que ça se passe comme ça Livia. » Le fusil se colle sur sa tempe. Je parle en anglais de façon à ce que Teo et Olivia comprennent toutes les deux. Il n’y a plus rien à cacher, de toute façon. « J’te donne cinq secondes. Sinon je tire. »



Dernière édition par Kristjan Stanković le Mer 11 Fév - 23:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Mer 11 Fév - 21:00



❝L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. ❞
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Dans mon bureau je commençais vraiment à tourner en rond, c'était affreux comme cette ville était calme, même si il y avait plusieurs trafiquant d'arme et des dealers. J'en revenais toujours pas, pas une effraction plus forte que l'autre. Les pauvres types en prison étaient souvent bien trop alcoolisés pour se souvenir de leur propres non. Pas de complot, en fait cette ville était trop calme, je le sentais. A l'école de police combien de fois on nous l'avait dit, quand une ville est trop calme trop paisible c'est souvent comme l'expression le calme avant la tempête. A Chicago c'était toujours ainsi, la ville débordait de bonheur, zéro délinquance rien jusqu'à ce qu'une bombe explose ou qu'un massacre n'arrive.
Siloam était certes une petite ville, calme avec une population calme a tendance familiale, mais je ne sais pas, le flaire de flic, ca me paraissais trop louche. Je regardais de vieilles archives, au temps où moi et Liam étions que des gamins, a cette époque il y avait déjà beaucoup plus de délinquance que zéro pourcent.

Perdu dans mes pensés et les yeux rivés sur mon écran d'ordinateur, je fus sortie de cette rêverie par une alerte général au micro du commissariat. Des coups de feux avaient été tirés dans une rue principale de la vie. Véritablement pas de témoin, mais une prise d'otage dans un magasin de lingerie. Ni une ni deux mon coeur s'emballait et je partie dans l'armurerie avec les autres histoires de m'équiper un peu plus que pour un simple intervention. Je prenais toutes les troupes de disponible, avec plusieurs chefs on établissait une stratégie.

Arrivé sur les lieux du crimes il y avait encore une fusillade. Certains de mes collègues déjà présent sur les yeux étaient intervenus, je sortais du véhicule pour leur venir en aide. Caché derrière une voiture je tirais un peu a l'aveugle. Quand j'entendis un nouveau fracas, un homme au sol, je prenais ma radio et l'annonçais a toute nos équipe. J'arrivais face a ce type au sol, Haynes, je prenais son pouls, plus rien il nous avait quitté. Mais quelques mètres plus loin, je vis Wade au sol, mon coeur s'emballait, pourquoi lui. J'essayais de le mettre en sécurité et continuais de vérifier le périmètre autour, on avancé ensemble avec les hommes. D'autres coup de feu étaient tirés, une femme nous avertissait qu'il y avait une personne qui était rentré dans le magasin avant qu'il ne se passe cet incident.
J'attrapais un mégaphone et commençais le discours de flic, bien que cela me dérange au plus haut moins, les actes avant les paroles.

"La police est là vous êtes cernés, vous n'avez aucune issue, rendez-vous et il ne vous sera fait aucun mal"

Bien entendu je ne croyais pas du tout ce que je disais. Je tendais le mégaphone a mon collègue, je sortais mon pistolet et m'attaquais a faire le tour. Je tombais avec un mec cagoulé, je lui sautais dessus pensant que c'était un des suspects, je ne disais rien encore sur la radio. On tombait au sol, je fis deux ou trois prise de façon a l'immobilisé avant de lui retirer sa cagoule.

"Liam bordel? mais qu'est ce que tu fou ici, c'est toi qui a fait ca?"


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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Jeu 12 Fév - 14:46

Je restais un instant interdite devant les révélations que me fit la jeune femme. Immobile. Choquée. Je n'esquissais pas un geste. Encore plus lorsqu'elle sortit l'arme. Tétanisée, je sentais le canon froid contre ma tempe. Je sentais qu'elle le glissait sur ma peau. Et puis une détonation. Un instant, rien ne bougea. Et ma jambe se déroba soudain sous mon poids. La douleur fit son apparition. Vive. Lancinante. Sans le vouloir, je lâche un cri sourd, derrière mes lèvres closes. Instinctivement, ma main se posa sur la blessure qui commençait à poisser le sang. Je serre les dents pour ne pas laisser le moindre son s'échapper à nouveau. Quand elle attrape mon bras pour me tirer, j'essaie de résister, mais sans succès. La douleur m'embrouille, même si elle commence à s'atténuer lorsque je ne bouge pas. Le mouvement la rappelle à l'ordre, et de nouveau, une plainte m'échappe.

Elle me relâche finalement quand nous atteignons l'arrière boutique. Je retombe lamentablement au sol, prostrée par la douleur. Des larmes commencent à perler à mes yeux. J'ai tellement mal...

Je veux protester quand elle tire l'alliance à ma main, mais je ne suis pas assez rapide, et je suis affaiblie. Le sang coule toujours, irrémédiablement. Dans un gémissement, je rassemble mon courage pour l'éloigner de moi, mais elle a un train d'avance, et une autre arme à la main. Un couteau. Je frémis. La peur revient en force, et se mêle à la douleur. Crispant une de mes mains sur ma jambes, essayant vainement de faire compression, je ne peux que subir chaque entaille qu'elle me fait, sans réussir à me défendre.

Mais je ne crie pas. Je ne lui fais pas ce plaisir. Je serre les dents. Je me mords les lèvres et la langue si fort que je m'entaille moi-même. Grimaçante, je suis en train d'haleter alors qu'elle continue son discours sur Kristjan et elle. Je ne peux pas la croire. Il ne me ferait pas ça. N'est-ce pas ? Je n'y crois pas, et pourtant, le doute s'insinue dans mon esprit embrouillé.

Un cri réussit malgré tout à se frayer un passage entre mes dents serrées, tandis que la lame de la jeune femme entame la chair de mes cuisses. Je relâche la blessure par balle, posant le poing sur le sang. J'ai la main pleine de sang. La moquette, sous mon corps, s'imbibe lentement du liquide carmin.

« Espèce de... Psychopathe, haletais-je à bout de force, ma voix hésitant entre sanglots et gémissements. »

Malgré toute ma volonté, je me rends compte que le sang sur ma joue se mêle aux sel de mes larmes.

La porte arrière de la boutique s'ouvre tandis que mon regard se dirige vers le miroir en face de moi. Je suis horrible à voir. Barbouillée de sang et de larmes, pitoyablement étalée au sol. Et la voix de Kris qui résonne soudain, sa silhouette que je distingue alors qu'il s'approche...

Teo. Elle s'appelle Teo. Celle qui me tue. Celle qui me torture. Teo. Si je m'en sors, je n'oublierais pas. Kris et elle se disputent soudain. Je n'ai pas fait attention à leurs paroles. Le ton de leur voix n'est pas aimable cependant. Kris m'observe, mais ne me parle pas. Je me concentre alors, réprimant mes larmes, pour essayer d'écouter, mais le sens m'échappe. Ils ne parlent pas anglais.

Finalement, mon ex-mari se penche vers moi. Je le supplie du regard de m'aider. Mais ses paroles m'empêchent de parler, et de supplier inutilement. Je ne remarque le fusil qu'il a dans la main seulement lorsqu'il la colle sur ma tempe. Les yeux agrandis par la peur, par la douleur et aussi par une rage sourde qui commence à monter, je l'entends donner un ultimatum à la fille. A Teo.

A sa pute.

Je serre les dents et les poings.

« Vous ne vous en tirerez pas comme ça... Une enquête sera ouverte. Vous allez plonger tous les deux pour ça... »

Mais mes menaces sont vaines, je le sens bien. Et je sais aussi que je ne m'en sortirais pas. Je grimace en essayant de me redresser, oubliant un instant le canon contre ma tempe. Mes yeux se fixent sur celui que j'aimais. Que je croyais m'aimer.

« Et bien vas-y, Teo. Tire ! Crachais-je, à bout de patience. Ou laisse Kris le faire, si tu es si faible... La jalousie, c'est mal, on ne te l'a jamais dit ? »

Je crache par terre alors que je manque de m'étouffer après avoir toussé. Je réprime trop mes sanglots. Mon ongles s'enfoncent dans ma paume.

« Finalement, je ne regrette pas de t'avoir envoyé en prison, Kris. Tu es un psychopathe toi aussi. Comme... Comme celle-là... »

Ce sont mes derniers mots. Je le sens. Alors autant qu'ils blessent.
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Jeu 12 Fév - 19:50

ultraviolence.

Je marche tête baissée, avec comme seul objectif le Starbuck, mais je n'ai pas le temps de l'atteindre qu'une détonation se fait entendre. Je sursaute, tandis que les gens commencent à avoir peur et à chercher d'où peut provenir la balle. Et là, comme pour combler ce silence de mort, plusieurs coups de feu retentissent. Mon cœur s'emballe mais je reste silencieuse face aux cris, aux pleurs, aux appels à l'aide. Il y a des gens à terre, des mères avec leurs enfants, des inconnus qui prennent peur. Bizarrement, j'ai l'impression de revenir en arrière, il y a deux ans. Sauf que je n'avais pas peur que la balle me touche, puisque c'était moi qui était la délinquante. Mais là, je ne suis qu'une victime. Un victime de ce désastre. Mon sang ne fait qu'un tour, cependant je n'ai pas le temps de bouger que d'un seul coup, je ressens une vive douleur à la cuisse. Des gens me regardent, et je ne comprends pas, jusqu'à ce qu'à mon tour, je porte un regard à cette dernière et je vois une tâche rouge qui empourpre mon jean. Je cligne des yeux, avalant ma salive avec difficulté. Je ne me rends pas compte de ce qu'il se passe, la douleur me paralyse et se répands dans tout mon corps, tel un poison. Ma jambe ne peut plus me porter et je m'écroule, poussant un râle tellement j'ai mal. Je ferme les yeux, comme pour essayer d'oublier, de croire en un mauvais rêve, mais quand je les rouvres, c'est pire encore. Il y a une tâche rouge près de ma jambe et j'ai la tête qui me tourne. Mon poing se desserre, et j'ai l'impression que je vais lâcher prise, fermer les yeux et attendre que quelqu'un ou quelque chose me réveille de ce sanglant cauchemar.

_________________

fatale

attend... j’en étais où... le problème c’est que même si tu m’disais j’adore j’te croirais pas. je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. j’suis perdue. attend. j’ai pas fini. dis moi qu’tu m’aimes, dis moi juste que tu m’aimes parce que moi j’oserais jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu. sauve-moi. j’t’en prie.
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Jeu 12 Fév - 22:25



❝One shot, one gun shot, and BAM❞
Toi & Moi
En l'espace de quelques secondes ce fut le chaos, les balles sifflaient dans tout les coins. les gens hurlaient et courraient partout, en tout cas ceux qui n'étaient pas tombés sous les balles. Aaron était horrifié en voyant le sang couler sur les trottoirs. le jeune homme se cacha  en attendant que ça se passe, il avait envie de dire à tout ces gens de s'enfuir ou de se cacher comme lui quand il vit Margo.  Elle était immobile, elle devait bouger... Pourquoi ne bougeait-elle pas ? Puis il eut un déclique, pour elle les coups de feux qui volent dans tous les sens ce n'est pas nouveau... Elle a connu ça.

"MARGO!"  

De son coin il aperçu la silhouette qui faisait tout ce mal et son arme n'allait pas tarder à pointer sur sa meilleure amie, sans trop savoir comment Aaron bondit hors de sa cachette et couru le plus vite possible pour tenter d'emmener avec lui sa Moriarty, tout ça sans quitter des yeux l'arme. Il eut le temps d'attraper et de serrer la main de Margo  mais c'était trop tard, ils ne pouvaient plus se cacher tout les deux, il se plaça alors devant elle et reçu une balle au dessus de son cœur. Il tomba alors en arrière sur Margo.

"Bordel de merde putain de chiotte ça fait mal !"  

Aaron serra les dents, la douleurs était vive et insupportable, il voulait rester fort et ne pas s'évanouir mais c'était la pire chose qu'il avait ressentit de toute sa vie...

"Margo faut bouger de là"  

Il devenait de plus en plus faible de plus en plus pâle mais il ne pensait qu'à elle, qu'à Margo, elle devait rester en vie, se protéger... Car s'il arrivait quelque chose à sa Margo ça serait pire que tout, bien pire que cette balle qui était entrée dans sa chair. Il commençait à avoir froid, vraiment froid.


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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Jeu 12 Fév - 22:50




Les habitants de Siloam Springs
On ne peut pas sauver des gens, seulement les aimer

L
es balles fusent dans tous les sens et je suis comme un animal acculé, cerné par ses agresseurs et sans espoir d'en réchapper. Par un miracle incroyable, je ne m'en reçois aucune. Mais je me dis que si Anna n'était pas malade, je n'aurais pas dû descendre faire les courses au supermarché du coin, je ne serais jamais sortie de chez moi et j'aurais appris la fusillade par les journaux. Anna s'en voudra toute sa vie s'il m'arrive quoi que ce soit.

On dit que c'est dans ces moments-là que les héros naissent, et ben il faut croire que je ne suis véritablement pas une héroïne. Pour une fois, c'est une peur rationnelle qui fait courser le sang plus vite dans mes veines. Pour une fois, le tremblement dans mes mains est provoqué par des détonations d'arme à feu, et non pas par des soi-disant regards inquisiteurs des gens qui m'entourent. Dans la périphérie de ma vision, je vois une jeune femme à la chevelure quasi identique à la mienne s'écrouler à terre dans un gémissement de douleur. Merde, Mauve! Sans réfléchir, je m'élance vers elle et me jette à terre à ses côtés. Je ne la connais pas très bien, mais on se fait mutuellement confiance. J'ai besoin de la connaître mieux, besoin de savoir qu'elle est dans ma vie et qu'elle est là pour moi. Qu'elle ne m'abandonnera pas comme les autres l'on fait.

"Mauve! Putain, Mauve, ça va?" Je la tiens dans mes bras sans trop la serrer puis remarque sa blessure. Mes quelques cours de premier secours me reviennent en mémoire; j'arrache un bout de tissu de mon t-shirt et lui bande la jambe rapidement. Ce n'est qu'un bandage de fortune et je sais qu'elle ne tiendra pas longtemps sans les soins qu'il faut. Elle a déjà perdu bien trop de sang à mon goût. "Tu peux te lever? Il faut qu'on s'en aille et que je t'emmène le plus vite possible à l'hôpital."

Je ne vois même pas que la police et les pompiers sont là. Je ne remarque pas que le tireur a arrêté ses coups de feu. Le bourdonnement dans mes oreilles en réaction au silence soudain m'oppresse. Tout ce qui m'importe, pour le moment, c'est Mauve, faible, une balle dans la cuisse et son corps presque inerte dans mes bras.
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Jeu 12 Fév - 23:02

Bordel pour une fois que je pouvais être tranquille et ben non. Je marchais tranquillement en ville à la recherche d'un café ouvert mis non, il n'y avait pas moyen d'être tranquille dans cette fichue ville. J'étais là, tranquillement dehors en train de fumer ma clope lorsque – soudainement – j'entendis des coups de feu un peu plus loin derrière moi. Attaché à mon pantalon, j'avais toujours mon flingue sur moi. Je ne sortais jamais sans lui. Encore, je pouvais oublier mon cellulaire chez moi ça ne me dérangeait pas mais pas mon flingue. Non pas lui. C'était juste impossible. J'enfilais une cagoule. Bah ouais, on sait jamais si quelqu'un me reconnaissait. C'était l'une des précautions que je prenais tout le temps. C'était comme pour coucher avec une fille. Il fallait toujours sortir couvert. Je me dirigeais prudemment jusqu'à l'endroit d'où venait les coups de feu. Pxtain non pas lui ! Kris. Il ne cessait de vouloir le rallier à sa cause mais moi, je ne le voulais pas. J'étais bien dans mon club. Je sortais mon flingue de ma poche et tirait un coup en l'air pour faire voir que j'étais là. Au loin, des sirènes de police. « Eh merde ! » disais-je assez bas que personne ne m'entende. Je tirais en direction de vitrine. Pourquoi j'avais fait ça moi ? Les flics se pointaient et moi, je couvrais ce crétin de Kris.

Sans que je m'y attende, on me tombait dessus en me plaquant sur le sol. Une voix de femme se fit entendre au-dessus de moi. Je remontais le visage pour voir le sien mais je savais qui c'était. Talya. Eh merde !! Elle allait enfin pouvoir me foutre en taule comme elle le voulait. Je jetais un regard furtif à l'intérieur du magasin. « Eh ouais c'est moi ma belle. Jsuppose que t'es déçue de ton ptit délinquant ? Au fait, il était bon Wade ?!! » Eh ouais je savais tout. Enfin, avec Azalyne nous avions conclus que Wade et Talya en avaient profitais pour s'envoyer en l'air. Rien que d'y penser j'avais des envies de meurte. Déjà que la fois où je l'avais croisé au bar, il avait bien descendu Azalyne alors si en plus, il se tapait Talya il avait signer son arrêt de mort. « Mais vas-y fout moi en taule. Mets moi les menottes. C'ton job non ?!! »
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Ven 13 Fév - 2:02

Le réveille-matin résonne et fait un bruit effroyable, me faisant presque tomber du lit lorsque je roule sur le côté pour le frapper, éteignant le coupable qui fait un bruit sourd en tombant sur le sol. Il va tenir le coup, c’est pas la première fois qu’il tombe comme ça de toute façon. Je passe une main dans mes cheveux, regardant par réflexe à côté de moi pour trouver l’autre place dans le lit déserte. J’ai un mal de crâne atroce, ça ne m’aurait pas tant étonné de retrouver quelqu’un à mes côtés. Je m’étire et colle ma tête à l’oreiller, fixant le plafond un instant. Je n’ai pas du tout envie de bosser aujourd’hui. J’ai le pressentiment que ce sera une autre journée de merde sans aucune action. Le genre de journée à remplir des papiers et à raconter des histoires de cul dans le gym avec les autres pompiers. Bref, vraiment de quoi se sentir utile dans la société. À Siloam Springs, on reçoit un appel pour sauver un chat coincé dans un arbre et tout le monde se bat pour y aller. Je descends finalement du lit et me dirige vers la salle de bain en mode zombie. Je prendrai des médicaments pour le mal de crâne tout à l’heure. Quand j’entre dans la douche, je me dis que j’aurais mieux fait de les prendre avant, finalement. J’ai l’impression que chaque goutte qui tombe est comme un marteau-piqueur sur ma tête et je grimace, me dépêchant pour sortir de l’eau. Dans la cuisine, je réalise qu’il n’y a même plus de café. Qu’est-ce que j’peux être con parfois.

Comme je l’avais prévu, à la caserne, c’est plutôt mort. Il ne se passe rien depuis hier soir, quand un type a fait bruler des pâtes et cramé la presque totalité de sa cuisine. Qui aurait cru que des spaghettis pouvaient faire autant de dommages. Écrasé dans un des canapés de la salle commune, j’écoute Brandon, un des nouveaux, nous raconter l’histoire d’une de ses dernières fabuleuses conquêtes, une des strip-teaseuses du Gentlemen’s Club. Je ne peux m’empêcher de grimacer en repensant à cet endroit. J’y ai mis les pieds une fois, et le gérant lui-même m’a viré des lieux pour avoir été un peu trop entreprenant avec une shooter girl. Parfois je me dis que je devrais peut-être arrêter de boire, puis ensuite je bois un verre et j’oublie mes bonnes résolutions. L’alarme de la caserne résonne, plus longue et plus forte qu’à l’habitude. Une voix au micro annonce ce qui se passe et tout le groupe se regarde d’un air interrogateur. Une fusillade? À Siloam Springs? En trente-deux ans de vie ici, je n’ai jamais entendu parler de la moindre tragédie. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Il y a des gens que je connais dans cette ville. Il y a sans doute des gens de qui je suis proche qui sont sur cette rue à cet instant précis. Ma mère pourrait bien être allée prendre son petit-déjeuner, discutant de la météo avec le barista du café du coin. Tout le monde semble se dire la même chose. Contrairement à l’habitude, cette histoire nous frappe tous personnellement. Généralement, ça prend deux minutes pour que les pompiers soient prêts à répondre à l’appel. Après quarante-cinq secondes, les camions démarraient et les alarmes résonnaient dans les rues, alarmant les citoyens qui n’étaient pas encore conscient du drame sur la rue principale du centre-ville.

Je suis horrifié par le spectacle qui se présente devant moi. J’ai déjà vu des gens blessés, morts même, mais la scène ressemble à un carnage comme on en voit dans les films. Le pavé encore légèrement glacé est recouvert à certains endroits de taches d’une couleur rouge foncée, tirant sur le brun. Le vent n’est pas trop froid, et on peut clairement sentir l’odeur du sang alors que je regarde les corps qui chutent. L’assaillant continue de tirer, et j’évite de peu une balle, faisant un pas vers l’arrière. Nous ne sommes pas aussi bien équipés que les flics, les pompiers sont surtout là pour nettoyer les dégâts. Et pour l’instant, je ne peux qu’observer ce spectacle horrifiant qui se déroule devant moi. Je regarde dans la foule, j’aperçois des visages familiers, personne qui ne m’est réellement proche heureusement. J’ai de la pitié pour ces gens, j’ai l’impression d’assister à une exécution. J’aperçois une jeune femme blonde, je souviens l’avoir déjà vue quelque part. Lorsque je vois Shawn Haynes, un des policiers avec qui j’avais l’habitude de parler, se jeter dans la foule pour l’aider, c’est là que je prends conscience que c’est la jeune femme, Sienna, dont il m’avait quelques fois parlé. Celle-ci s’écroule sur le sol, et je tente de retenir Haynes, le serrant fermement par le bras. Il me tire avec lui vers l’avant, et s’il n’avait pas pris la balle, je serais probablement mort à sa place. Je fige quelques secondes, sous le choc d’être passé si près de crever, puis j’entends un nouveau coup de feu. Je regarde dans la masse de monde, cherchant le prochain blessé. Une douleur se propage dans ma cuisse et je sens soudainement la balle qui est entrée dans ma jambe. Je chute sur le sol, lâchant le cadavre par la même occasion. J’entends quelqu’un s’approcher de moi. « C’est bon, j’vais bien! » Ce quelqu’un, c’est Talya. Elle ne m’entend pas, en même temps avec tout ce bruit autour c’est bien compréhensible. Elle m’aide malgré moi à me déplacer, et je constate que les ambulanciers ont déjà commencé à embarquer des victimes. Je devrais rester et aider, cette blessure est ridicule, mais en même temps qu’est-ce que je foutrais avec une balle dans la jambe. Je ne peux pas aider personne.
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Ven 13 Fév - 13:20

l’humanité souffre et je souffre avec elle.

Je sors à peine du tabac qu'un premier coup de feu retentit, jusqu'à côté de moi. Mon premier réflexe est de me protéger le visage de mes bras à cause de la vitrine qui éclate dans un fracas assourdissant. Il y a un silence ponctués de quelques murmures, et les coups de feu reprennent, d'autant plus violents. Les murmures inquiets ce sont transformés en cris d'horreurs. Des gens tombent devant moi, et je suis totalement impuissante. Tétanisée par l'horreur. Paralysée par les souvenirs qui remontent en masse, l'odeur âcre du sang que j'ai tant senti. Ma poitrine se soulève avec difficulté, comme si c'était un effort que de respirer. Des gens tombent, chutent, crient, mais je ne peux pas les protéger, alors que c'est mon devoir. Une femme blonde s'écroule, une rouquine se précipite vers une blessée, mais je reste totalement assommée, incapable de rien.

Soudain,  un cri se démarque des autres. « MARGO! » mais je ne bouge pas. Mes lèvres tremblent et j'ai l'impression d'avoir du plomb dans les jambes. Quelqu'un attrape ma main, et mon regard croise soudainement celui qui tente de me sortir de là. Aaron. Il me pousse, et c'est trop tard pour nous. Dans un geste désespéré, il se place devant moi, et se reçoit une balle près de l'épaule. Mes yeux s'écarquillent tandis qu'il tombe, et m'emporte avec. « Ron ! » Nous atterrissons par terre et je le pousse pour me dégager de son poids. « Bordel de merde putain de chiotte ça fait mal ! » Je renifle, car sans m'en rendre compte, je sanglote. « Margo faut bouger de là. » Avec la paume de ma main je m'essuie le nez, tandis que le t-shirt d'Aaron s'imprègne de son sang. « Ouais on va s'en sortir, on va s'en sortir. Je te le jure. » je le vois serrer les dents et ça me fait mal, de le voir ainsi. Je prends sa main et la serre très fort, à m'en briser les phalanges. « Aaron, reste avec moi... S'il te plaît... » les larmes glissent sur mes joues et je les essuies elles aussi, avant de regarder autour de nous. Il faut qu'on se mette à l'abri. « Tu m'entends ? On doit se lever. Tu peux le faire ? »

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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Ven 13 Fév - 15:44

Teodora && cie
 L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil.

 pas de cri. c'est à la fois étrange et déroutant de sa part. elle essaye de jouer à la femme forte, elle essaye de montrer qu'elle a du cran, qu'elle est capable de surmonter une douleur. ça ne m'aurait pas choquer de l'entendre crier, de la voir pleurer. tout le monde l'a fait lors de la première fois. j'en ai même entendu certains crier si fort que même leurs mères auraient pû les entendre. je continue encore et encore. Kris m'avait dit que je pouvais lui raconter, que j'avais pas besoin de me gêner pour lui raconter chaque détail de notre voyage d'affaire. que je pouvais lui parler de la douche, du chocolat dans la cuisine. de ces premières fois qui peuvent déboussoler mais qu'en même temps qui vous donne envie de recommencer encore et encore. la tuerie était son idée. il voulait quelque chose de grandiose, il voulait mettre un peu de bordel, un peu de foutoir. « espèce de... psychopathe.» une autre personne n'aurait pas aimé se faire traiter de psychopathe. moi ça me dérange pas. au contraire, ça me fait sourire et ça prouve que je vais bien ce que je fais. je n'espérais pas qu'elle devienne ma meilleure amie. je ne voulais pas tisser un lien. ce n'est pas parce qu'on couche avec le même homme que ça fait qu'on se ressemble ou qu'on est fait pour s'entendre. quand je commence à faire couler le sang, je ne peux pas m'empêcher de continuer. je dois le faire couler encore et encore. j'allais encore m'amuser. j'allais encore la taillader un peu. les coups de feu se font entendre dehors. mon coup de feu était le lancement des hostilités. la tuerie a commencé. je pourrais sortir pour tirer. seulement, je préfère m'amuser avec un couteau plutôt qu'avec une arme à feu. « qu'est-ce que tu fous, merde ? qu'est-ce que c'est que CA ? tu devais lui coller une balle. c'était ça, l'entente. pas la découper en morceaux. » j'aurais dû me rendre compte que le dernier coup de feu était pour ouvrir la porte arrière de la boutique. la voix de Kris raisonne. il ne parle pas en anglais. il parle en roumain. il est en colère contre moi. je devais parler avec sa femme, lui raconter à quel point on s'amusait et que la semaine en voyage d'affaire en était pas vraiment une. il doit sûrement ne pas aimer la voir dans cet état. une balle dans la tête. comment il pouvait espérer que ça. comment il fait pour se contenter que d'une maudite balle alors que la faire souffrir et c'est ce qu'elle mérite. « les policiers sont dehors. dépêche-toi sinon je tire toi-même.» la police est plus rapide que je ne le pensais. d'habitude, elle est là à toujours mettre de longues minutes avant de pointer le bout de son nez. j'aurais pensé que ça aurait été encore plus le cas vu que nous sommes dans une petite ville. parce que généralement, les flics sont manipuler si facilement. de l'argent. un peu de manipulation. c'est si facile. à New-York, c'est bien plus dur. il faut taper plus haut. et puis les flics sont bien plus nombreux. « j'ai pas le droit de m'amuser un peu. qu'est-ce que ça peut faire ? et puis tu croyais quoi. » il me connait. il sait que je suis incapable de suivre une chose, que je suis incapable de suivre un ordre. j'aime m'amuser. j'aime n'en faire qu'à ma tête. j'aime faire ce dont je suis le plus doué. je suis fille de mafieux. j'ai toujours vécu dans un monde fait de tortures, de sang et de douleur. je ne suis pas faite pour aimer les gens, pour me faire des amis. j'ai beaucoup plus d'ennemis. j'aime faire régner la peur plutôt que d'accorder la sympathie et la douceur. quand je le fais, c'est seulement un jeu pour avoir ce que je veux. rien de plus. je viens de lui répondre en roumain. je ne vais pas la laisser comprendre un seul mot. il ne va pas me dire que ça ne lui plait pas qu'elle soit ainsi. il vit dans le même monde que moi. il sait que quand quelqu'un trahit, que quelqu'un en sait trop, on utilise la manière forte. on utilise la manière radicale. elle dit qu'on finira en prison. comme si c'était possible. il y a tellement de personnes que j'ai tué et dont personne n'a jamais trouvé le coupable. avec son corps, ça finira de la même façon. quelqu'un d'autre plongera à ma place. il colle son fusil contre la tempe d'Olivia. je ne sais pas s'il serait capable de tirer. de lui mettre une balle dans la tempe. « j'te donne cinq secondes. sinon je tire. » cinq secondes, c'est largement suffisant pour lui tirer une balle dans la tête. en deux secondes, je pourrais mettre un terme à sa pauvre vie. je pourrais me débarrasser d'elle. je pourrais faire en sorte que je n'ai plus personne pour mettre en doute les paroles de Kris. qu'il ne pourrait plus aller vers elle. « et bien vas-y, Teo. Tire ! ou laisse Kris le faire, si tu es si faible... la jalousie, c'est mal, on ne te l'a jamais dit ? » rien que t'entendre sa voix, j'ai envie de la frapper pour la faire taire. on ne lui a rien demandé. on ne lui a posé aucune question. elle n'a pas besoin de mettre son grain de sel. elle n'a pas besoin de venir s'immiscer dans notre discussion. « ta gueule. » cette fois, je parle en anglais pour qu'elle comprenne que je lui parle. je pense qu'elle essaye de jouer le grand jeu. elle essaye de montrer à quel point elle est forte. elle veut sûrement m'inciter à la tuer tout de suite. à la tuer plus rapidement. ça ne marche jamais ce genre de jeux avec moi. j'ai l'habitude des gens qui veulent mettre fin au calvaire, qui essaye de vous braquer. je ne suis pas faible. loin de là. ça se voit qu'elle ne me connait pas. ça se voit qu'elle a jamais entendu de moi. au vue de tout ce que je viens de lui faire, elle n'aurait jamais dû dire ça. une femme faible ne l'aurait pas torturer, elle aurait été incapable de voir du sang couler sans vomir. moi jalouse ! jamais. pourquoi je serais jalouse d'une fille comme ça. j'aime beaucoup plus ma vie. je ne voudrais pas lui ressembler, je ne voudrais pas avoir sa vie. elle n'a rien d'exceptionnel. elle doit avoir une routine si simple, si parfaite. elle a quoi à part cette boutique de lingerie. j'ai mon propre royaume dont je suis la reine. je peux faire ce que je veux, quand je veux. je suis libre. elle laissait Kris la frapper, lui crier dessus. elle devrait d'abords se regarder dans un miroir avant de dire certaines choses. « les cinq secondes sont écoulés. bah vas-y, tire lui dans la tête. fais ce que tu voulais faire. prouve que tu en es capable. vas-y. après tout c'est ton histoire, pas la mienne.» je reprends en roumain. pas besoin qu'elle soit au courant de toi. pas besoin qu'elle sache ce qu'on dit. ce n'est pas ses affaires. je regarde Kris. je sais qu'il sera incapable de le faire. qu'il ne va pas lui tirer dessus. qu'il a encore certaines choses en lui qui vont l'empêcher de la tuer. qu'il a encore certains sentiments.  
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Ven 13 Fév - 21:27

ultraviolence.

Alors que je commence à sombrer dans l'inconscience sans être vraiment certaine d'en sortir, quelqu'un vient me réveiller. « Mauve! Putain, Mauve, ça va? » je ne reconnais pas tout de suite la voix, mais mes paupières s'entrouvrent et une vive chevelure rousse me fait reconnaître l'inconnue qui s'adresse à moi. C'est Charlie. Charlie me tient dans ses bras, et ce contact me donne encore un peu d'espoir. Puis, j'entends comme un bruit de tissu déchiré et sens un contact sur ma jambe. Je pousse un cri de douleur et m'accroche à son t-shirt tandis que la rouquine me bande pour arrêter le saignement du à la balle.

« Tu peux te lever? Il faut qu'on s'en aille et que je t'emmène le plus vite possible à l'hôpital. » Je hausse la tête pour montrer que oui, mais lorsque j'essaie de m'appuyer dessus, je ne peux m'empêcher de grimacer de douleur. « Putain ça fait mal ! J'espère que le connard qui a fait ça a déjà ressenti cette merde ! » j'injurie pour faire passer la douleur, mais ça ne marche pas vraiment. Une fois debout, j'ai tellement mal à la tête et peu de force que j'ai la désagréable impression que je vais encore chuter, instinctivement je me retiens à Charlie, lui souriant légèrement alors que je suis toute pâle et tremblante. « Allez, on doit se tirer vite fait. »

_________________

fatale

attend... j’en étais où... le problème c’est que même si tu m’disais j’adore j’te croirais pas. je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. j’suis perdue. attend. j’ai pas fini. dis moi qu’tu m’aimes, dis moi juste que tu m’aimes parce que moi j’oserais jamais te le dire la première, j’aurais trop peur que tu crois que c’est un jeu. sauve-moi. j’t’en prie.
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Ven 13 Fév - 21:50

« L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. »

happiness can be found, even in the darkest of times, if one only remembers to turn on the light Δ J.K. ROWLING.

Sortant du salon de tatouage après de longues heures sans prendre plus de cinq minutes de pause, Nemesio prévoyait d'aller faire un tour au Barnett's Dairyette afin de remplir enfin son estomac. Et surtout de boire, ayant la gorge plus desséchée qu'un désert sous un soleil de plomb. Belle image, n'est-ce pas ? Mais cela devrait apparemment attendre, et sans doute ne reposerait-il pas de sitôt les pieds dans ce fast-food. Alors qu'il n'était plus qu'à quelques mètres de sa destination... « Oh putain », ne put-il s'empêcher de s'exclamer en entendant un premier coup de feu. Il n'était pas spécialiste en armes à feu, et même pas du tout, mais il était suffisamment intelligent, ou insuffisamment stupide, pour comprendre de quoi il s'agissait. A en juger par les battements désordonnés de son cœur, il était à la fois surpris et paniqué. C'était dans ce genre de moments qu'il se demandait pourquoi il avait quitté son petit coin tranquille du Péloponnèse... Il songea quelque secondes au fait que ce pouvait être quelque chose de totalement anodin, un coup de feu isolé, peut-être un gamin s'amusant avec l'arme de son père (pas très rassurant) ou un flic exerçant sa profession (mieux, mais toujours pas rassurant). Mais cette idée l'abandonna bien vite. « Merde, merde, merde... » Des balles fusaient en tout sens, et déjà plusieurs personnes s'écroulèrent. Détonations, cris, fracas de chutes et autres bris de verres, tous les sons se mêlèrent bientôt en une angoissante cacophonie. Nemo plaqua ses mains contre ses oreilles tel un enfant tentant d'échapper à la réalité, et il se jeta par terre. Un peu comme un animal qui fait le mort. Une balle siffla à quelques millimètres de sa tête, et lorsqu'il se redressa pour voir s'il pouvait aider quelqu'un au lieu de la jouer solo. Résultat, il se prit une balle. « FAIT CHIER ! » Il ne se gêna pas pour crier. Il adressa même un doigt d'honneur au tireur sans trop savoir si celui-ci l'avait vu. Il ne s'en préoccupa pas, se laissant plutôt retomber en arrière, serrant les dents pour éviter de hurler. Putain comme c'était douloureux... Il n'y avait aucune douleur comparable à celle-ci, sur le moment il était persuadé qu'il aurait préféré mourir que de ressentir ça. Puis, songeant à la mort, il se mit à stresser. Le trouble du déficit de l'attention prenant le dessus, il commença à suffoquer et à trembler, incapable de gérer l'anxiété causée par la douleur, le bruit, tout. La seule chose à laquelle il parvint à penser fut sa petite soeur. Il priait de toutes ses forces et de tout son être pour qu'elle ait depuis longtemps quitté Siloam Springs et soit loin de cette connerie de fusillade. Il avait espéré qu'elle soit restée et qu'il puisse la croiser au détour d'une rue et reprendre une relation naturelle et fraternelle avec elle, mais, aujourd’hui, il souhaitait plus que tout que Nerea soit à des kilomètres de cet endroit.
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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Ven 13 Fév - 22:25


cupid carries a gun
free for all.

 



Elle n’a pas vraiment tort, à quoi est-ce que je m’attendais? À ce qu’elle abrège ses souffrances et fasse ça de façon brève et efficace? Évidemment qu’elle veut la torturer. Depuis le temps qu’elle rêve de le faire, c’est une opportunité magnifique. Avec tout ce qu’elle m’a déjà raconté, ça m’étonne d’ailleurs qu’Olivia ne soit pas déjà découpée en petits morceaux, bien qu’encore en vie. Je me rappelle avoir démembré un homme pièce par pièce, un jour, seulement pour regarder la vie le quitter peu à peu. Après un certain seuil de douleur atteint, le cerveau n’en peut plus, c’est comme si on ne ressentait plus rien. Il était seulement là, semi-conscient, attendant que son cœur flanche et que ce qui restait de son corps se vide de son sang. Mourir de douleur, n’est-ce pas une façon horrible? En même temps, nous ne sommes pas là pour être gentils. Je n’ai jamais été intéressé par le devenir, aussi. Je vois bien qu’Olivia est horrifiée, Par Teodora, mais aussi par moi. Elle le cache bien, pourtant, montrant un visage de haine et de dégoût, luttant jusqu’au bout pour garder son honneur. Elle parle de la police qui viendra pour nous, elle dit que l’on finira en prison. Pourtant elle sait très bien que dans la réalité, les méchants s’en tirent toujours plutôt bien. Mieux que les gentils, dans la plupart des cas. Son regard vert croise le mien et pendant un instant je me sens mal, car tout est de ma faute. En fait, tout ça est la faute de Teo. Si elle n’était pas revenue vers moi, si elle n’avait pas une fois de plus tenté – et réussi avec brio d’ailleurs – de me faire craquer… Je n’en serais pas là, un fusil sur la tempe de mon ex-femme, menaçant de la tirer. Je serais peut-être toujours plongé dans mes affaires, tentant de reprendre les choses où nous les avions laissées il y a sept ans. Je l’aurais peut-être remariée, aurais cédé finalement à son désir d’avoir des enfants. En fait, Teo vient de me sauver d’un avenir monotone et vraiment pénible. Cinq secondes. L’ultimatum est lancé. Bien sûr, je lui donne un peu plus de temps, mais je sais qu’elle pourrait très bien le faire dans les délais. Un sourire se dessine sur mes lèvres lorsque j’entends Olivia la défier de le faire. Teodora, faible? Et c’est elle qui dit ça? Celle qui a lâchement demandé e divorce sans même pouvoir le faire en face, celle qui restait malgré toutes les fois où je l’ai battue et qui avalait mes excuses comme si c’était…Teo n’appréciera pas qu’on la traite de faible, elle ne l’est pas d’ailleurs. C’est pour ça que je l’aime. Je ne peux rien dire sur la jalousie par contre, car elle aura beau le nier, la passion avec laquelle elle hait Olivia semble être motivée par le besoin d’être à sa place, d’avoir ce qu’elle n’a pas. Bien qu’elle la déteste, elle ne peut s’empêcher de l’envier. Je devrais être flatté de me retrouver au centre de tout ça. Être ‘l’objet’ tant convoité. Je me demande si elles se seraient entretuées, dans une autre situation, si elles s’étaient rencontrées dans d’autres circonstances. Si je n’avais pas été là. En y pensant bien, je ne crois pas. Elles sont tellement différentes, c’est sans doute ce que j’aime le plus. La voix de la roumaine sonne à mon oreille et son « ta gueule » me fait presque rire. Olivia craque au sol. La suite, je m’y attendais un peu. En réalité, non pas tant. Je croyais qu’elle aurait terminé le boulot avant que je n’arrive. Je ne croyais même pas avoir à me mêler de ça. Olivia me dit qu’elle ne regrette pas le coup qu’elle m’a fait il y a sept ans. Elle m’avait pourtant assuré du contraire dans un autre contexte beaucoup moins dramatique. Je me souviens d’une Olivia qui regrettait son erreur, qui était prête à tout reprendre à zéro. Elle me lance que je suis un psychopathe, tout comme Teo. Elle ne mentionne pas son prénom, se contentant de la désigner du regard. Pas mal, au moins personne ne pourra dire que l’on est mal agencé. Mon arme est toujours collée sur sa tempe et j’attends le moment où le coup de feu va résonner. La voix claire de Teodora se fait à nouveau entendre et je lève les yeux au ciel. Voilà que c’est à moi de le faire, finalement. Je regarde Olivia, mon passé. Puis je regarde ensuite Teo. Mon bras glisse sur ma taille et je range mon fusil. Je me lève un instant, passant une main dans mes cheveux. Je les pointe une à une, puis laisse échapper sur un ton exaspéré. « Vous avez un don toutes les deux pour me rendre complètement cinglé. » Je sors le couteau à cran d’arrêt que je gardais sur moi. Je ne pensais pas avoir à m’en servir aujourd’hui, mais les plans ont changé plus d’une fois aujourd’hui. Je me penche à nouveau et regarde Olivia, oubliant Teo un instant. J’aurai l’éternité à lui accorder de toute façon. « Tu sais, Livia, quand je t’ai épousé, je voulais te faire plaisir. Mais là, tu commences vraiment à me faire chier. C’est à mon tour de m’éclater. » La lame scintille au contact des néons de l’entrepôt, la lumière artificielle reflétant sur l’arme qui scellera le destin d’Olivia dans quelques instants. Je porte un coup sec à sa gorge et bientôt le liquide chaud et épais coule sur mes mains. Il lui reste deux minutes, peut-être trois avant qu’elle ne se vide de son sang. Personne ne la trouvera avant qu’il ne soit trop tard. Ce n’est pas la première fois que j’égorge quelqu’un et je me rappelle pourquoi je voulais seulement tirer. C’est bien moins salissant. Alors qu’elle convulse, mourant tranquillement devant moi, je reste neutre à la fixer, agonisant. Finalement, mon regard se porte sur Teo. Je m’approche d’elle, marchant en sa direction de cette démarche nonchalante qui m’est propre. J’aurais pu aller fumer une cigarette et l’expression sur mon regard aurait été la même. Décontractée, comme si rien ne s’était passé. Je lui fais un sourire moqueur et mes mains couvertes de sang se posent sur ses hanches. « Allez, te fâche pas, je voulais juste qu’on cesse de perdre du temps. » Je laisse des taches sur son haut, probablement qu’il y en aura aussi sur sa peau. Ma main se pose sur sa joue, et j’approche son visage du mien. Mon index se pose sur ses lèvres, les caresse un instant. J’y laisse une légère tache de sang, puis l’embrasse, goûtant au sang d’Olivia. C’est macabre, quand on y pense. Je retire la veste parsemée de morceaux de vitres, grimaçant en dévoilant mes bras couverts d’égratignures. Je laisse tomber celle-ci sur le plancher, regardant à nouveau Teodora. « Tu sais, si on devait pas partir d’ici avant que les flics nous collent au cul, je te sauterais dessus juste ici dans cette mare de sang. » C’est ce qui va se passer tout à l’heure de toute façon. J’imagine déjà le sang coulant sur le plancher de la douche, rincé par l’eau chaude. Accessoirement nos corps nus dans des positions inimaginables. Je n’ai jamais fait dans le conventionnel de toute façon. Je jette un dernier regard au corps d’Olivia, inerte sur le sol. Le sang a coulé, couvrant ses mèches blondes d’une teinte rouge à présent. Je me sentirai coupable plus tard, lorsque je serai seul. Pour l’instant, l’heure est à la célébration. Je porte ma main aux fesses de Teo, lui souriant, montrant que je ne regrette absolument rien. « Donc, princesse, on y va où on attend que la police se pointe? Je t’avais promis une douche je crois. » J’arque un sourcil et attrape ma veste sur le sol, balayant la salle du regard en m’assurant de n’avoir rien oublié.

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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Ven 13 Fév - 22:59

Il marcherait dans les décombres comme si c'était un tremblement de terre. Ce ne serait pas des gravas qui joncheraient le sol, mais des corps. Des corps entassés, joues contre le parvis froid d'une place en émois, les cris des survivants ne se mélant à plus rien, rien qu'au silence des oiseaux malades et des blessés privés de parole. Le sang coulerait devant ses yeux, tachant une neige des plus blanches comme il n'en verrait jamais de pareille. Ses pas chercheraient à éviter les cheveux éparpillés autour des têtes blanches ébahies face à la mort, tournées vers le ciel, vers lui comme un ultime appel. Ce ne serait que désolation et consternation, un champ de mine comme un champ de guerre autrefois. Comment serait-il arrivé là, comment cela se serait-il produit ? Ce n'était pas un coup du destin, seulement la volonté d'êtres qui se seraient crus plus forts que Dieu, mais montrés plus cruels que le diable lui même. Il regarderait ses anciens vivants, que les caprices du temps le forceraient d'oublier mais l'image se graverait peu à peu dans son esprit tel un tableau de maitre. Il écouterait les plaintes de ceux qui se seraient jetés sur les victimes, les pleurant comme si cela pouvait les faire revivre, mais ils n'y pourraient rien. Ils n'étaient rien face au massacre et à la mort, que des pions dans un jeu d'échecs. Alors il lèverait la tête vers le ciel, maudirait le destin qui l'avait fait se tenir là, parmi tous les autres représentants de son espèce, fourmis parmi ce vaste univers, puis la baisserait regardant son œuvre, ses mains rouges de sang des innocents impossibles à sauver, tombés comme en sacrifice. Les meurtriers payeraient.

Le premier coup de feu retentit alors qu'il a le dos tourné. Il s'arrête subitement, sans se retourner, un frisson de peur lui parcourant l'échine. Les hurlements retentissent sans attendre, il entend le désespoir et l'horreur au sein des bouches malgré la musique branchée dans ses oreilles. Il tremble en l'éteignant pour jeter un œil par dessus-son épaule. Lentement, il finit par tourner la tête, puis son corps en entier. La scène se déroule au ralenti, comme dans un mauvais film. Les gens tombent comme des quilles, lui qui lui semblait pourtant que la rue était vide, il s'aperçoit de tout ce qu'il a manqué sur le chemin, l'esprit concentré sur le Walmart tout au bout, toutes ces personnes qu'il a du croiser mais auxquelles il n'a pas fait attention. Il est incapable de bouger, et d'ailleurs, il n'esquisse aucun mouvement. On se presse à ses cotés, des badauds foncent dans le tas, dans l'espoir surement de sauver quelqu'un, un parent un ami, mais Seth n'a pas le cœur de les retenir. Ils courent vers la mort aussi vite que des cerfs affolés par le feu, sans se rendre compte qu'ils ne font que quelque chose de stupide. Les coups de feu retentissent encore, comme par miliers grâce à l'écho de la place, mais lui est trop loin pour se faire toucher. Il ne peut que contempler un silence l'horreur à laquelle il est obligé de faire face. Quand finalement ils cessent, il reste fixe, déboussolé. Les sirènes de police et de pompier les remplacent, même s'il avait vu qu'elles étaient là depuis un certain moment, leur bruit était couvert par le reste. Il tente de reprendre ses esprits. Il arrache ses écouteurs, l'ipod dans une main, et il s'avance à pas lents, craintif pour la première fois de sa vie. Au loin, il voit une policière plaquer un homme cagoulé au sol, et il comprend pourquoi les tirs ont cessés. Le responsable a été arrêté, le meurtrier est allongé, emprisonné sous la poigne de la femme brune qui le tient. C'est fini, tout est fini alors. Mais Seth ne ressent pas de haine pour lui. Il ne ressent rien. Son cœur est vide, et c'est la première fois que cela lui arrive, encore. Il ne connait personne parmi les victimes, du moins il ne croit pas, car la plupart sont allongés face contre terre dans une marre de sang. Ceux encore debout sont choqués, comme lui. Il voit des jeunes se soutenir mutuellement, touchés à la cuisse, au bras, à la poitrine. Il se souvient du choc causé par la chute du lustre à Halloween, mais là, c'est pire que ce qu'il peut imaginer. Il n'a personne a aider, personne pour le soutenir lui. Alors il attends. Le sang coule jusqu'à ses pieds et il baisse les yeux. Il n'a pas de formation de secouriste, il n'est que prof, et il ne sait pas quoi faire devant tant de misère. Alors son regard passe de l'un à l'autre, dans l'espoir de n'avoir à personne à pleurer, ce soir.

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MessageSujet: Re: « L'heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. » Sam 14 Fév - 0:34



❝One shot, one gun shot, and BAM❞
Toi & Moi
Il était dans ses bras, il sentait sa main serrer la sienne et il tentait de faire de même, il commençait a avoir du mal à serrer ses doigts mais il ne devait pas faire sa chochotte, c'est vrai qu'enfant elel se moquait un peu de lui quand il s'égratignait les genoux et s'en plaignait mais là il avait 25 ans quoi zut.

Il écoutait sa voix et ne pouvait plus s'empêcher de fermer les yeux, sa Moriarty pleurait et ça lui crevait le cœur, il ne voulait pas qu'elle soit triste, tout sauf ça. Elle avait l'air si inquiète qu'il mit un temps à réagir qu’elle lui parlait et qu'elle attendais une réponse

"Je t'entends Margo"

Il  se mit sur ses jambes et se leva en grimaçant, il devait être fort et se lever pour bouger et se mettre en sécurité. Aaron se sentait mal, faible, il devait ressembler à un cachet d'aspirine dissout dans le la peinture blanche. Sa vue était floue et si brouillée qu'il préférait garder les yeux fermés. Il comptait sur Margo pour le guider, il avait confiance en elle, plus qu'en n'importe qui d'autre.

Une fois à l'abris le jeune homme se laissa glisser au sol en serrant les dents, il devait rester conscient, il le fallait, il était hors de question qu'il perde connaissance, il avait tellement peur que s'il se laisser glisser dans le sommeil qu'à son réveil Margo ne soit plus là à tenir sa main.

"Je t'aime tellement"



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