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COLD COFFEE 2.0
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Quand la famille se mobilise [Nathan & Eliana]

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MessageSujet: Quand la famille se mobilise [Nathan & Eliana] Mar 1 Sep - 22:11


Nathan, Eliana et Erilys

Quand la famille se mobilise

La cuisine n’avait jamais été le point fort d’Erilys, il ne semblait d’ailleurs pas être le point fort de la famille Carter en règle générale sauf peut-être d’Eliana. Il y a encore quelques mois, elle aurait souri en pensant à une tare génétique, mais désormais elle ne pouvait plus vraiment se permettre ce genre de blague que ce soit en pensée – ça la rendait d’humeur morose – et encore moins en paroles – le froid glacial qui risquait d’envahir l’atmosphère serait instantané –. Toutefois, puisqu’il n’y avait plus papa et maman pour leur filer un coup de main, ou en tout cas leurs imposteurs de parents qui avaient quand même le gros avantage de savoir tenir une maison mais également leur fournir de quoi vivre plutôt correctement, ils devaient bien mettre la main à la pâte. Erilys avait rechigné dans un premier temps, sortir de son petit confort n’était pas facile pour la jeune fille, elle aurait voulu faire un bond dans le passé, oublier que tout ceci avait eu lieu et reprendre sa petite vie tranquille, comme avant. D’un autre côté, elle avait l’impression d’avoir fait un grand pas en avant en apprenant cette vérité et elle voulait à tout prix en savoir plus pour pouvoir vraiment avancer dans sa vie, découvrir qui elle était, d’où elle venait, ce qui s’était passé pour qu’elle atterrisse dans ce traquenard et surtout comment il était possible que personne ne l’ait cherchée ou retrouvée durant tout ce temps. Enfin, ça, elle n’en savait rien et c’était justement ce qu’elle cherchait à savoir mais avant un Nathan hyper préoccupé par son nouveau rôle de père de substitution et une Eliana totalement réfractaire à aborder le sujet, elle ne risquait pas d’aller bien loin. Erilys menait depuis quelques temps ses recherches, seule de son côté et elle aurait aimé aborder le sujet avec le reste de la famille Carter, mais ils peinaient déjà à se trouver des moments de convivialité à trois, ce n’était pas pour tout gâcher en remettant leurs problèmes sur le tapis, elle ne voulait pas être la première à briser la petite bulle confortable dans laquelle ils avaient commencé à s’installer. Leur arrivée à Siloam Springs avait été assez difficile comme ça, ils avaient mis du temps pour en arriver jusqu’ici et rétrospectivement, elle trouvait pourtant qu’ils y avaient mis beaucoup de bonne volonté, ce n’était tout simplement pas facile de tout perdre du jour au lendemain, jusqu’à sa propre identité. Et encore, heureusement qu’ils avaient été tous les trois à vivre ça ensemble, Erilys n’imaginaient pas comment elle aurait pu supporter un tel choc émotionnel si elle avait été livrée à elle-même. Mine de rien, elle s’était beaucoup reposée sur sa jumelle et son ainé durant l’année qui venait de s’écouler, elle les sollicitait sans cesse et avait perdu le peu d’assurance dont elle disposait, comme d’habitude, elle avait l’habitude d’être la faible de la bande et elle essayait vraiment de s’endurcir, mais en vain pour le moment, lorsque les événements lui paraissaient difficilement surmontable, elle se hâtait de se cacher derrière ses frangins qui géraient tous les problèmes bien mieux qu’elle, même si ce n’était pas extrêmement difficile.

« Nate, tu crois que c’est normal si le saumon devient blanc ? Ça veut dire que je devrais mettre la crème, non ? » Depuis de bien trop longues minutes, Lys regardait la poêle dans laquelle elle était censée faire revenir saumon et oignon avant d’ajoute la crème au citron dûment préparée à l’avance, c’était un plat hyper simple, d’autant plus qu’ils étaient deux à le réaliser, Nathan ayant bien gentiment accepté de s’occuper des pâtes qui devaient désormais se trouver dans l’eau bouillante pour un temps indéterminé. « Je suis sûre qu’on aurait dû regarder sur internet, je ne crois pas qu’il fallait faire comme ça. » Erilys avait un don pour tout critiquer a posteriori, sur le moment, elle avait été hyper emballée par l’idée de faire la cuisine à deux, elle voulait faire plaisir à Eliana qui s’était tant éloignée d’eux ces derniers mois. Sa jumelle était une moitié d’elle et la voir aussi distante lui déchirait le cœur, mais évidemment elle n’osait pas vraiment aller vers elle et lui avouer à quel point elle lui manquait, alors lui faire à manger était une manière de hisser le drapeau blanc pour appeler à la paix. Enfin, pour le moment, c’était plutôt un empoisonnement qu’elle risquait de lui offrir en cadeau et pourtant, la jeune fille s’appliquait vraiment de toutes ses forces pour que son plat soit réussi. « Tu sais quoi, je vais enlever les petits morceaux brûlés et je vais mettre la crème, comme ça ceux qui ont l’air encore mangeable ne grilleront pas. » Elle en était désormais à l’étape « sauver les meubles » ce qui ne laissait rien présager de bon pour la suite. Elle commençait son travail d’orfèvre avec beaucoup d’attention, après tout le brûlé pouvait donner le cancer, elle l’avait lu dans le journal, lorsqu’elle crut entendre des pas du côté de la porte d’entrée. « Eli, c’est toi ? » Demanda-t-elle en essayant de se pencher par-dessus le plan de travail ouvert sur le salon pour tenter de voir sa jumelle. « Putain de merde, je pensais qu’on aurait fini avant qu’elle rentre ! » Ajouta-t-elle à mi-voix à l’intention de son grand-frère. « Oups, pardon pour les gros mots. » Elle détestait être vulgaire mais parfois c’était tout simplement plus fort qu’elle et elle ne se reprenait qu’après coup, regrettant ce moment d’emportement. « Je vais voir si c’est elle, tu peux surveiller ça deux minutes ? » De toute façon, au point où en était son plat, elle pouvait carrément le confier à Nathan, il ne risquait plus rien, mais évidemment elle se garda bien d’apporter cette précision. Sauf qu’à peine eut-elle fait un pas en direction du salon qui se trouvait à moins de vingt centimètres, leur budget ne leur ayant pas permis d’opter pour un palace, qu’elle se retrouva dans le noir quasi complet, avec pour seul repère la faible lumière filtrant par la fenêtre. La soirée était déjà bien avancée et la luminosité était ridicule. « Nate… ? » Appela-t-elle mi inquiète, mi suspicieuse. « Rassure-moi, tu n’as pas fait sauter la moitié de la cuisine… ? » Le fait que la lumière s’éteigne d’un coup alors qu’elle quittait justement la cuisine ne pouvait pas être une coïncidence.

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MessageSujet: Re: Quand la famille se mobilise [Nathan & Eliana] Jeu 3 Sep - 18:54

Blow a kiss, fire a gun. All we need is somebody to lean on. What will we do when we get old? Will we walk down the same road? Will you be there by my side? Standing strong as the waves roll over. We were bold and young, all around the wind blows. We would only hold on to let go ...

Erilys & Eliana & Nathan

Nathan avait réussi à obtenir  sa soirée, ce qui était assez rare. En tant que barman il devait assurer le service de nuit qui était celui qui permettait généralement de faire le plus de chiffre d’affaire au café de Broadway. Les soirées étudiantes étaient toujours bénéfiques pour les bars - si on met de côté les quelques petits incidents qui ne manquaient jamais d’arriver- et le gérant du Broadway préférait garder son meilleur barman qui s’entendait d’ailleurs très bien avec la quasi-totalité des clients. Le plus âgé des Carter adorait le contact avec les clients et c’était même la partie la plus intéressante de son travail de son point de vue. Même s’il adorait faire des cocktails, inventer de nouvelles recettes un peu tordues pour le plus grand plaisir des buveurs  et montrer son talent dans cet art qu’est la conception des boissons, s’il n’y avait pas la possibilité de parler avec du monde cela lui plairait bien moins. Nathan estimait que c’était ce travail qui lui avait permis de s’intégrer dans cette ville depuis son arrivée car il lui avait permis de rencontrer plein de personnes et de discuter avec pas mal de gens. Cependant ce job était vraiment chronophage car en plus d’être barman il était serveur et ne comptait pas vraiment ses heures. Il avait besoin d’argent afin de permettre à ses sœurs et à lui-même de vivre correctement et pour que les jumelles puissent poursuivre leurs rêves et l’avenir qu’elles s’étaient imaginé avant que leurs vies ne soient chamboulée. Ainsi il accumulait le plus de petits travails qu’il trouvait par-ci par-là car tout argent est bon apprendre quand on a 21 ans et qu’on arrive avec rien. Toutefois, cette activité avait un gros inconvénient : il ne lui restait pas beaucoup de temps à consacré à ses sœurs. Il les voyait mais le plus souvent en coup de vent et ils ne passaient que peu de soirées ensembles. Il faudrait que les journées soient plus longues de quelques heures, ça l’arrangerait vraiment. Parfois il essayait de veiller pour pouvoir discuter avec Erilys – moins avec Eliana parce qu’elle semblait éviter de rester avec lui seule- mais avec ce rythme effréné il avait du mal à tenir debout. Il dormait peu, travaillait beaucoup, mais cela était nécessaire car il refusait que ses sœurs se tuent à la tâche. Ce n’était pas à elles de faire ça. C’était lui l’aîné et c’était à lui de prendre toutes les responsabilités contraignantes pour que leurs vies à elles soient moins compliquées. A dire vrai, elles l’étaient déjà assez. Cependant, il avait remarqué que les filles avaient trouvé du travail et il les soupçonnait de faire ça pour alléger sa charge et pour qu’il puisse avoir un petit peu plus de temps pour lui. Et aussi pour qu’ils puissent reprendre leurs recherches. C’était l’une des raisons de leur venue ici. Ils voulaient un endroit tranquille pour pouvoir avancer dans leurs investigations et comprendre leurs origines. Mais depuis leur arrivée, ils n’avaient pas vraiment avancés à ce niveau-là, ce que regrettait sinistrement Nathan.

Quoi qu’il en soit, ils avaient planifié cette soirée à l’avance pour pouvoir passer du temps ensemble et se retrouver. Il était rentré plus tôt et avait prévu de préparer à manger avec Erilys pour faire la surprise à Eliana. C’était elle qui habituellement s’occupait de cette tâche, pour la simple et bonne raison que la rousse et le brun étaient plutôt des catastrophes dans ce domaine. Le truc du Carter c’était les cocktails, mais quand il s’agissait de faire cuire quelque chose, c’était raté à tous les coups. Quand il vivait en colocation avec son meilleur ami, c’était ce dernier qui s’occupait d’enfiler le tablier de chef cuisinier, ou alors ils commandaient des plats tout prêts. Quant à la maison… C’était les parents qui s’occupaient de nourrir les rejetons. Mais pour une fois, il voulait retenter le coup pour faire plaisir à la blonde. Il s’était mis d’accord avec Erilys pour faire des pâtes au saumon, une valeur sûre techniquement pas vraiment compliquée à cuisiner et à la portée de tout le monde. Le frère et la sœur s’étaient partagés les tâches. Il devait s’occuper des pâtes et elle du saumon. Sur le papier, tout devait être simple mais … les choses ne se passaient pas vraiment comme prévu. Déjà Nathan s’était retrouvé face à un problème de taille. Il ne savait ni quelle quantité d’eau il devait mettre à bouillir, ni quelle quantité de pâtes était nécessaire pour trois personnes. Après quelques minutes d’hésitations, il avait décidé de faire ça au pifomètre, comme avec les cocktails. Il avait donc versé l’eau dans une casserole puis mit les pates avec, oubliant qu’il fallait attendre que l’eau bout avant. Puis il attendit patiemment sortant les couverts et dressant la table.

« Nate, tu crois que c’est normal si le saumon devient blanc ? Ça veut dire que je devrais mettre la crème, non ? » s’inquiéta soudain Erilys. Etonné, Nathan s’approcha d’elle et regarda avec circonspection la poêle par-dessus son épaule. « Euh … le saumon, c’est pas censé être rose ? » demanda Nathan avec étonnement se basant sur ses souvenirs de pâtes au saumon déjà mangés. « Je suis sûre qu’on aurait dû regarder sur internet, je ne crois pas qu’il fallait faire comme ça. » Nathan haussa les épaules. Il y avait songé aussi mais tout de même… Des pâtes au saumon ! Ils devraient être capables de faire ça sans aide et instinctivement ? C’était ce que tout le monde lui disait : plus simple tu meurs ! « Tu sais quoi, je vais enlever les petits morceaux brûlés et je vais mettre la crème, comme ça ceux qui ont l’air encore mangeable ne grilleront pas. » Et Nathan la regarda se pencher pour enlever tous les petits morceaux pensant qu’à ce rythme ils n’étaient pas sortis de l’auberge. Il se retourna vers ses pâtes et se rendit compta avec surprise qu’après près de 8 minutes … Elles étaient toujours aussi dures. « Pourquoi est-ce que les pâtes ne cuisent pas ? » commença-t-il à ronchonner tout en remuant avec une fourchette le contenu de sa casserole. Concentré à trouver la solution à son problème culinaire –parce qu’il y avait forcément une raison logique à ce non cuisage–, il n’entendit pas de bruits du côté de la porte d’entrée et tourna brusquement la tête lorsque la rouquine se  détourna de la plaque pour se pencher et tenter d’apercevoir le hall. « Eli, c’est toi ? » Silence. Nathan tendit l’oreille pour capter un bruit aux aguets en pensant qu’il ne fallait surtout pas qu’elle rentre maintenant. Ce n’était pas prêt ! « Putain de merde, je pensais qu’on aurait fini avant qu’elle rentre ! Oups, pardon pour les gros mots.» jura sa sœur en se retournant vers le brun. « Ça craint ! C’est loin d’être prêt… » nota-t-il en regardant successivement les pâtes et le saumon, comme si cela pouvait leur permettre de s’auto-préparer. Le problème, c’est qu’il ne s’appelait pas Harry Potter. « Je vais voir si c’est elle, tu peux surveiller ça deux minutes ? » Il acquiesça et prit sa place tandis que Lys se dirigeait vers le salon. Il entreprit de remuer les pâtes et le saumon en même temps, une cuiller dans chaque main, un brin affolé par la tournure que prenaient les évènements. Pourquoi est-ce que le saumon avait cette tête ? Et pourquoi est-ce que les pâtes ne cuisaient pas ? Il augmenta la température de cuisson des deux plats lorsque tout s’éteignit. En un battement de paupière, il faisait noir dans l’appartement. Totalement noir. Vu l’heure avancée, la nuit était déjà tombée depuis un petit moment et il ne semblait y avoir beaucoup de source de lumière dehors. Etonné, Nathan se pencha pour essayer de voir le contenu de la poêle ou de la casserole et remarqua que plus rien ne chauffait. La plaque était arrêtée. Et il en était de même pour le micro-onde dont les petites LED vertes qui indiquent normalement l’heure avaient disparu. « Nate… ? Rassure-moi, tu n’as pas fait sauter la moitié de la cuisine… ? » lui demanda Erilys d’un ton quelque peu accusateur, comme si c’était forcément de sa faute et que c’était à cause de lui que ça avait sauté. « Eh ! Mais j’ai rien fait ! » se défendit-il en se retournant. Il se mit à tâtonner dans la cuisine et en avançant dans la direction d’où provenait la voix de sa sœur qui était aussi le seul endroit pour sortir de la cuisine. Il n’allait pas rester ici jusqu’à ce que la lumière revienne, ça pouvait prendre des heures ! Alors qu’il avançait avec prudence, il se prit le pied dans le coin d’un meuble. « Putaaain ! Saloperie ! » jura-t-il en serrant les dents et en refrénant l’envie de prendre son pied entre les mains. Manquerait plus qu’il se soit cassé un orteil. Il continua d’avancer en claudiquant et ne vit pas sa sœur dans laquelle il rentra. Il s’empressa de l’attraper au cas où même si le choc n’était pas violent mais ne savait-on jamais. Un accident est si vite arrivé. « Lys ? C’est toi ? Désolé. On voit que dalle. Eli ? T’es là ? » Il chercha son portable mais il se souvint qu’il l’avait laissé sur l’élément de travail à côté des pâtes, ce qui ne l’avançait pas plus que ça. « Bordel … Je crois que les plombs ont sauté » dit-il n’osant pas bouger de peur de se prendre encore un truc de plein fouet. Son pied lui faisait mal et il espérait vraiment que l’électricité reviendrait rapidement. C’est dans ces moments-là qu’on se rend compte qu’on n’est plus capable de vivre sans certains trucs. L’électricité par exemple.

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MessageSujet: Re: Quand la famille se mobilise [Nathan & Eliana] Sam 5 Sep - 21:41

Nathan & Erilys & Eliana
Nous avions des rêves… Nous avions des souvenirs… Désormais tout est poussière, tout a un goût âpre dans la bouche telle un mets brûlé.


La nuit venait de tomber sur Siloam Springs et c'était d'un pas pressé que la blondinette parcourait les dédales des rues conduisant à sa demeure. Elle avait faim mais n'avait qu'une seule envie première : se doucher. La journée avait été éreintante... C'était de celles où il faisait meilleur de rester au fond de son lit plutôt que de se lever et d'aller bosser. Eliana espérait voir ses frangins aussi. Tout du moins, un bonjour à Nathan et une discussion rapide à Erilys. Depuis la découverte, tout avait changé entre les trois enfants Carter. Unis, ils ne semblaient plus être que de simples colocataires. En même temps, la jeune femme ne voulait plus rien entendre sur le sujet "kidnapping". Elle voulait passer à autre chose et, d'une certaine façon, le passé était passé. Donc, à quoi bon le déterrer ? Pour sa sœur et son frère, les choses semblaient être différentes… Ils désiraient savoir la vérité et, d’une certaine façon, ils tentaient de déterrer les secrets de leurs ravisseurs. Alors, Eliana avait repris l’école mais les cours à distance ne l'occupaient pas suffisamment pour éviter d'y penser, aussi avait-elle repris la vieille librairie à son compte. Il fallait aussi se l’avouer : l’argent ne poussait pas sur des plantes et ce n’était surement pas à Nathan de travailler comme un acharné pour subvenir aux besoins de ses sœurs. Un peu pour aider sa famille à arrondir les fins de mois, mais aussi pour s’occuper l’esprit, être libraire lui semblait donc être une opportunité ! C’était d’ailleurs grâce à ce job à temps pleins qu’elle s’était faite des amis. Toujours morose et quelque peu réticente à s’attacher, elle n’avait pas eu d’autres choix que d’ouvrir son cœur. Elle espérait au fond d’elle-même ne pas avoir fait une terrible erreur et de devoir, une fois encore, quitter ceux qui lui étaient chers.

Sifflotant un air de Vivaldi, tournant à droite, pas après pas, respiration après respiration, Eliana se dirigea dans une allée à demie éclairée. A force de faire le trajet Librairie – Maison, elle connaissait les rues comme sa poche mais elle avait encore ce début de frisson qui lui montait dans le dos quand elle arrivait à cette allée. Mal éclairée, étroite avec des caches possibles un peu partout, elle avait connu trop de villes pour ne pas avoir peur de tomber sur quelqu’un de mal intentionné. D’une allure devenue pressée, tête baissée emmitouflée dans son écharpe, mains rentrées dans ses poches, poing fermé sur ses clés au cas où…, Eliana gravit les quelques mètres qui la séparaient de sa rue à cet endroit sordide. Rassurée d’arriver à destination, rêvant de cette douche tant désirée, c’est avec douceur qu’elle ouvrit la porte de son domicile qu’elle partageait avec son frère et sa jumelle. La première chose qui lui sauta aux yeux – ou plutôt aux narines – fût cette odeur de poisson qui enveloppait tout l’intérieur de la maisonnée. Apparemment ses frangins s’étaient mis aux fourneaux… Etonnée et agréablement surprise – bien qu’elle avait un peu peur de la comestibilité des mets préparés – elle se dirigea vers la salle de bain. « Eli, c’est toi ? » S’éleva la voix de sa jumelle de la cuisine. Eliana ne répondit pas, déjà dans la pièce si ardemment rêvée, et non désireuse de devoir prêtée main forte. La blondinette ne doutait pas en les capacités de ses frangins et espérait qu’un jour, l’un ou l’autre, réussiraient à préparer un bon petit plat sans s’enquérir de son aide. Étrangement, elle voulait croire que ce jour venait enfin d’arriver !

Vêtements déposés à même le sol, la jeune femme se délassant sous l’eau agréablement chaude, yeux fermés, elle ne vit pas venir l’inévitable arriver… Sans crier garde, l’eau si chaude et si délicieuse et si bienfaisante se transforma en un torrent d’eau glaciale et gelée. « Bordel ! L’EAUUU ! » Cria-t-elle hors d’elle, pensant une seconde être victime d’une mauvaise blague. Mais le noir l’environnant expulsa cette idée de sa tête. Les plombs avaient sautés... A tâtons, elle mit la main sur sa serviette, s’enroula dedans et, pieds nus, trempée elle alluma la lampe torche de son téléphone – merci aux widgets qui sauvent la vie !
« Bon sang, qu’est-ce que vous avez fait ? » s’écria-t-elle en direction de la cuisine, également enveloppée dans le noir, à l’attention de ses frangins.

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MessageSujet: Re: Quand la famille se mobilise [Nathan & Eliana] Jeu 10 Sep - 21:49


Nathan, Eliana et Erilys

Quand la famille se mobilise

Elle ne se souvenait plus qui avait eu la mauvaise idée de vouloir faire plaisir à Eliana, mais juste parce que leur plan était en train de foirer complètement, elle se sentait bien d’humeur à accuser Nathan de tous les crimes de l’humanité. Erilys n’était pas du genre à apprécier l’échec, qui l’aimait de toute façon ? Mais la jeune fille était du genre à particulièrement mal le digérer, esprit de compétition oblige et ce n’était pas ses mauvais résultats scolaires habituels qui lui avaient appris à arrêter de vouloir être la meilleure. Pour l’école, elle avait clairement laissé tomber l’affaire mais pour ce qui était de la musique et la vie quotidienne, en générale, elle aimait l’idée de se dépasser et de donner le meilleur d’elle-même en toutes circonstances, autant dire que ce n’était pas du tout ce qu’elle était en train de faire. Eliana allait faire la gueule, ça allait être la troisième guerre mondiale dans l’appartement quand elle allait arriver. Et le pire, c’était que tout ce joyeux bordel partait d’une bonne intension à la base… Ressouder la famille, tout ça, tout ça… Peut-être qu’elle allait carrément déménager après ça, chose inenvisageable aux yeux d’Erilys. Si la seule cuisinière des Carter mettait les voiles, ils allaient finir sous nourris sans plus personne pour leur faire à manger. Bon, évidemment ce n’était pas la raison principale qui intégrerait cet événement parmi les rangs des catastrophes mondiales, mais il fallait tout de même y songer. « Euh… le saumon, c’est pas censé être rose ? » La jeune fille leva les yeux au ciel en parfaite adolescente qui se respecte, bien sûr que si c’était censé être rose et le fait que Nathan prenne le temps de relever ses erreurs ne lui faisait pas un bien fou, évidemment. Comme si elle était responsable ! Elle avait suivi la recette au mot près, quelqu’un avait dû la trafiquer voilà tout. « Bah je lui ai pas demandé de plus être rose à ce crétin de saumon ! » Rétorqua-t-elle sur un ton de gamine prétentieuse absolument insupportable, comme si son grand-frère, seule autre être humain ici présent était à l’origine de tous les malheurs du monde, y compris ce changement de couleur inopiné. Mais il fallait se rendre à l’évidence, son saumon était tout simplement trop cuit et la seule personne qu’elle pouvait blâmer dans cette histoire c’était elle-même bien qu’elle ne l’avouerait probablement jamais à voix haute. « Pourquoi est-ce que les pâtes ne cuisent pas ? » Manifestement elle n’était pas la seule à avoir des problèmes, ils étaient tous les deux aussi pitoyables l’un que l’autre ce qui rajoutait au comique de la situation, enfin comique d’un œil extérieur puisque de leur côté, les deux Carter n’en menaient pas large. Est-ce qu’un saumon trop cuit avec des pâtes pas assez cuite suffirait à donner un équilibre au plat ? Pas sûr… « T’as pensé à allumer sous la casserole ? » Demanda-t-elle comme si de rien n’était, tentant tant bien que mal de masquer son sourire derrière ses cheveux pour qu’il ne voit pas qu’elle était carrément en train de se payer sa tête. En même temps, poser cette question à Nathan n’était pas si stupide que ça, c’était bien le genre de chose qu’il était capable de faire et dans l’esprit d’Erilys ces fameuses pâtes devaient être sur le feu depuis déjà bien dix minutes, il y avait forcément une explication à ce désastre ! Et malheureusement un bruit dans l’appartement vint rendre leur situation encore pire, si Eliana était déjà rentrée, ils étaient carrément dans la mouise. « Ça craint ! C’est loin d’être prêt… » Nathan exprima tout haut ce qu’ils pensaient tout bas mais c’est Erilys qui choisit d’aller jouer les apprentis détective pour voir si sa sœur était bien parmi eux.

La situation n’était clairement pas idéale mais elle prit une tournure des plus catastrophiques lorsque les plombes décidèrent de sauter, les plongeant dans une obscurité des plus totales alors qu’ils n’étaient plus dans la même pièce et qu’ils ne savaient toujours pas s’ils étaient deux ou trois dans ce fichu appartement, quoi qu’il était possible qu’ils soient vraiment trois puisque qu’Erilys eu l’immense joie de percevoir un « Bordel ! L’EAUUU ! » un peu étouffé en provenance de la salle de bain, juste après le fameux incident des plombs qui venaient de les lâcher. Oups… En même temps, elle était un peu débile Eli, ce n’était pas comme s’ils ne l’avaient pas appelé, pourquoi n’avait-elle pas signalé sa présence ? Bizarre, peut-être qu’elle était déjà fâchée ? Si tel était le cas, ils pouvaient déjà savoir que leur diner rater allait être l’objet de critiques pour le moins acerbe. Quoi que, les récents événements pourraient éventuellement jouer en leur faveur puisqu’après tout, l’absence d’électricité ne les aidait pas à préparer le repas, c’était indéniable. Cependant, ça ne l’empêcha pas de se tourner immédiatement vers Nathan pour l’accuser certainement à tort de ce qui venait de se produire. La réaction de ce dernier ne se fit pas attendre. « Eh ! Mais j’ai rien fait ! » Bien sûr qu’il n’avait rien fait, mais il fallait bien qu’il y ait un coupable dans cette histoire et il était la victime toute trouvé… Bon, c’était un peu paradoxal mais peu importait, aucun tribunal ne viendrait lui jeter la pierre et elle oublia discrètement de s’excuser pour son affreuse méprise, Nathan avait l’habitude, il ne lui en tiendrait pas rigueur. Elle l’entendit se déplacer dans sa direction sans trop savoir où le situer jusqu’à ce que sa douce et mélodieuse voix lui parvienne de nouveau. « Putaaain ! Saloperie ! » Il avait dû se prendre un meuble, une porte ou un truc du genre et la jeune fille se surprit à grimacer dans le noir, compatissant à sa douleur, elle n’aurait pas aimé être à sa place. « Tu t’es fait mal ? » Demanda-t-elle comme s’il risquait de lui répondre qu’il avait juré par pur plaisir d’entendre le son de sa voix… Mais elle voulait tout de même se rassurer sur l’état de son frère, chassez le naturel, il revient au galop. Erilys était la petite Bisounours qui s’inquiétait pour tout et pour tout le monde, elle n’allait pas arrêter de s’en faire même si ce n’était qu’un petit bobo de rien du tout. « Lys ? C’est toi ? Désolé. On voit que dalle. Eli ? T’es là ? » Non, non, c’était monsieur le maire qui venait leur rendre visite de manière totalement impromptue… Dans les questions stupides ils faisaient fort tout de même, mais ils avaient été privé d’un de leur sens, peut-être que ça avait endommagé leur cerveau. « Bah oui, c’est moi ! Andouille. » Lui répondit-elle de manière toujours aussi agréable, relation fraternelle oblige. « Je crois qu’elle est là Eli, je l’ai entendu gueuler… Elle est ou était sous la douche. L’eau ne doit plus être très chaude… » Bravo Sherlock, ils allaient aller loin tous les deux seuls debout au milieu du salon pendant que leur fantôme de sœur jouait les abonnés absent. Il était où le disjoncteur dans cet appartement ? Erilys ne s’était jamais vraiment posée la question et espérait que Nathan serait plus clairvoyant à ce sujet, après tout, c’était lui le plus âgé. « Bordel … Je crois que les plombs ont sauté » Encore une habile déduction, à eux deux ils allaient sûrement bientôt pouvoir monter leur propre petite affaire de détectives privés, ils feraient sûrement fureur dans Siloam Springs mais pour le moment, le plus important était de localiser leur sœur, avec un peu de chance elle se montrerait pleine de ressources. « Bon sang, qu’est-ce que vous avez fait ? » Erilys grimaça, certes, son souhait venait d’être exhaussé mais ça annonçait le début des problèmes pour les deux apprentis cuisiniers. « Mais rien ! » Plaida-t-elle d’une toute petite voix. « Je te jure, on voulait juste te faie une surprise en préparant le diner et puis j’ai entendu du bruit, j’ai cru que tu rentrais, je suis allée voir et pouf… Plus rien. » Si avec ce récit merveilleusement détaillé et un ton de petit Calimero, à défaut de pouvoir faire la tête qui allait avec, elle allait craquer c’était obligé.


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